Thomas Alva Edison, inventeur, scientifique et industriel.

Thomas Alva Edison, né le 11 février 1847 à Milan dans l’Ohio et mort le 18 octobre 1931 à West Orange dans le New Jersey, est un inventeur, un scientifique et un industriel américain.

Fondateur de la General Electric, l’une des premières puissances industrielles mondiales, il fut un inventeur prolifique (plus de 1 000 brevets). Pionnier de l’électricité, diffuseur, vulgarisateur, il fut également l’un des principaux inventeurs du cinéma (aux côtés, entre autres, de William Kennedy Laurie Dickson, Émile Reynaud, Louis Lumière, Jules Carpentier) et de l’enregistrement du son. Il est parfois surnommé « le sorcier de Menlo Park », ville du New Jersey rebaptisée « Edison » en son honneur en 1954.


Thomas Alva Edison est le septième et dernier enfant de Samuel Edison (1804-1896), Canadien d’origine néerlandaise, qui dut fuir le Canada pour avoir participé aux rébellions de 1837-1838 et qui fut tour à tour brocanteur, épicier, agent immobilier, charpentier. Sa mère, Nancy Elliot (1810-1871), ancienne institutrice, était également Canadienne mais d’origine écossaise. Le père de Nancy était un héros de la guerre d’indépendance des États-Unis. Thomas Alva Edison est le cadet d’une famille modeste qui le stimule intellectuellement et politiquement.

En 1854, alors qu’il est âgé de 7 ans, sa famille s’installe à Port Huron dans le Michigan où son père obtient un emploi de charpentier. Son professeur, le révérend Engle, le considère comme un hyperactif stupide car il se montre trop curieux, pose trop de questions et n’apprend pas assez rapidement. Après trois mois de cours, il est renvoyé de son établissement scolaire. Aidé par sa mère qui lui donne des cours à la maison, il complète alors sa formation de base en parfait autodidacte, lisant des grands auteurs comme Charles Dickens ou Shakespeare, et dévorant tous les livres de science que sa mère lui apporte, notamment l’ouvrage de physique expérimentale School of Natural Philosophy de Richard Green Parker. Il fréquente assidûment la bibliothèque de Détroit : « Si mes souvenirs sont exacts, je commençai par le premier livre du rayon du bas pour dévorer ensuite tout le reste, l’un après l’autre. Je n’ai pas lu quelques livres ; j’ai lu la bibliothèque entière ».

En 1857, âgé de 10 ans, Thomas possède déjà un vrai petit laboratoire de chimie dans le sous-sol de la maison de ses parents pour développer son intelligence et ses capacités, en reproduisant les expériences de School of Natural Philosophy.

En 1859, âgé de 12 ans, Thomas obtient la concession exclusive de vendeur de journaux, boissons, cigares, cigarettes, bonbons, dans le train de la « Grand Trunk Railway » qui fait l’aller-retour quotidien Port Huron-Detroit, en utilisant ses premières économies pour acheter des produits chimiques à la pharmacie locale. Il en profite pour vendre dans les gares des fruits et légumes. Avec l’argent gagné et l’aide de quatre assistants, il s’achète vers 1862 une presse d’imprimerie d’occasion qu’il installe dans un wagon à bagages pour la rédaction et l’impression (durant les trajets) de son propre mini-journal hebdomadaire le Weekly Herald, premier à paraître à bord d’un train, tiré à 400 exemplaires. Le 6 avril 1862, Edison annonce à ses voyageurs lecteurs, grâce à un ami télégraphiste de Détroit, les nouvelles de la bataille de Shiloh. La même année, il s’intéresse également au télégraphe du train, inventé en 1838 par Samuel Morse. Il est autorisé à aménager son laboratoire de chimie dans son wagon à bagages-imprimerie. Il poursuit ses expériences durant les haltes de 5 heures à Détroit. Une embardée du train renverse un flacon de phosphore et provoque un incendie, ce qui lui vaut son renvoi immédiat avec cependant ses premiers 2 000 dollars de gain commercial, fièrement gagnés.

Âgé de 13 ans, il attrape la scarlatine dont il ressort pratiquement sourd, même si Edison forge sa légende en racontant qu’il eut une surdité partielle de l’oreille gauche après qu’un cheminot l’eut empoigné par les oreilles (autre version qu’il donne : l’eut giflé) alors que son laboratoire de chimie prenait feu. Dès lors, ce handicap influence fortement son caractère, comme il l’explique lui-même : « J’étais exclu de cette forme particulière des relations sociales qu’on appelle le bavardage. Et j’en suis fort heureux… Comme ma surdité me dispensait de participer à ces bavardages, j’avais le temps et la possibilité de réfléchir aux problèmes qui me préoccupaient ». Ce comportement renfermé sur la pensée et la réflexion influence aussi l’orientation de ses recherches. Son désir d’améliorer le sort de l’humanité décuple son avidité pour la lecture, en particulier pour les ouvrages de chimie, d’électricité, de physique et de mécanique. « Ma surdité m’avait appris que presque n’importe quel livre peut être agréable ou instructif ».

Toujours en 1862, Thomas Edison sauve héroïquement Jimmie MacKenzie, un enfant de trois ans qui était sur le point d’être écrasé par un train. Le père de l’enfant, J.U. MacKenzie, chef de gare à Port Huron, accepte d’apprendre à Thomas, pour le remercier, l’alphabet morse et l’utilisation de son télégraphe. Cette nouvelle compétence-passion lui permet de trouver un emploi de télégraphiste à Memphis. Son directeur remarque qu’Edison lit ou dort pendant son travail, il lui ordonne d’envoyer toutes les demi-heures un message morse pour attester qu’il travaille. Un jour, ce directeur se présente à la cabine de télégraphie pour constater qu’Edison l’a dupé en automatisant le transmetteur.

En 1866, âgé de 19 ans, il emménage à Toronto au Canada et trouve un emploi d’assistant-télégraphiste à la Western Union Company. Son travail consiste à transmettre par télégraphe les messages reçus à chaque heure. Il réalise alors sa première invention : il transforme son télégraphe en « transmetteur-récepteur duplex automatique de code Morse », capable de transmettre sur un même câble deux dépêches en sens inverse, automatiquement sans intervention humaine, et dépose ainsi son premier brevet. Continuant ses expériences pendant son travail, il laisse échapper de l’acide sulfurique d’une batterie au plomb, acide qui traverse le plancher et atterrit dans le bureau du directeur de la compagnie qui le licencie sur le champ. Puis, il devient opérateur télégraphiste, itinérant de ville en ville dans tout l’Est des États-Unis.

En 1868, âgé de 21 ans, expert en télégraphie, Thomas est embauché comme opérateur-télégraphiste de nuit à la Western Union Company de Boston et travaille en parallèle sur plusieurs projets d’inventions dont une machine de comptage automatique de vote qui n’est pas retenue par le Congrès des États-Unis car jugée trop rapide… Il en déduit un de ses futurs grands principes de base : « Never invent something that people don’t want » (ne jamais inventer quelque chose dont les gens ne veulent pas).

En 1869, il tente sa chance à New York, où il trouve une chambre de bonne dans les sous-sols de la chaufferie de la Bourse de New York à Wall Street. Il dort à côté du téléscripteur qui transmet les cours de l’or sur les marchés financiers, et étudie cette machine de près. Il aide un jour le télégraphiste de la Western Union à résoudre une panne importante et se voit proposer une confortable place d’assistant de l’ingénieur en chef de la Western Union de New York, aux appointements de 300 dollars, avec pour mission d’améliorer le téléscripteur de la Bourse de New York. Parallèlement, il étudie à la Cooper Union qui lui permet, grâce à des cours gratuits, d’augmenter ses connaissances en chimie.

En 1874 avec les 40 000 dollars récoltés de son télégraphe multiplexé, il fonde son entreprise industrielle de « Menlo Park », avec des laboratoires de recherche à Newark dans le New Jersey près de New York. Il est précurseur de la recherche industrielle moderne appliquée, avec deux associés et une équipe de 60 chercheurs salariés (au lieu de chercheurs isolés). Il supervise jusqu’à 40 projets en même temps, et se voit accorder un total de 1 093 brevets américains. Thomas Edison vit dans son laboratoire et ne dort que quatre heures. Il dit être capable de travailler 48 heures, voire 72 heures d’affilée.

En 1887, Edison s’installe à West Orange dans le New Jersey près de New York, pour multiplier par neuf la taille de ses laboratoires de recherche, sur un immense complexe industriel comportant 14 bâtiments, dont 6 consacrés à la recherche et au développement, une usine de fabrique d’ampoules, une centrale de production électrique, une bibliothèque et plus de 5 000 employés sur le site.

Lors de la Première Guerre mondiale, Edison conçoit et fait fonctionner des usines chimiques et il est nommé président du comité consultatif de la marine américaine.

En 1930, âgé de 83 ans, il mène encore des tests sur 17 000 plantes pour produire de la gomme synthétique. La même année, il dépose son dernier brevet.

En 1931, à l’âge de 84 ans, alors qu’il poursuit inlassablement ses travaux, il meurt sur son site de West Orange.

Le 25 décembre 1871, il épouse Mary Stilwell (6 septembre 1855 – 9 août 1884), une des employées de son laboratoire, âgée de quinze ans, qui décède prématurément à l’âge de 28 ans, laissant Thomas veuf avec trois enfants : Marion Estelle Edison (18 février 1872 – 16 avril 1965, à 93 ans), Thomas Alva Edison Jr. (10 janvier 1876 – 25 août 1935, à 59 ans) et William Leslie Edison (26 octobre 1878 – 10 janvier 1935, à 57 ans).

Il se remarie à Mina Miller (1866-1947) en 1886, avec qui il aura trois autres enfants : Madeleine Edison (31 mai 1888–1979), Charles Edison (3 août 1890-1969), 42e gouverneur du New Jersey (1941-1944), et Theodore Miller Edison (10 juillet 1898 – 25 novembre 1992, à 94 ans).

Dans les dernières années de sa vie, il fait la connaissance d’Aimée de Heeren, jeune Brésilienne de grande beauté, à qui il offre de somptueux bijoux.

Travailleur acharné, Edison se concentre tellement sur ses travaux qu’il ne passe que peu de temps auprès de sa famille. Il évite la plupart des situations sociales, d’autant que sa surdité lui évite les bavardages. Sa détermination et son esprit procédurier sont souvent vécus comme tyranniques par ses employés et son entourage.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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