Radio-Canada.

La Société Radio-Canada (SRC), en français, ou Canadian Broadcasting Corporation (CBC), en anglais, est une société de la Couronne canadienne.

La SRC est le plus ancien service de diffusion du Canada : elle a été créée le 2 novembre 1936. Les services radiophoniques comprennent CBC Radio One, CBC Music, ICI Radio-Canada Première, ICI Musique et le service international Radio Canada International. Les services télévisuels sont CBC Television, CBC News Network et documentary en anglais, ICI Radio- Canada Télé, ICI RDI, ICI ARTV et ICI Explora en français.

En tant que société d’État, la SRC fonctionne de façon autonome par rapport au gouvernement. Elle est régie par la Loi sur la radiodiffusion de 1991, et est directement responsable devant le parlement canadien, via le ministère du Patrimoine canadien.

D’août 2013 à janvier 2014, les plateformes de diffusion de la Société Radio-Canada ont changé graduellement de nom et d’image afin de créer une uniformisation corporative, telles que les chaînes de France Télévisions ou de la BBC. Ainsi, la Première chaîne radio est devenue ICI Radio-Canada Première, la première chaîne télé est connue en tant qu’ICI Radio-Canada Télé, le Réseau de l’information est RDI est devenue ICI RDI, Artv est devenue ICI ARTV, Explora est ICI Explora et ainsi de suite. Le nom de la société lui, ne changera pas et restera CBC/Radio-Canada ainsi que CBC et tous ses services.

La SRC dispose de plusieurs stations de radios, de réseaux de télévision terrestre (seulement accessible dans de grandes localités) ou câblée, aussi bien en français qu’en anglais, mais également dans des langues autochtones.


C’est en 1929, que la commission Aird (Commission royale sur la diffusion radio) recommande la création d’un réseau national de diffusion  radiophonique, principalement en raison de l’influence grandissante de la radio américaine passant par des réseaux qui commencent à s’étendre au Canada. En mai 1932, le gouvernement Bennett crée la Commission canadienne de la radiodiffusion (CCR), en suivant les recommandations du comité mais en subordonnant l’organisme au ministre et au Parlement. L’hiver suivant, la Commission diffuse surtout des émissions réalisées par le Canadien National (CN), mais le programme s’enrichira bientôt de concerts symphoniques, de pièces de théâtre, d’actualités quotidiennes, etc. Une étape est franchie en 1936 lorsqu’une petite équipe est dépêchée sur les lieux d’un désastre minier à Moose River et fait passer à l’antenne trois jours durant des bulletins d’information aux demi-heures.

La CCR utilise le réseau de stations de radio que le CN utilisait à l’intention de ses passagers, couvrant essentiellement le centre et l’est du Canada. C’est le 2 novembre 1936 qu’elle prend le nom de CBC/Radio-Canada, en devenant une société d’État à part entière.

Le 22 février 1945, l’animateur Roger Baulu avec un groupe de quatre invités en studio durant l’émission Le Mot s.v.p. diffusée par CBC (Radio-Canada) à Montréal.

Durant les décennies suivantes, la SRC jouera un rôle de pionnier au Canada. Elle introduit la modulation de fréquence (radio FM) en 1946, et entame la diffusion d’émissions de télévision en 1952 avec l’ouverture de la station CBFT à Montréal le 6 septembre et de CBLT à Toronto le surlendemain. Certaines émissions sont enregistrées sur kinéscope à fins d’archives et de rediffusion ultérieure. Quelques émissions américaines ou produites par CBLT à Toronto sont expédiées sur kinéscope à CBFT Montréal, qui diffusait alors dans les deux langues. Un système de relais par micro-onde pour relier les stations est en construction dès septembre 1952, en commençant par relier Buffalo (New York) à Toronto, permettant la diffusion simultanée d’émissions américaines à Toronto depuis le 19 janvier 1952. Le lien entre Toronto et Montréal, relié par douze tours de relais, entre en fonction le 14 mai 19533. La station CBOT à Ottawa est lancée à l’occasion du  couronnement de la Reine Élisabeth II le 2 juin 1953. Les enregistrements en kinéscope de la cérémonie sont envoyées en trois parties entre 13 h 30 et 18 h (heure de Grande-Bretagne) par hélicoptère à l’aérodrome de North Weald, puis mis à bord d’un Canberra des Royal Air Force à destination de Goose Bay au Labrador. Un chasseur à réaction de l’Aviation royale canadienne transportera le colis à l’aérodrome de Saint-Hubert, où il sera ensuite envoyé au studio de Radio-Canada à Montréal et diffusé dès 16 h 30, heure de Montréal, simultanément sur les trois stations.

La première station de télévision privée affiliée à CBC est CKSO, située à Sudbury, en Ontario (octobre 1953), et celle à Radio-Canada est CFCM-TV à Québec le 17 juillet 1954.

De 1944 à 1962, la SRC diffuse sur deux réseaux radiophoniques  anglophones de la bande AM : Trans-Canada Network et Dominion Network. Ce dernier est un réseau de stations privées (sauf CJBC, publique) qui diffuse des programmes légers et des émissions américaines. Il sera dissous en 1962. Trans-Canada Network, composante publique, diffuse des programmes plus sérieux. C’est ce qui deviendra CBC Radio, avant d’être renommée CBC Radio One.

Le 1er juin 1958, le signal télévisé de la SRC couvre le pays d’un océan à l’autre. La couleur arrive le 1er juillet 1966, pour se généraliser en 1974. En 1968, grâce à ses 214 stations et stations affiliées, la télévision de Radio-Canada rejoint 95,2 % de la population anglophone et 89,6 % des Canadiens d’expression française. Pendant les années 1960, la SRC joue un rôle dans la Révolution tranquille en donnant la parole à de nombreux acteurs politiques prônant l’État-providence.

En 1978, la SRC devient le premier diffuseur au monde à utiliser un satellite pour diffuser des programmes télévisés, couvrant le Canada d’un océan à l’autre.

La télévision de Radio-Canada n’a aucune concurrence francophone canadienne avant la fondation de Télé-Métropole, en 1961, qui ne diffuse qu’à Montréal. À partir des années 1970, la SRC perd son hégémonie mais continue de jouer un rôle important. Par la suite, l’influence culturelle de la SRC, comme celle de nombreux diffuseurs publics dans le monde, se met à diminuer, notamment en raison des sévères restrictions budgétaires imposées par le gouvernement canadien, qui débutent dans les années 1980 et s’accroissent par étapes jusqu’aux années 2000.

Dans un contexte de fort déficit public à la fin des années 1980, le ministre des finances Michael Wilson engage d’importantes compressions fiscales et budgétaires ($14 milliards sur 2 années). Selon Pierre Juneau, président de Radio-Canada, le budget de la société est amputé de $240 millions sur quatre ans. Il qualifie ces compressions de « catastrophiques », précise que « l’effet des coupures est désastreux, ce ne sera plus jamais Radio-Canada que l’on a connu » et annonce 550 mises à pied. Dans le détail, les coupes directes approchent $140 millions et le solde des $100 millions restants correspond à des taxes additionnelles à acquitter. Le ministre fédéral de la Communication, Marcel Masse justifie les restrictions budgétaires par la nécessité de réduire le déficit.

En décembre 1990, en raison de nouvelles compressions, la SRC met fin aux activités locales de deux stations télé francophones en Ontario, CBLFT (Toronto) et CBEFT (Windsor), qui deviennent des semi-satellites de CBOFT (Ottawa). Un bulletin de nouvelles distinct pour Toronto est produit à partir des studios d’Ottawa. Au mois d’avril 2010, la SRC obtient l’autorisation du CRTC pour reconvertir CBLFT en station locale, et l’antenne diffuse, entre autres, Le Téléjournal Ontario chaque soir à 18 h.

En avril 1992, les joueurs de la LNH déclenchent un mouvement de grève. Une annulation des séries éliminatoires causerait des pertes des revenus publicitaires considérables pour Radio-Canada (de l’ordre de $60 millions). La grève ne dure finalement qu’une dizaine de jours et les séries éliminatoires sont reprogrammées.

De nouvelles compressions budgétaires (227 millions de dollars sur l’année 1995-1996) sont annoncées dans le budget Martin de 1995. Le lendemain, Tony Manera annonce sa démission à titre de président de la SRC. Il est remplacé en avril 1995 par Perrin Beatty, un ancien député et ministre progressiste-conservateur.

Radio-Canada annonce le 22 novembre 1995 la suppression de 2 000 emplois, soit 2/9e des effectifs, d’ici à la fin de l’année 1996.

Les compressions se poursuivent jusqu’en 1997 mais la ministre du Patrimoine canadien, la libérale Sheila Copps, annonce début 1997 que la Société Radio-Canada verra son financement stabilisé à partir de 1998 pour les cinq années suivantes (à hauteur de $900 millions par année). La direction de la SRC salue la fin des compressions et la meilleure prédictibilité du financement quinquennal.

Lors de sa mise sur pied, Radio-Canada n’était qu’un simple réseau de radio publique. Elle devenait, plus tard, le référent audiovisuel du pays. Durant le XXe siècle, les grandes avancées technologiques en matière de  télécommunications ont métamorphosé la Société.

L’introduction de la télévision a généré avec elle la nécessité de créer des images, des illustrations graphiques communicantes (qui apportent un soutien à différents moments et à des situations dans les émissions), des décors, des ensembles, des logos et une gamme d’éléments graphiques utiles pour la communication audiovisuelle. Grâce à l’équipe de designers et de professionnels, une grande majorité de ces productions ont été créés au cœur même de la Société. L’équipe fait partie à la fois du Design Office CBC à Toronto pour le service en anglais et à la fois du design de la SRC à Montréal pour le service en français.

Le travail accompli par l’équipe de design depuis la fondation de Radio-Canada a été caractérisé pour répondre, de façon créative, aux besoins du temps, au positionnement de la marque, cherchant, ainsi, à créer un rappel de ses productions (produits) afin de nourrir la mémoire collective du client final (le consommateur).

Source : Wikipédia.

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