Roger Milla, joueur international de football.

Albert Roger Mooh Miller dit Roger Milla (né le 20 mai 1952 à Yaoundé au Cameroun) est un joueur international camerounais de football qui évoluait au poste d’avant-centre.

Considéré comme l’un des meilleurs attaquants de l’histoire du football africain, il marque toute une génération grâce à une prolifique carrière effectuée principalement en France pour les matchs de club et avec l’équipe nationale du Cameroun, il est surnommé « le vieux lion ».


À treize ans, il signe sa première licence à l’Éclair de Douala. Sa technique et son sens du but font déjà merveille. Il lui faut attendre encore cinq ans avant de découvrir le championnat national avec les Léopards Douala. Deux titres de champion du Cameroun et une demi-finale de Coupe d’Afrique des clubs champions plus tard, Milla pose ses valises au Tonnerre Yaoundé. La sélection nationale ne tarde alors pas à l’accueillir.

Si sa carrière internationale débute sous les meilleurs auspices à l’image du Ballon d’or africain qu’il reçoit en 1976, son parcours en club est loin d’être aussi prestigieux. Fin dribbleur et fougueux attaquant, Valenciennes lui propose un contrat, à la suite d’une souscription des supporters du club. Hélas, à la suite du transfert avorté du Polonais Zygmunt Marscyk, le club compte un étranger de trop, et l’attaquant Camerounais doit passer ses six premiers mois avec les jeunes évoluant en division d’Honneur.

Transféré à l’AS Monaco, son passage sur la Côte d’Azur est sans saveur, alors qu’il est souvent remplaçant ou blessé. Départ pour Bastia où ses séjours impromptus au Cameroun lassent les dirigeants : « On m’a jugé sur les apparences… les grands clubs n’ont pas cru en moi » explique-t-il avec un soupçon de rancœur. Appelé à la rescousse de Saint-Étienne, rétrogradé en deuxième division, Roger Milla retrouve le chemin du but : 22 buts en 31 rencontres. Son périple s’achève à Montpellier, club où il se sent enfin bien (il y intègre même l’encadrement technique après sa carrière professionnelle). Après avoir inscrit 62 buts en Championnat de France de première division, il le quitte le 31 mai 1989.

Parallèlement à cette réussite mitigée en club, la sélection camerounaise assiste à l’éclosion du génie. Première sélection et premier but en juillet 1978 : les Camerounais décrochent leur billet pour la Coupe du monde 1982. Malgré un bon parcours et après avoir fait trembler l’Italie, futur vainqueur, les Africains sont éliminés en terminant invaincus. Milla raccroche les crampons internationaux en janvier 1988 et son Jubilé Roger Milla rassemble près de 150 000 spectateurs. Dès lors, la Coupe du monde apparaît comme un lointain souvenir. Pourtant, le tranquille retraité de l’île de La Réunion (il a entretemps accepté d’être avant-centre à la St‑Pierroise, club de division d’honneur régionale de la Réunion), qui décroche ainsi le titre de champion de la Réunion 1990, est rappelé au chevet de son équipe par le président camerounais et Roger Milla reprend alors du service.

Âgé de 38 ans, il réalise sa plus belle performance de footballeur lors de la Coupe du Monde 1990 en Italie. Il inscrit quatre buts (deux contre la Roumanie au premier tour, deux contre la Colombie en huitièmes de finale) et bien que n’entrant en jeu qu’au cours de la deuxième mi-temps, il contribue au parcours des Lions Indomptables jusqu’en quarts de finale. Il s’agit alors de la meilleure performance d’une sélection africaine en Coupe du Monde. Roger Milla célèbre ses buts en exécutant une Makossa (danse) devant le poteau de corner, une image qui reste dans les mémoires.

Il s’agit de la seule Coupe du Monde où le Cameroun passe le premier tour. Dans sa chanson Saga Africa, Yannick Noah fait référence aux Lions Indomptables et à Roger Milla.

Roger Milla est de nouveau appelé pour disputer la Coupe du monde 1994. Le Cameroun ne passe pas le premier tour mais le vétéran des Lions Indomptables se distingue en marquant un but contre le Bresil (défaite 3-1). Entré à la mi-temps du match, il devient à 42 ans, 1 mois et 8 jours, le joueur le plus âgé à marquer un but lors d’une Coupe du monde, record toujours en cours. Il détiendra pendant 20 ans, le record du plus vieux joueur ayant participé à un match de Coupe du monde, avant d’être battu par le Colombien Faryd Mondragón en 2014 et l’Égyptien Essam el-Hadari en 2018, tous les deux gardiens. Il reste par ailleurs, l’unique joueur de champ de plus de 40 ans, à avoir participé à un match d’un Mondial ; les sept autres quadragénaires étant tous des gardiens.

Roger Milla réside aujourd’hui à Ornex mais ses fonctions d’ambassadeur itinérant l’amènent à parcourir la planète.

Roger Milla s’est également essayé à la musique avec plus ou moins de succès. En 1991, il sort un single intitulé Sandy en hommage à la naissance de sa fille quelques semaines plus tôt. Une ballade, chantée en duo, qui connaît un certain succès, Roger Milla surfant sur la vague de son excellent mondial de 1990.

En 2006, il sort un nouveau morceau, Un enfant, c’est la vie, qui passe presque inaperçu.

Source : Wikipédia.

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