Patrice Lumumba, homme d’état.

Patrice Lumumba (né le 2 juillet 1925 à Onalua1, Congo belge, et mort assassiné le 17 janvier 1961 près d’Élisabethville au Katanga) est un homme d’État congolais, premier Premier ministre de la République démocratique du Congo (République du Congo de 1960 à 1964) de juin à septembre 1960. Il est, avec Joseph Kasa-Vubu, l’une des principales figures de l’indépendance du Congo belge.

Il est considéré en République démocratique du Congo comme le premier « héros national » du pays?


Patrice Émery Lumumba est né à Onalua (territoire de Katako-Kombe au Sankuru, Congo belge, dans l’actuelle République démocratique du Congo). Il fréquente l’école catholique des missionnaires puis, élève brillant, une école protestante tenue par des Suédois. Jusqu’en 1954 (année de la fondation d’un réseau d’enseignement laïque et de la première université), la Belgique coloniale n’a que peu développé le système d’éducation, entièrement confié aux missions religieuses. L’école ne donne qu’une éducation rudimentaire et vise plus à former des ouvriers que des clercs, mais Lumumba, autodidacte, se plonge dans des manuels d’histoire.

Il travaille comme employé de bureau dans une société minière de la province du Sud-Kivu jusqu’en 1945, puis comme journaliste à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) et Stanleyville (Kisangani) employé de 2e classe à la poste, période pendant laquelle il écrit dans divers journaux.

En septembre 1954, il reçoit sa carte d’« immatriculé », réservée par l’administration belge à quelques éléments remarqués du pays (200 immatriculations sur les 13 millions d’habitants de l’époque).

Il découvre, en travaillant pour la société minière, que les matières premières de son pays jouent un rôle capital dans l’économie mondiale, mais aussi que les sociétés multinationales ne font rien pour mêler des cadres congolais à la gestion de ces richesses. Il milite alors pour un Congo uni, se distinguant en cela des autres figures indépendantistes dont les partis constitués davantage sur des bases ethniques sont favorables au fédéralisme. L’historien congolais Isidore Ndaywel è Nziem précise : « Lumumba, à cause de son identité de Tetela, avait son électorat « naturel » dispersé dans l’ensemble du pays, ce qui l’obligeait à jouer une carte nationaliste unitaire ».

Il ne plaide pas pour une indépendance immédiate, d’autant plus qu’il a pris conscience que les frontières du Congo belge et des colonies françaises, anglaises et portugaise voisines sont arbitraires, fixées par les puissances coloniales, ce qui posera un jour la question de répartir les richesses entre les futurs pays africains indépendants. En 1955, il crée une association « APIC » (Association du personnel indigène de la colonie) et aura l’occasion de s’entretenir avec le roi Baudouin en voyage au Congo, sur la situation sociale des Congolais.

Le ministre belge en charge à l’époque de la politique coloniale, Auguste Buisseret, veut faire évoluer le Congo et, notamment, développer un enseignement public. Lumumba adhère au Parti libéral, parti de ce ministre, et y attire des notables congolais. En 1956, il répand alors une lettre-circulaire parmi les membres de l’association des évolués de Stanleyville dont il est le président et dans laquelle il affirme : « Tous les Belges qui s’attachent à nos intérêts ont droit à notre reconnaissance… Nous n’avons pas le droit de saper le travail des continuateurs de l’œuvre géniale de Léopold II. » Et, en compagnie de plusieurs notables congolais, il se rend en Belgique sur invitation du Premier ministre.

C’est à cette époque que Patrice Lumumba écrit un livre sous le titre le Congo, terre d’avenir, est-il menacé ? Dans cet ouvrage il plaide pour une évolution pacifique du système colonial belge dont il reste partisan. Emporté par l’évolution rapide des événements qui vont mener à l’indépendance, Lumumba ne prend pas le temps de publier ce livre (il paraît à Bruxelles après sa mort).

En 1956, il est jugé pour avoir détourné des fonds des comptes de chèques postaux de Stanleyville et condamné à un emprisonnement d’un an. Il vit son incarcération comme une injustice puisque, n’étant pas toujours payé, il considère n’avoir fait que prélever son dû. Il imputait ses malversations à l’illogisme des Belges qui incitaient les Congolais instruits à vivre comme les Européens sans leur en donner les moyens matériels. Libéré par anticipation, il reprend ses activités politiques et devient directeur des ventes d’une brasserie. En cette même année, il est président de l’Association des évolués de Stanleyville. C’est précisément à cette époque que le gouvernement belge prend quelques mesures de libéralisation : syndicats et partis politiques vont être autorisés en vue des élections municipales qui doivent avoir lieu en 1957. Les partis politiques congolais sont parrainés par ceux de Belgique et Lumumba, classé pro-belge par ses discours et ses rapports avec les libéraux belges, est inclus dans l’amicale libérale.

En 1958, à l’occasion de l’Exposition universelle de Bruxelles, première du genre après la guerre et qui a un grand retentissement dans le monde, des Congolais sont invités en Belgique, dont Patrice Lumumba. Mécontent de l’image paternaliste peu flatteuse du peuple congolais présentée par l’exposition, Lumumba se détache des libéraux et, avec quelques compagnons politiques, noue des contacts avec les cercles anticolonialistes de Bruxelles. Dès son retour au Congo, il crée le Mouvement national congolais (MNC), à Léopoldville le 5 octobre 1958.

En décembre 1958, il est présent à la Conférence des Peuples africains à Accra, qui constitue pour lui un tournant politique essentiel. Il y rencontre, entre autres, l’Antillo-Algérien Frantz Fanon, le Ghanéen Kwame Nkrumah et le Camerounais Félix-Roland Moumié, qui ont notamment en commun d’insister sur les effets délétères du régionalisme, de l’ethnisme et du tribalisme qui selon eux minent l’unité nationale et facilitent la pénétration du néocolonialisme. À l’issue de la conférence, Lumumba, désormais fermement indépendantiste, est nommé membre permanent du comité de coordination.

De retour au Congo, il organise une réunion pour rendre compte de cette conférence et il y revendique l’indépendance devant plus de 10 000 personnes. Il décrit l’objectif du MNC en évoquant « la liquidation du régime colonialiste et de l’exploitation de l’homme par l’homme ».

En 1959, la répression s’abat sur les mouvements nationalistes. En janvier l’interdiction d’un rassemblement de l’ABAKO (association indépendantiste) fait officiellement 42 morts selon les autorités coloniales, mais plusieurs centaines selon certaines estimations. L’ABAKO est dissoute et son dirigeant, Joseph Kasa-Vubu, déporté en Belgique. En octobre, lors du congrès national du MNC à Stanleyville, les gendarmes tirent sur la foule faisant 30 morts et des centaines de blessés. Lumumba est arrêté quelques jours plus tard, jugé en janvier 1960 et condamné à 6 mois de prison le 21 janvier.

Débarrassées de Lumumba, qu’elles considéraient comme le chef de la tendance radicale des indépendantistes, les autorités belges organisent des réunions avec les indépendantistes. Une table ronde réunissant les principaux représentants de l’opinion congolaise a lieu à Bruxelles, mais les délégués congolais refusent unanimement de siéger sans Lumumba. Celui-ci est alors libéré en toute hâte le 26 janvier pour y participer. Alors qu’il espérait profiter des tendances contradictoires d’un ensemble hétéroclite, le gouvernement belge se trouve confronté à un front uni des représentants congolais et, à la surprise de ceux-ci, accorde immédiatement et « dans la plus totale improvisation » au Congo l’indépendance, qui est fixée au 30 juin 1960.

Des élections générales, les premières dans l’histoire du Congo encore belge, ont lieu en mai 1960, que remportent largement le Mouvement national congolais (MNC) de Patrice Lumumba. Le dirigeant de l’ABAKO Joseph Kasa-Vubu, dans un souci d’unité nationale, est nommé président de la République et avalise aussitôt la nomination de Lumumba comme Premier ministre, ainsi que le prescrit la nouvelle constitution qui attribue ce poste au candidat du parti ayant remporté le plus de voix8. Il forme le premier gouvernement du Congo indépendant.

Le 30 juin, lors de la cérémonie d’accession à l’indépendance du pays, Lumumba — qui a définitivement largué les libéraux et qui s’est entouré de conseillers étrangers de gauche — prononce un discours virulent dénonçant les abus de la politique coloniale belge depuis 1885. Il prend le contrepied de la politique modérée de ses débuts telle qu’on peut la découvrir dans son livre Le Congo, terre d’avenir est-il menacé ?, écrit en 1956, où il ne revendiquait pour le Congo qu’un simple statut d’autonomie. Au lieu de s’adresser au roi des Belges présent à la cérémonie, et qui venait de prononcer un discours paternaliste convenu avec le président Kasavubu, Lumumba commence son allocution par une salutation « aux Congolais et Congolaises, aux combattants de l’indépendance. » Son discours, qui doit lui permettre de l’emporter sur Kasavubu dans l’opinion des Congolais politisés[réf. nécessaire], proclame vivement que l’indépendance, qu’il souhaite associée à l’unité africaine, marque la fin de l’exploitation et de la discrimination et le début d’une ère nouvelle de paix, de justice sociale et de libertés. Le roi des Belges se sent offensé alors qu’il se considère comme le père de l’indépendance congolaise ayant été l’auteur, en janvier 1959, d’un discours radiophonique par lequel il est le premier Belge à annoncer officiellement qu’il fallait mener le Congo belge à l’indépendance « sans vaine précipitation et sans atermoiement funeste ». Aussi, Baudouin veut-il se retirer et regagner Bruxelles. Mais le Premier ministre belge Gaston Eyskens parvient à l’en dissuader et, le soir même, lors d’un banquet réunissant hommes politiques congolais et belges, Patrice Lumumba s’efforce de préciser ses paroles prononçant un discours qui se veut lénifiant dans lequel il évoque un avenir de coopération belgo-congolaise.

En 1960, deux ans après le Ghana, le Congo accueille à son tour une conférence panafricaine. Confronté à la sécession du Katanga (vaste province au sud du pays) soutenue par la Belgique, Lumumba dénonce le fédéralisme comme une manœuvre néocolonialiste : « Sous le camouflage du mot fédéralisme, on veut opposer les populations du Congo […]. Ce que nous voyons aujourd’hui, c’est que ceux qui préconisent le fédéralisme, préconisent en réalité le séparatisme. Ce qui se passe au Katanga, ce sont quelques colons qui disent : Ce pays devient indépendant et toutes ses richesses vont servir à cette grande nation, la nation des Nègres. Non, il faut le Katanga État indépendant, de telle manière que demain c’est le grand capitalisme qui va dominer les Africains ».

Mais les effets du premier discours de Lumumba, retransmis par la radio, se font rapidement sentir dans la population congolaise. Les paroles en sont interprétées comme anti-belges, alors que les fonctionnaires belges restent présents à tous les échelons de l’administration congolaise et que, dans l’armée, le cadre d’officiers reste également belge en attendant la formation des premières promotions d’officiers congolais. Cette situation provoque, dans quelques casernes, une révolte qui gagne des populations civiles, surtout dans la capitale Léopoldville. Des officiers et aussi des cadres belges de l’administration sont chassés, malmenés et quelques-uns sont tués. Des émeutes visent les entreprises des Blancs, des pillages ont lieu, des femmes européennes sont violées. Dès lors, une grande majorité de cadres européens du gouvernement et des entreprises prennent la fuite avec leurs familles.

Lumumba en profite pour évincer les officiers belges et décrète l’africanisation de l’armée, tout en doublant la solde des soldats. La Belgique, jugeant qu’on ne peut plus avoir confiance dans le gouvernement congolais et dans son armée pour rétablir la sécurité, répond par l’envoi de troupes pour protéger ses ressortissants à Léopoldville, la capitale située dans le bas-Congo, mais aussi dans d’autres régions. C’est notamment le cas au Katanga (riche région minière, dominée par la puissante entreprise de l’Union minière du Haut Katanga), où 9 000 soldats belges viennent soutenir la sécession de cette province, proclamée le 11 juillet 1960 par Moïse Tshombé. En tout, 11 000 soldats belges sont acheminés au Congo en dix jours, précédés par les troupes spéciales des paras-commandos. Cette intervention militaire surprend à l’étranger, et encore plus en Afrique, par l’ampleur des moyens mis en œuvre et par la rapidité de ce déploiement militaire. C’est que la Belgique, membre de l’OTAN, dispose, en Allemagne de l’Ouest, d’une zone militaire suréquipée s’étendant de la frontière belge au rideau de fer. L’état-major belge dispose, de ce fait, d’une panoplie de ressources militaires, en partie d’origine américaine, qui lui permettent de déployer avions, transports de troupes et même des navires de la marine de guerre qui vont bombarder des positions congolaises dans l’estuaire du fleuve Congo. Tout cela avec l’accord de l’OTAN qui autorise, en pleine guerre froide, que soit dégarni le front belge d’Allemagne.

C’est un véritable conflit qui menace d’éclater, ce qui provoque l’internationalisation de l’affaire congolaise avec, à l’ONU, une condamnation par l’Union soviétique et des pays du tiers monde qui veulent soutenir Lumumba et ses partisans. L’ONU ordonne à la Belgique de retirer ses troupes, mais, après plusieurs résolutions contradictoires, rejette l’option militaire et qualifie le conflit au Katanga de « conflit intérieur ». Le 12 aout, la Belgique signe un accord avec Tshombé, reconnaissant de facto l’indépendance du Katanga. Alors que Lumumba décide de réagir en envoyant des troupes reprendre la région, l’ONU revient sur sa position initiale et impose militairement un cessez-le-feu, empêchant l’entrée des troupes congolaises. Dans un télégramme en date du 26 aout, le directeur de la CIA Allen Dulles indique à ses agents à Léopoldville au sujet de Lumumba : « Nous avons décidé que son éloignement est notre objectif le plus important et que, dans les circonstances actuelles, il mérite grande priorité dans notre action secrète ».

Devant la « trahison » de l’ONU, Lumumba en appelle à la solidarité africaine et réaffirme son intention de résister : « Tous ont compris que si le Congo meurt, toute l’Afrique bascule dans la nuit de la défaite et de la servitude. Voilà encore une fois la preuve vivante de l’Unité africaine. Voilà la preuve concrète de cette unité sans laquelle nous ne pourrions vivre face aux appétits monstrueux de l’impérialisme. […] Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis ». Le 4 septembre 1960, le président Joseph Kasa-Vubu annonce à la radio la révocation de Lumumba ainsi que des ministres nationalistes, alors qu’il n’en a constitutionnellement pas le droit ; il le remplace le lendemain matin par Joseph Ileo. Toutefois, Lumumba déclare qu’il restera en fonction ; le Conseil des ministres et le Parlement lui votent une motion de maintien et, à son tour, Lumumba révoque le président Kasa-Vubu, sous l’accusation de haute-trahison. De plus, il appelle à Léopoldville une partie des troupes de l’Armée nationale congolaise (ANC) stationnées à Stanleyville et au Kasaï.

Cependant, un coup d’État soutenu par la CIA éclate à Léopoldville par lequel Joseph Désiré Mobutu prend le pouvoir. Le nouveau régime reçoit le soutien de Kasa-Vubu et de l’ONU. Ex-militaire, mais aussi ancien journaliste dans la presse congolaise pro-coloniale, Mobutu a repris du service dans l’armée congolaise avec le grade de colonel. Il crée immédiatement le Collège des commissaires généraux composé de Noirs compétents dans divers domaines, transports, économie, politique, etc. chargés de gérer au plus pressé une situation chaotique. Dans le même temps, le 10 octobre, Mobutu assigne à résidence Lumumba, Ileo et leurs ministres. Mais Lumumba fait passer en secret un mot d’ordre demandant à ses amis politiques de le rejoindre à Stanleyville, où ils établissent un gouvernement clandestin dirigé par Antoine Gizenga. Le 27 novembre, Lumumba s’échappe avec sa famille de la résidence Tilkens, à Kalina, et tente de gagner Stanleyville avec une petite escorte à bord de sa Chevrolet. Son évasion n’est découverte que trois jours après. Grâce à cette avance, persuadé d’avoir réussi à échapper à ses ennemis, il harangue ses partisans sur son passage, ce qui lui fait perdre du temps et permet au major congolais Gilbert Mpongo, officier de liaison du service de renseignements, de le retrouver pour essayer de l’arrêter. Après un premier échec à Port-Francqui le 1er décembre, Mpongo réussit et Lumumba est arrêté à Lodi, dans le district de la Sankuru. Il est ensuite ramené à Mweka, où il est embarqué à bord d’un avion vers Léopoldville, d’où il est transféré au camp militaire Hardy de Thysville. Il se trouve alors sous la garde des hommes de Louis Bobozo (en), un militaire congolais, ancien de l’offensive belge de 1941 contre les Italiens d’Abyssinie, qui a la confiance de ceux qui croient pouvoir ramener le calme.

Tout d’abord, le transfert de Lumumba et de plusieurs de ses partisans au fort de Shinkakasa, à Boma, est envisagé. Mais, à la date du 17 janvier 1961, Patrice Lumumba et deux de ses partisans, Maurice Mpolo et Joseph Okito (en), sont conduits par avion à Élisabethville, au Katanga, et livrés aux autorités locales. Lumumba, Mpolo et Okito seront conduits sous escorte militaire dans une petite maison, où ils seront ligotés, humiliés et torturés par des responsables katangais, dont Moïse Tshombé, Godefroid Munongo, Évariste Kimba, Kibwe, Kitenge, mais aussi les Belges Gat et Vercheure. Ils seront ensuite fusillés le soir même, par des soldats sous le commandement d’un officier belge. En 2003, le documentaire télévisé CIA guerres secrètes explique que Mobutu a fait dissoudre le corps de son rival dans l’acide, après l’avoir fait assassiner. Il est en outre acquis que les États-Unis avaient tenté de faire assassiner Lumumba, mais le plan avait échoué ; l’opération avait été ordonnée par Allen Dulles, qui aurait mal interprété la volonté du président Dwight D. Eisenhower.

En 2000, le sociologue belge Ludo De Witte (en) publie, chez Karthala, L’Assassinat de Lumumba, dans lequel il met en cause les responsables belges, précisant que ce sont des Belges « qui ont dirigé toute l’opération du transfert de Lumumba au Katanga, jusqu’à sa disparition et celle de son corps ». La Belgique, de même que l’ONU, n’avait pas reconnu le Katanga comme État indépendant, mais certains officiers belges étaient encore en fonction. Le lendemain, une opération est menée par des agents secrets belges pour faire disparaître dans l’acide les restes des victimes découpées auparavant en morceaux. Plusieurs des partisans de Lumumba seront exécutés dans les jours qui vont suivre, avec la participation de militaires ou mercenaires belges. Tshombé lance alors la rumeur selon laquelle Lumumba aurait été assassiné par des villageois. Ceci déclenche une insurrection parmi la population paysanne, qui prend les armes sous la direction de Pierre Mulele, ancien ministre de l’Éducation, au cri de « À Lumumba » ou « Mulele Mai » les paysans conquièrent près de 70 % du Congo avant d’être écrasés par l’armée de Mobutu, soutenue par la Belgique et des mercenaires sud-africains.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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