Aristide Briand, ministre, Président du conseil et député.

Aristide Pierre Henri Briand est issu d’une famille modeste. Il naît à Nantes au 12 de la rue du Marchix, donc dans un quartier très populaire et miséreux, au domicile et lieu de travail de ses parents, Pierre-Guillaume Briand et Madeleine Bouchaud, aubergistes. Deux ans après la naissance de leur fils, ils s’installent à Saint-Nazaire où ils gèrent plusieurs établissements, notamment « Le Grand Café ». Ils reviennent à Nantes en 1894.

Après avoir été élève du collège de Saint-Nazaire, Aristide Briand entre comme élève boursier au lycée de Nantes (actuellement lycée Georges-Clemenceau). Il fait une très bonne année scolaire, avec les premiers prix de version latine et de version grecque et les deuxièmes prix d’histoire et d’anglais, et le premier prix de version grecque au concours général. Aussi, il passe directement en rhétorique en 1878-1879 (il y obtient seulement 3 accessits). Durant ces années, il semble qu’il ait fait la connaissance de Jules Verne.

Après le baccalauréat, il entreprend des études de droit et devient clerc de notaire en revenant à Saint-Nazaire. En 1886, il s’inscrit comme avocat stagiaire au barreau de cette ville portuaire, il rencontre Fernand Pelloutier, figure de l’anarcho-syndicalisme et secrétaire de la Fédération des Bourses du travail. Il décide alors de s’engager en politique et se lie d’amitié avec Eugène Courroné, directeur de la Démocratie de l’Ouest auquel il collabore. Devenu directeur politique de l’Ouest Républicain, il s’engage aux côtés des radicaux-socialistes. Il est élu conseiller municipal de Saint-Nazaire le et démissionne le . Il fait ensuite élire des « candidats-ouvriers » au sein du premier municipe socialiste de la ville.

D’août 1900 à novembre 1909, il est inscrit au Barreau de Pontoise. Son cabinet est installé près du lac d’Enghien, où il aime pêcher à la ligne avec ses amis, le dimanche. Il se fait connaître comme journaliste, notamment dans le journal anticlérical La Lanterne, et également en assurant la défense dans des procès emblématiques pour le monde ouvrier, comme celui des employés de l’horlogerie Crettiez de Cluses. Célibataire, il multiplie les conquêtes ; il a eu un temps pour compagne la psychanalyste Marie Bonaparte, disciple de Freud.

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Paul Doumer, un président assassiné !

Joseph Athanase Doumer, dit Paul Doumer, né le à Aurillac (Cantal) et mort assassiné le à Paris, est un homme d’État français. Il est président de la République du au .

Issu d’un milieu modeste, il travaille dès l’âge de douze ans, comme coursier puis ouvrier graveur. En parallèle de ces emplois, il obtient une licence en mathématiques, puis devient enseignant. Il est également journaliste dans l’Aisne et à Paris.

Entré en politique comme radical, il s’éloigne de la gauche à partir de la fin des années 1890. Il est élu plusieurs fois député entre 1888 et 1910, alternativement pour l’Aisne et l’Yonne. Partisan du colonialisme, il occupe de 1897 à 1902 la fonction de gouverneur général de l’Indochine française, dont il assainit les finances publiques et où il lance d’importants travaux, notamment le Transindochinois et le chemin de fer du Yunnan.

Entre 1895 et 1926, il est ministre des Finances à trois reprises. À ce titre, il porte en 1896 un projet de loi visant à instaurer l’impôt sur le revenu qui se heurte à l’opposition du Sénat, et cherche invariablement à atteindre l’équilibre budgétaire. Élu président de la Chambre des députés en 1905, il se présente sans succès à l’élection présidentielle de 1906 face à Armand Fallières. Battu aux élections législatives de 1910, il se consacre un temps au monde des affaires.

Lors de la Première Guerre mondiale, qui coûte la vie à quatre de ses fils, il dirige le cabinet civil du gouvernement militaire de Paris, puis est nommé ministre d’État et membre du comité de guerre. Ministre des Finances après la victoire alliée, il adopte une attitude intransigeante sur les réparations de guerre dues par l’Allemagne. Sénateur de la Corse à partir de 1912, il devient président du Sénat en 1927. Briguant une nouvelle fois la présidence de la République en 1931, il l’emporte sur le pacifiste Aristide Briand grâce au soutien du centre et de la droite.

En tant que chef de l’État, il se montre partisan d’un renforcement de la puissance militaire française, appelle à l’unité nationale, et critique l’attitude des partis politiques. Moins d’un an après le début de son septennat, alors qu’il inaugure un salon d’écrivains anciens combattants, il est assassiné par Paul Gorgulov, un immigré russe aux motivations confuses.

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Jacques Cartier, navigateur et explorateur.

Thème : explorateurs

Jacques Cartier est un navigateur, explorateur français et écrivain par ses récits de voyage. Né en 14912 à Saint-Malo, il y meurt le .

Mandaté par le roi de France François Ier, il aborde en 1534 le golfe du Saint-Laurent et explore le territoire alentour qu’il nomme Canada (de l’iroquois kanata, village). Auteur de cartes, Cartier, par ses relations, est le premier Européen à décrire et nommer ces eaux, leurs rives et leurs habitants. Il effectue un second voyage en 1535-1536 et un troisième en 1541-1542.

75c Jacques Cartier émis en 1934

Nous ne connaissons que bien peu de choses de sa vie allant de sa naissance jusqu’à son premier voyage officiel en 1534. Son acte de baptême ne nous est parvenu qu’indirectement, les registres de l’état civil de Saint-Malo manquent de 1472 à 1494, mais une copie de ceux-ci est conservée à Rennes. On peut établir la date de naissance et de baptême de Cartier au 31 décembre 1493, mais en raison de multiples erreurs et oublis du prêtre qui tient le registre, il ne s’agit que d’une hypothèse  D’autres sources contredisent aussi cette information.

Jacques Cartier est né dans l’une des trois anciennes communes qui forment actuellement Saint-Malo : Saint-Servan, Saint-Malo et Paramé se disputent l’honneur de l’avoir vu naître, mais le lieu exact de sa naissance ne peut donc être établi avec certitude. L’hypothèse d’une naissance intra-muros semble écartée actuellement ; certains arguments font pencher la balance du côté de Saint-Servan, d’autres du côté de Par

1F50 Jacques Cartier émis en 1934

amé. Le seul document indubitable que nous possédions sur Jacques Cartier est la publication des bans de son mariage avec Catherine des Granges (Granches), en avril 1520.

Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, les historiens considèrent Jacques Cartier comme le fils de Jamet Cartier et de Jesseline (ou Geseline) Jansart bien qu’aucun document d’archive ne l’atteste. S’il est bien le fils de ces derniers, il aurait eu pour frères Lucas et un enfant non nommé, né en 1494, ainsi qu’une sœur ayant pour nom Berteline. Ce qui est certain, c’est qu’il a eu une sœur nommée Jehanne, puisqu’elle apparaît dans le testament du pilote et explorateur malouin daté du 19 mai 1541. Selon Frédéric Joüon des Longrais, il faudrait ajouter à la liste de la fratrie de l’explorateur le nom de Jehan puisque Cartier a été le parrain de deux de ses enfants.

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