Peter Sellers, acteur.

Richard Henry Sellers, dit Peter Sellers, né le 8 septembre 1925 dans le quartier de Southsea à Portsmouth et mort le 24 juillet 1980 à Londres, est un acteur britannique. D’abord vedette comique dans son pays, il accède à la notoriété internationale dans les années 1960. Réputé pour ses talents de transformiste, il utilise les accents et les maquillages les plus divers, et joue volontiers des rôles multiples. Il a notamment interprété l’inspecteur Clouseau dans la série de films La Panthère rose, et joué un triple rôle dans Docteur Folamour.


Né le 8 septembre 1925 à Portsmouth dans le Hampshire, Richard Henry Sellers vit dans une famille de comédiens. Il va dans une école catholique, bien que son père Bill Sellers soit protestant et sa mère Agnes Doreen ‘Peg’, née Marks, soit juive d’origine portugaise.

Ses parents ont pris l’habitude de l’appeler Peter en mémoire de leur fils aîné mort à la naissance, l’année précédente.

Il était petit cousin lointain du boxeur britannique Daniel Mendoza (1764-1836). Selon le critique de cinéma, Alexander Walker, Mendoza était l’ancêtre « le plus vénéré » et Sellers avait l’habitude de garder une gravure du boxeur dans son bureau. Plus tard, il envisagea d’avoir l’image de Mendoza pour logo de sa société de production.

Selon son biographe, Roger Lewis, Sellers a été intrigué par le catholicisme, mais peu après être entré à l’école catholique, il « découvrit qu’il avait des origines juives – il était quelqu’un en dehors des mystères de la foi ». Sellers affirme que les enseignants faisaient référence à lui comme « le Juif », ce qui a développé par la suite sa sensibilité aux sous-entendus antisémites. Il était un des meilleurs élèves à l’école et se rappelle que l’enseignant une fois gronda les autres garçons qui n’étudiaient pas suffisamment : « Le garçon juif sait son catéchisme mieux que le reste d’entre vous ! »

Peter Sellers, carte maximum, Dominiquz.

Plus tard dans sa vie, Sellers sera cité disant : « Mon père était un solide croyant de l’Église d’Angleterre, mais ma mère était une juive d’origine Portugaise, et les Juifs adoptent la foi de leur mère ». Le critique de cinéma Kenneth Tynan a noté après son entrevue avec Sellers que l’une des « forces motrices » principales pour son ambition d’acteur était « sa haine de l’antisémitisme ».

En accompagnant sa famille sur le circuit des spectacles de variété, Sellers apprend la mise en scène, ce qui s’est révélé précieux plus tard. Il joue dès l’âge de cinq ans au théâtre burlesque du Windmill Theatre. Toutefois, il grandit avec les influences contradictoires de ses parents et développe des sentiments ambivalents à propos du show-business. Son père n’avait pas confiance dans ses capacités à jamais devenir quelqu’un dans le domaine du divertissement, suggérant même que les talents de son fils étaient juste suffisants pour devenir balayeur, tandis que la mère de Sellers l’a sans cesse encouragé.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’enrôle. Sellers sert dans la Royal Air Force en tant que caporal, mais devra rester personnel de terrain en raison de sa mauvaise vue. Il séjourna ainsi en Inde et en Birmanie. Il a également servi en Allemagne et en France après la guerre. Pour se distraire de la vie de sous-officier, Sellers rejoint l’Entertainments National Service Association (ENSA), où son père avait également engagé plus tôt, lui permettant de parfaire son jeu. À la fin de la guerre en 1945, plus de quatre artistes britanniques sur cinq avaient travaillé pour l’ENSA, dont l’objectif était de remonter le moral des soldats et des ouvriers d’usine.

Après la guerre, il multiplie les métiers artistiques, tels que danseur ou musicien de jazz, avant de prêter sa voix à l’émission radiophonique de la BBC, le Goon Show, de 1951 à 1960. Son aptitude à parler avec des accents différents (par exemple, français, indien, américain, allemand, ou encore les accents régionaux britanniques) et son talent à dépeindre toute une gamme de personnages à effet comique ont contribué à son succès en tant que personnalité de la radio et l’écran.

Parallèlement, il entame une carrière cinématographique principalement dans des comédies des studios Ealing, dont Tueurs de dames (1955) au côté d’Alec Guinness et Après moi le déluge (1959).

Dans les années 1960, sa carrière culmine grâce à deux collaborations avec Stanley Kubrick, dans Lolita (1962) et Docteur Folamour (1964) où il interprète trois rôles, le film Casino Royale (1967) et La Panthère rose de Blake Edwards (1963), avec le personnage de l’inspecteur Clouseau qu’il interprètera dans six suites (plus un à titre posthume) et La Party aussi de Blake Edwards (1968). En 1969, il joue dans le film The Magic Christian de Joseph McGrath avec entre autres l’ex-batteur des Beatles, Ringo Starr, ainsi que John Cleese, Richard Attenborough, Christopher Lee, Yul Brynner et Raquel Welch. La Bande Sonore, The Magic Christian (Original SoundTrack) est parue avec des chansons du groupe Badfinger dont leur succès Come and Get It écrite par Paul McCartney, la même année.

En 1964, à l’âge de trente-huit ans, il est plusieurs fois victime de crises cardiaques et préfère la chirurgie psychique au traitement médical. Sa maladie évolue durant treize ans, jusqu’en 1977 où il est à nouveau victime d’une crise cardiaque et doit finalement porter un stimulateur cardiaque.

Il meurt le 24 juillet 1980 au Middlesex Hospital à Londres, à la suite d’une nouvelle attaque, provoquée, si l’on en croit les souvenirs de l’acteur Helmut Berger dans Autoportrait, par une surconsommation de cocaïne.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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