Grégoire de Tours, évêque, historien de l’église et des “francs”

Georges Florent Grégoire (Georgius Florentius Gregorius), né dans la cité des Arvernes en 538 ou 539 à Clermont-Ferrand ou Riom et mort le à Tours, est évêque de Tours, historien de l’Église et des Francs avec son Histoire des Francs.

Il est issu, par son père Florent (Florentius), d’une famille aristocratique arverne : son père et son arrière-grand-père maternel Grégoire Georgius (ou Georgins), ancien évêque de Langres, avaient été sénateurs, et son oncle paternel était Gallus ou saint Gal Ier, évêqe de Clermont. Par sa mère Armentaria, il est apparenté aux évêques de Lyon Sacerdos et saint Nizier d’une part, et aux évêques de Langres, Tetricus, et arrière-petit-fils de Grégoire de Langres d’autre part. C’est d’ailleurs de Grégoire de Langres qu’il tient son troisième nom, celui par lequel il est connu. Le prestige provient donc de deux faits, d’une part l’appartenance à l’aristocratie auvergnate en raison des sénateurs que compte sa famille (quatre, côtés paternel et maternel confondus), d’autre part l’engagement dans l’Église. En effet, c’est une des premières familles à s’être convertie au christianisme et Grégoire peut compter un martyr et six évêques dans sa famille. Deux d’entre eux jouèrent même un grand rôle dans son éducation et son accession au siège épiscopal.

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Claude Bernard, médecin et physiologiste

Claude Bernard, né le à Saint-Julien (Rhône) et mort le à Paris, est un médecin et physiologiste français.

Considéré comme le fondateur de la médecine expérimentale, il a en particulier laissé son nom au syndrome de Claude Bernard-Horner. On lui doit les notions de milieu intérieur et d’homéostasie, fondements de la physiologie moderne.

Grâce au soutien de sa mère, Claude entre alors en contact avec le critique littéraire Saint-Marc Girardin, qui lui fait prendre conscience qu’il ferait mieux d’abandonner l’écriture (il rêvait d’être un auteur dramatique) et de faire bien meilleur usage de ses compétences en se dirigeant vers la médecine.

Cette désillusion le motive pour repasser son baccalauréat, qu’il obtient en 1834. Ses parents payent alors 1 800 francs pour qu’il soit dispensé de service militaire, ce qui lui laisse la voie libre pour entamer des études de médecine à Paris mais il échoue à l’agrégation. Partageant une colocation et la vie du Quartier latin avec ses camarades Charles Lasègue (futur éminent neurologue) et Casimir Davaine (qui sera à la base des premiers travaux de microbiologie), il vit modestement à Paris, tout en remboursant ses parents via des cours qu’il donne. Il est particulièrement excité par les cours de François Magendie au Collège de France, et devient vite disciple de Pierre Rayer (dermatologue) et ami de son ancien élève Émile Littré (futur linguiste). Il passe son externat en 1839 et devient ensuite interne au service de Rayer, puis assistant de recherche de Magendie. Son travail sur le suc gastrique et le glucose lui vaut une thèse de doctorat en 1843, mais sa vision iconoclaste et modernisatrice de la recherche en médecine ne lui permet pas de trouver un poste.

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