Princesse Sisowath Kossamak, Cambodge.

La princesse Sisowath Kossamak Nearirath Serey Vatthana, est née le 9 avril 1904, à Phnom Penh, au Cambodge. Fille du roi Sisowath Monivong, Sisowath Monivong et épouse de Norodom Suramarit, elle est également la mère de Norodom Sihanouk. Elle est décédée le 27 avril 1975 à Pékin en Chine.


En 1920 la princesse Preah Mahaksatriyani Sisowath Monivong Kossamak épouse le cousin de son père, Norodom Suramarit. De leur union naît le 31 octobre 1922, un fils, Norodom Sihanouk, qui deviendra une figure dominante de la vie politique de son pays dans la seconde moitié du xxe siècle.

Durant sa vie elle aurait été généreuse envers les pauvres et se serait consacré au bien-être de la nation. Elle joua un rôle de représentation prépondérant, qui confirma sa grande popularité, durant le règne de son fils. Toutefois sa renommée fut quelque peu souillée, en 1965, lorsqu’un journal américain publia des propos qui l’accusèrent d’avidité et d’implications dans des affaires douteuses. Cet incident a conduit à l’attentat de l’ambassade américaine à Phnom Penh, ce qui décida le roi Norodom Sihanouk à rompre les relations diplomatiques avec les États-Unis.

Le 3 avril 1960, le roi Suramarit décède des suites d’une longue maladie.

Sachant que la succession ne se réglera pas rapidement, Sihanouk persuade son oncle, le prince Monireth, par ailleurs frère de Kossamak, de diriger un conseil de régence en attendant la désignation d’un nouveau monarque. En fait, le fils du roi disparu n’est pas désireux de remonter sur le trône qu’il avait laissé à son père en 1955 (il ne reprendra officiellement le titre de roi qu’après 1993) et ne voit personne en qui il peut avoir suffisamment confiance pour le laisser prendre la couronne. Une possibilité, appuyée par Monireth, aurait été de choisir Kossamak. Elle n’a alors que 53 ans, est en bonne santé et a un sens aiguisé de la politique. Toutefois, bien que des femmes aient déjà régné sur le Cambodge, la dernière ayant été Ang Mey, couronnée en 1834 avec la bienveillance des autorités annamites, il aurait fallu modifier la constitution pour permettre à une femme d’accéder au trône4,5. D’autre part, outre que l’opposition de la reine à la liaison de longue date de son fils avec Monique Izzi n’était un secret pour personne, le prince semblait vouloir échapper à l’influence de sa mère, ou au moins la limiter, plutôt que de la renforcer en la laissant régner.

Finalement, Norodom Sihanouk conserve son poste de chef de l’État du royaume du Cambodge6 alors que Kossamak reste au palais royal et a pour mission d’incarner l’institution monarchique. Elle demeure avec les regalia, les astrologues et le corps du ballet royal.

Lors du coup d’État du 18 mars 1970, à l’instigation du prince Sisowath Sirik Matak et avec la bienveillance des États-Unis, Lon Nol dépose Norodom Sihanouk. De ce fait, la reine consort est contrainte de quitter le palais royal, par le nouveau gouvernement. Elle est assignée à résidence, dans une villa de la banlieue de Phnom Penh. Pour des raisons de santé en 1973, elle est autorisée à rejoindre son fils à Pékin en Chine, où elle décède, deux années plus tard.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

 

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