Raymond Poincaré, Président de le République.

Raymond Poincaré est né en 1860 dans une famille bourgeoise d’hommes politiques, de savants et d’ingénieurs à Bar-le-Duc. Cette origine lorraine le rend très jeune sensible à la question allemande en général. Etudiant appliqué, il devient un brillant avocat à Paris, célèbre pour ses talents oratoires et sa grosse capacité de travail.

Député de la Meuse à 27 ans, ministre à 32 ans (Instruction publique), sa carrière politique prend son élan après le scandale de Panama, ce dernier ayant écarté bon nombre d’hommes politiques compromis. Ministre des finances en 1898, vice-président de la chambre des députés, il se fait élire sénateur en 1903.

Appelé à la présidence du Conseil en 1912, il resserre les liens d’amitié avec la Russie. Il est élu président de la république en 1913 en dépit de son jeune âge ; il n’a alors que 51 ans alors que la place est en général occupée par des sexagénaires. Malgré son ambition, il reste lucide sur ce qui l’attend alors que la guerre se prépare en France et en Allemagne : « je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Une seule pensée m’occupe : la terrible responsabilité qui va peser sur moi. »

Autoritaire et compétent, il s’applique à restaurer l’autorité présidentielle. Mais la déclaration de guerre en 1914 stoppe net cette initiative. Il se pose alors en rassembleur de la nation française avec son message au Parlement et demande l’union sacrée de tous les Français. Mais lors du conflit, il est tenu à l’écart des décisions par l’Etat-major et ce malgré le fait qu’institutionnellement il en est le chef. Le recours à Georges Clémenceau comme président du Conseil contribue à cet affaiblissement. La guerre terminée, après avoir signé le décret promulguant le traité de Versailles, Raymond Poincaré quitte l’Elysée.

Raymond Poincaré, épreuve d’atelier.

Mais à la différence de ces prédécesseurs, sa carrière politique ne s’arrête pas là. Réélu sénateur de la Meuse, il est appelé par Alexandre Millerand à la présidence du Conseil en 1922 pour faire appliquer les clauses du traité de Versailles et fait occuper la Ruhr. Démissionnaire en 1924, il se consacre à des travaux historiques… avant de revenir à la présidence du Conseil à la demande de Gaston Doumergue en 1926 pour former un cabinet d’union nationale et rétablir la confiance. Il doit prendre sa retraite politique en 1929 suite à un accident de santé. Il décèdera en 1934.

Carte postale, correspondance militaire, avec réponse.

Source : ABC politique.

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