La cathédrale Notre-dame de Strasbourg

La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg est une cathédrale catholique située à Strasbourg dans le département français du Bas-Rhin en Alsace (région Grand Est).

Elle est fondée en 1015 sur les vestiges d’une précédente cathédrale et sera élevée à partir de 1220 par la ville libre de Strasbourg, riche république marchande et financière, dans le style gothique.

Siège, disputé durant la Réforme, d’évêques qui ont été suffragants de la province de Mayence jusqu’au concordat de 1801, elle est ensuite exclusivement affectée au culte catholique romain. Elle est depuis 1988 le siège d’un archidiocèse propre. C’est aujourd’hui la deuxième cathédrale la plus visitée de France, après Notre-Dame de Paris, soit huit millions et demi de touristes par an.

Haute de 142 mètres, elle a été pendant une longue période l’édifice le plus élevé du monde. Pratiquement achevée en 1365, elle a la particularité d’avoir vu l’espace entre ses deux tours comblé en 1388 et se reconnait à son clocher unique, surmonté d’une flèche qui lui a été ajoutée en 1439.

Ce « prodige du gigantesque et du délicat », admiré de Victor Hugo et célébré par Goethe, qui a connu là ses premières amours, est visible de très loin dans la plaine d’Alsace, et jusque depuis les Vosges ou la Forêt-Noire. Côtoyée par le bâtiment de la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame et le palais Rohan, elle se dresse place de la cathédrale, au cœur de la Grande Île, le centre historique de Strasbourg.

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Grégoire de Tours, évêque, historien de l’église et des “francs”

Georges Florent Grégoire (Georgius Florentius Gregorius), né dans la cité des Arvernes en 538 ou 539 à Clermont-Ferrand ou Riom et mort le à Tours, est évêque de Tours, historien de l’Église et des Francs avec son Histoire des Francs.

Il est issu, par son père Florent (Florentius), d’une famille aristocratique arverne : son père et son arrière-grand-père maternel Grégoire Georgius (ou Georgins), ancien évêque de Langres, avaient été sénateurs, et son oncle paternel était Gallus ou saint Gal Ier, évêqe de Clermont. Par sa mère Armentaria, il est apparenté aux évêques de Lyon Sacerdos et saint Nizier d’une part, et aux évêques de Langres, Tetricus, et arrière-petit-fils de Grégoire de Langres d’autre part. C’est d’ailleurs de Grégoire de Langres qu’il tient son troisième nom, celui par lequel il est connu. Le prestige provient donc de deux faits, d’une part l’appartenance à l’aristocratie auvergnate en raison des sénateurs que compte sa famille (quatre, côtés paternel et maternel confondus), d’autre part l’engagement dans l’Église. En effet, c’est une des premières familles à s’être convertie au christianisme et Grégoire peut compter un martyr et six évêques dans sa famille. Deux d’entre eux jouèrent même un grand rôle dans son éducation et son accession au siège épiscopal.

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