Robert Boyle, physicien et chimiste.

Robert Boyle est un physicien et chimiste irlandais, né au château de Lismore dans le comté de Waterford, en Irlande, le 25 janvier 1627, mort le 31 décembre 1691 à Londres. Deux passions régirent sa vie : le christianisme et la science expérimentale.

Robert Boyle peut être considéré comme le père de la philosophie naturelle moderne.


Robert Boyle naît dans une riche et noble famille irlandaise. Il est le 7e fils de Richard Boyle, comte de Cork et de sa femme Catherine Fenton Boyle. Après des études au collège d’Eton, il parcourt l’Europe de 1639 à 1644 et prend connaissance de l’œuvre de Galilée à Florence en 1641. Il apprend ainsi la méthode purement expérimentale qui marqua toute sa vie scientifique. Maître d’une fortune considérable, il la consacre à l’avancement des sciences naturelles. De retour en Angleterre, il s’établit à Oxford en 1654. Il rencontre Robert Hooke, célèbre physicien qui l’aide à fabriquer une pompe à air dont Boyle a besoin pour la recherche sur les gaz. Il polémique ainsi avec Thomas Hobbes à propos de l’existence du vide.

À partir de 1645, il participe à une société savante et bienfaisante qu’il appelle dans ses lettres le « collège invisible », mais dont il n’indique ni le nom des membres, ni les activités, et qui a donné lieu à diverses  spéculations (en particulier comme groupe précurseur de la Royal Society).

C’est à lui qu’on doit l’établissement de la Royal Society lors d’une réunion le 28 novembre 1660 au Gresham College. La décision de constitution d’une Société Royale est confirmée par une première charte du roi Charles II datée du 15 juillet 1662, puis dans une deuxième charte en date du 22 avril 1663, elle devient la Société Royale de Londres pour l’amélioration des connaissances naturelles.

En 1663 il est élu « fellow » puis en 1680 il est élu président, mais il décline cet honneur et Christopher Wren est élu à sa place.

Un legs de Robert Boyle permet la fondation en 1700, de la Boyle School, dans l’enceinte du Prieuré de Bolton, Yorkshire du Nord.

Aussi ardent ami de la religion que de la science, il a écrit un grand nombre d’ouvrages pour la défendre et a fondé par son testament (1691) une lecture annuelle sur les principales vérités de la religion naturelle et révélée : c’est à cette fondation que l’on doit les traités de Samuel Clarke, de Richard Bentley, de William Derham, etc.

Il donna durant sa vie 300 £ par an pour la propagation de la foi en Amérique et 100 £ pour les Indes.

À sa mort, Boyle a légué de grosses sommes d’argent pour organiser des conférences pour l’accomplissement de la foi chrétienne contre les incroyances notoires. De nos jours, ces conférences existent toujours.

La médaille pour le Robert Boyle Prize for Analytical Science (en) 2014
On lui doit le perfectionnement de la pompe à air de Otto von Guericke, la connaissance de l’absorption de l’air dans la combustion, et de l’augmentation de poids des chaux métalliques dans la calcination ; il a en outre rassemblé une foule d’observations qui ont contribué plus tard à établir des théories solides.

Les conclusions de Boyle l’amènent à considérer la matière comme composée de particules primaires. Il rejette donc une conception antique qui disait que toute matière est formée à partir de quatre éléments : la terre, l’air, l’eau et le feu. Boyle devient donc un précurseur à la théorie des atomes sur des bases expérimentales. Il a laissé son nom à une célèbre liqueur fumante de son invention (sulfure hydrogéné d’ammoniaque).

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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