Johannes von Gmunden, mathématicien et astronome.

Johannes von Gmunden (Johannes de Gamundia, né vers 1380/84 à Gmunden , Haute-Autriche, décédé le 23 février 1442 à Vienne ) est un mathématicien et astronome autrichien. Il est considéré comme le fondateur de la prestigieuse école d’astronomie de Vienne.


En 1406, il obtient son doctorat à l’Université de Vienne. À partir de 1408, il donne des conférences sur la physique d’Aristote (1408), les Météorologiques (1409, 1411), Peter Hispanus (1410) et l’ algorismus de minutiis (1412). Il enseigne en s’appuyant sur des modèles fonctionnels et en fabriquant des instruments astronomiques en carton avec ses élèves. Ainsi, les étudiants pouvaient apprendre avec lui la fonction et l’utilisation de l’astrolabe1. En 1412, à la suite d’une grave maladie, il étudie la théologie, dont il obtient le baccalauréat en 1416. Il ne reprend ses conférences qu’à partir de 1419, cette fois sur algorismus de integris.

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Karl von Terzaghi, ingénieur civil et géologue.

Karl von Terzaghi, né le 2 octobre 1883 à Prague et mort le 25 octobre 1963 à Winchester, est un ingénieur civil et géologue autrichien, considéré comme le « père » de la géotechnique et de la mécanique des sols.

Il enseigne à Istanbul, à Boston et à Vienne jusqu’en 1938. À la suite de l’Anschluss, il séjourne à Paris puis se rend aux États-Unis où il devient professeur à l’université Harvard. On lui doit les principales méthodes d’essai qui ont fait de la mécanique des sols une science reconnue en tant que telle1, et plus particulièrement :

 

  • la notion de « contrainte effective » dans un sol granulaire
  • le modèle analogique de la consolidation unidimensionnelle, et l’exploitation de l’essai œdométrique pour prédire le temps de consolidation caractéristique d’un sol.

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La géodésie.

La géodésie (du grec ancien : γεωδαισία / geôdaisía, de γῆ / gễ (« Terre ») et δαίω / daíô (« diviser »)) est la science, destinée à l’origine au tracé des cartes, qui s’est attachée à résoudre le problème des dimensions, puis de la forme de la Terre, ce qui fait d’elle, à son origine, la première forme de la géographie moderne.

Selon la définition classique du grand géodésien allemand Friedrich Robert Helmert (1843–1917), elle est « la science qui mesure et représente la surface terrestre ». Bien que formulée en 1880, cette définition reste valable à ce jour, à condition d’y inclure la détermination du champ de pesanteur extérieur de la Terre et celle du fond océanique.

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