Pierre-Adrien Dalpayrat, céramiste.

Pierre-Adrien Dalpayrat, né le 14 avril 1844 à Limoges (Haute-Vienne) où il est mort le 10 août 1910, est un céramiste français, l’un des plus importants représentants du renouveau de la céramique européenne la fin du XIXe siècle.

Pierre-Adrien Dalpayrat fréquente à partir de 1859 l’école de dessin, puis l’école pratique de peinture sur porcelaine de Limoges.

Cette formation acquise, il entre à la faïencerie Jules Vieillard et Cie à Bordeaux, ville où il épouse Marie Tallerie le 17 mai 1866. En 1873, il quitte cette fabrique pour rentrer à Limoges où il est embauché chez Léon Sazerat (1831-1891). En 1874, il reprend la route et travaille aux faïenceries Ashwin à Valentine.

Un an après, il entre à la faïencerie Fouquet à Toulouse. Sa fille Julie naquit dans cette ville en 1878. Il quitte cette faïencerie en 1876 ou en 1878 pour prendre la direction de la fabrique de François Blanc à Monaco. En 1885, il accompagne Léopold Magnat et sa femme. Ils quittent François Blanc et vont s’installer à Menton.

Dalpayrat, carte maximum, Nancy, 22/01/1994.

Après le tremblement de terre de 1887 qui détruit leur atelier, il retourne chez Léon Sazerat à Limoges. En 1889, il ouvre sa propre faïencerie à Bourg-la-Reine. Il s’installe d’abord aux nos 5 et 7 Grande-Rue (actuels nos 31 et 33 avenue du Général-Leclerc), où se trouve également la fabrique de Jules Edouard et d’Ernest-Louis Carron1, puis ils annexeront le no 9. Il semble qu’il ait également demeuré au no 22 Grande-Rue pour déménager en 1895 au no 19.

Dalpayrat, épreuve d’artiste signée.

Vers 1889, il utilise le four de Jean-Charles Auboin (1731-1809) et de ses fils, autres faïenciers célèbres de Bourg-la-Reine, également installés aux nos 31 et 33, et qui travaillent avec Pardoux, autre céramiste de Bourg-la-Reine, célèbre pour ses grès flambés jaspés. Il emploie son épouse, Marie Tallerse, et leurs enfants Albert, Adolphe, Hippolyte et Paul.

Il acquiert une maîtrise du travail du grès et donne son nom au « rouge Dalpayrat ». Cette nuance fit sa renommée internationale. Il l’obtient en utilisant l’oxyde de cuivre et en maîtrisant l’atmosphère, la durée de cuisson, ainsi que la température pour obtenir des effets inédits d’une teinte rouge sang de bœuf. En 1892, il signe un premier contrat de collaboration avec le sculpteur Alphonse Voisin-Delacroix (1857-1893) et un second prévoyant une exclusivité réciproque pour une durée de douze ans. Il remporte un grand succès lors de l’exposition de ses œuvres à la galerie Georges Petit. En 1893, il fait la connaissance de la suédoise Agnès de Frumerie (1896-1937) avec qui il va collaborer quelque temps, mais les différences de caractère vont mettre un terme rapide à cette collaboration.

Cette même année, il participe à l’Exposition universelle de 1893 à Chicago. La collaboration avec Voisin-Delacroix va cesser brusquement à la suite de la mort du sculpteur, le 2 avril 1893. Il s’associe alors jusqu’en 1901 à Adèle Lesbros, qui lui apporte un soutien financier. Également collaborateur de Jean Coulon à partir de 1894, il connaît un beau succès avec ses grès flammés estampillés « à la Grenade ». Malgré cela, son entreprise connaît des difficultés financières récurrentes, ce qui l’oblige à orienter sa production vers des faïences plus classiques. Le 16 avril 1898, il marie sa fille, Julie à Paul Martial Dalpayrat, un cousin miroitier, à la mairie de Bourg-la-Reine.

Dalpayrat, épreuve de luxe.

Il reçoit une médaille d’or à l’Exposition universelle de 1900, ainsi que les insignes de chevalier de la Légion d’honneur. Il s’adjoint la collaboration de deux grands orfèvres, les joailliers parisiens Ernest Cardeilhac et Keller avec qui il va produire des pièces montées en bronze doré. Malgré cela, l’entreprise connaît toujours des difficultés et doit fermer en 1906. Pierre-Adrien Dalpayrat se retire alors dans sa ville natale où il meurt le 10 août 1910.

Source : Wikipédia.

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