Orazio Gentileschi, peintre.

Orazio Lomi Gentileschi, né à Pise en 1563, mort à Londres en 1639, est un peintre italien caravagesque de compositions religieuses.


Influencé par Le Caravage dont il a été le disciple direct, il est le plus vieux des peintres caravagesques, même s’il s’est brouillé définitivement avec lui. Il a mis dans ses œuvres de plus en plus d’accents personnels, dont une pureté des formes ; son style propre est élégant et raffiné, en oubliant les artifices de composition du maître (personnages à mi-corps, pas de perspective mais des plans successifs, ténébrisme…).

Après une période romaine (1587-1612) où il rencontre Reni et Le Caravage, il travaille dans la région des Marches entre 1613 et 1619, notamment à Fabriano et à Pesaro. Il passe ensuite à Gênes puis retourne en Toscane (1621-1624). Il est le collègue d’Agostino Tassi. Il a influencé notablement le peintre espagnol Juan Bautista Maíno.

Gentileschi, carte maximum, Liechenstein, 1958.

Il séjourne en France (1624-1626), où il peint pour le Palais du Luxembourg, La Félicité publique triomphant des dangers, probablement commandé par la reine Marie de Médicis. Son séjour parisien influence la peinture des frères Le Nain, de Philippe de Champaigne et de Laurent de La Hyre.

Charles Ier, depuis son accession au trône en 1625, n’a eu de cesse de faire venir en Angleterre les plus grands peintres étrangers de l’époque. C’est ainsi qu’il invite Gentileschi qui devient peintre de cour et réalise des grands décors et des répliques de ses peintures connues, comme c’est peut-être le cas du Repos de la sainte famille pendant la Fuite en Egypte. Le style d’Orazio devient de plus en plus conventionnel, mais ses œuvres sont appréciées pour leur classicisme par l’aristocratie anglaise.

Orazio Gentileschi reçoit la charge de la décoration d’un plafond (Allégorie du Triomphe de la Paix et des Arts) dans la Casa delle Delizie de la reine Henriette Marie à Greenwich. Sa fille, Artemisia Gentileschi, elle-même peintre reconnu, le rejoint à l’invitation du roi en 1638. Le père et la fille collaborent au plafond, mais Orazio meurt à Londres en 1639.

Van Dyck l’a inclus dans sa série de portraits de cent hommes illustres. Ce portrait a été gravé par Felice Polanzani.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

 

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