Thérèse des Andes, religieuse.

Thérèse des Andes, dans le monde Juanita Fernandez Solar, en  religion Thérèse de Jésus (13 juillet 1900 – 12 avril 1920), est une religieuse chilienne carmélite, canonisée par Jean-Paul II en 1993.

Elle naît dans une famille aisée du Chili, et découvre à l’adolescence les écrits de Thérèse de Lisieux et d’Élisabeth de la Trinité. À 15 ans, elle souhaite entrer au Carmel, mais doit attendre ses 19 ans pour entrer finalement au Carmel avec l’accord de son père.

Elle contracte le typhus et meurt moins d’un an après son entrée au couvent. Elle est enterrée le 14 avril 1920, au milieu d’une foule considérable qui la considère déjà comme une sainte.

Son procès en béatification débute en 1947, béatifiée quarante ans plus tard, elle est canonisée en 1993. Très populaire au Chili, elle est nommée sainte patronne du pays.


Le jour de ses 15 ans, en 1915, Thérèse décide d’entrer au Carmel. Deux ans plus tard, elle lit et découvre la vie d’Élisabeth de la Trinité ce qui confirmera son souhait. Thérèse aura une grande affinité spirituelle avec Élisabeth de la Trinité (qui n’était pas encore béatifiée, et ne le sera qu’en 1984). Elle a aussi une grande dévotion pour la Vierge Marie.

Elle entretient une correspondance assidue avec la mère prieure du Carmel de Los Andes, visite le monastère, et demande son entrée dans la communauté carmélitaine.

En 1918, elle quitte le collège pour venir s’occuper du foyer familial car sa sœur aînée, qui avait cette charge, vient de se marier. Le 25 mars 1919, elle rédige une lettre à son père pour lui demander l’autorisation d’entrer au Carmel. Avec l’accord de ce dernier, elle entre en clôture le 7 mai et prend le nom de Thérèse de Jésus.

Le 14 octobre 1919, elle entame son noviciat (prise d’habit). Bien qu’étant encore novice, elle entame une énorme correspondance avec des personnes extérieures au Carmel. Ses biographes relatent que Thérèse a vécu au Carmel de grandes unions mystiques, mais également des sécheresses spirituelles.

Mais dans les premiers jours de 1920, elle tombe gravement malade et déclare qu’elle mourra dans un mois. Les médecins découvrent tardivement qu’elle est atteinte du typhus. Le 5 avril, elle reçoit les derniers sacrements et le lendemain fait sa profession religieuse in articulo mortis. Le 12 avril, vers 19 heures, elle meurt alors qu’elle n’avait pas vingt ans.

Ses obsèques sont célébrées le 14 avril au milieu d’une foule considérable qui considèrent déjà Thérèse comme une sainte. En 1940, ses restes sont transférés du cimetière du couvent du Saint-Esprit de Los Andes au chœur de l’église de la communauté. En 1988, ils sont transférés au sanctuaire Sainte-Thérèse-des-Andes d’Auco, quartier de Rinconada.

Sa sœur cadette, Rebecca, entre à son tour dans ce même carmel le 23 novembre 1920 et prend le nom Thérèse du Divin Cœur. Elle y meurt le 31 décembre 1942.

Le 7 décembre 1988, Marcela, jeune fille de 11 ans, lors d’une sortie scolaire à la piscine de Santiago, se noie accidentellement dans le grand bain et reste plus de cinq minutes au fond de la piscine. Ses camarades de classe et leur enseignante prient Thérèse des Andes de la sauver. Amenée dans un état très grave à l’hôpital, dans l’unité de soins intensifs, elle récupère complètement en l’espace de quelques heures. La science médicale n’a pas eu d’explication pour ce cas. Telle fut la conclusion unanime des cinq médecins qui examinèrent ce cas à Rome, pour la Congrégation pour les causes des saints. Ils déclarèrent son caractère extraordinaire. Ce miracle a été attribué, par l’Église catholique à l’intercession de Thérèse des Andes, et a permis la béatification de la jeune religieuse.

Le 20 mars 1947 s’ouvre le procès diocésain en vue de sa béatification. Celui-ci se termine en 1971.

Le 22 mars 1986, elle est déclarée vénérable.

Elle est béatifiée le 3 avril 1987 à Santiago du Chili par le Pape Jean-Paul II.
Et elle est canonisée le 21 mars 1993 à Rome par le Pape Jean-Paul II.
Lors de la cérémonie de canonisation, le Pape a déclaré : « À une société sécularisée qui vit en tournant le dos à Dieu, je présente avec une vive joie, comme modèle de l’éternelle jeunesse de l’Évangile, cette Carmélite chilienne. Elle apporte le témoignage limpide d’une existence qui proclame aux hommes d’aujourd’hui que c’est dans l’amour, l’adoration et le service de Dieu que résident la grandeur et la joie, la liberté et la pleine réalisation de la créature humaine. La vie de la bienheureuse Thérèse crie doucement depuis son cloître: Dieu seul suffit ! ».

L’Ordre du Carmel la fête le 13 juillet, jour anniversaire de sa naissance, bien qu’elle soit décédée un 12 avril. Sa fête est célébrée avec rang de mémoire.

Source : Wikipédia.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Désolé, mais la copie des textes et des images n'est pas autorisée.