Norman Bethune, médecin.

Henry Norman Bethune (né le 3 mars 1890 à Gravenhurst, Ontario, Canada et mort le 12 novembre 1939 en Chine) est un médecin canadien qui a surtout agi en Espagne durant la guerre civile espagnole (1936-1939) et en Chine durant la guerre sino-japonaise (1937-1945) où sa mémoire est honorée sous la transcription phonétique de son nom, 白求恩, báiqiúēn sur l’autel des ancêtres de beaucoup de chaumières et dans plusieurs essais de Mao Zedong. En 1990, La Chine et le Canada ont émis un timbre poste à l’effigie de Norman Bethune pour célébrer le centième anniversaire de sa naissance.

Chirurgien thoracique pneumologue, Norman Bethune est honoré comme humaniste, innovateur en chirurgie et précurseur de la médecine sociale qui a abouti au Canada à l’assurance-maladie universelle le 13 juin 1969.

Atteint de tuberculose pulmonaire, Norman Bethune a essayé sur lui-même le pneumothorax artificiel par injection d’un gaz dans la cavité pleurale  avant de développer et de répandre cette technique médicale. Il a aussi conçu des instruments chirurgicaux toujours produits et en usage.


Dès son enfance, il a eu une admiration débordante pour son grand-père Norman Bethune, chirurgien militaire pendant la guerre de Crimée et compagnon d’Henri Dunant, homme d’affaires et fondateur de la Croix-Rouge.

Pendant la Première Guerre mondiale, Norman Bethune travaille comme brancardier. Il est blessé, à Ypres en Belgique, commune rendue tristement célèbre pour la première attaque au gaz de combat. Il continue, par la suite, ses études en médecine à l’Université de Toronto, puis s’enrôle de nouveau dans l’armée britannique comme chirurgien. Il est médecin militaire pour les aviateurs canadiens en France pendant les six derniers mois de la Première Guerre mondiale. Cette démarche est la première d’une longue série de réalisations pour venir en aide à l’humanité.

Après quelque pratique privée à Détroit, Michigan, il est atteint de tuberculose pulmonaire, en 1926. Cette épreuve personnelle passée, il se consacre aux victimes de la tuberculose et à la chirurgie thoracique à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal, puis à l’Hôpital Sacré-Cœur à Cartierville, toujours à Montréal.

Entre 1929 et 1936, il invente ou redessine 12 instruments médicaux ou chirurgicaux, et publie 14 articles décrivant ses innovations en technique thoracique. De plus en plus désillusionné par le traitement chirurgical, il s’inquiète des aspects socio-économiques de la maladie. Il propose alors des réformes radicales des soins médicaux et des services de santé au Canada.

Les conditions de vie difficiles à Montréal, l’injustice sociale et la pauvreté le poussent en 1935 vers le Parti communiste du Canada et à donner des soins médicaux gratuits. Un tiers de la population montréalaise était alors sur l’assistance publique et privée. Il met notamment sur pied une clinique médicale gratuite pour les gens défavorisés à Montréal, dans le cadre de son idéologie humaniste de médecine sociale.

Engagé dans la guerre civile espagnole (1936-1939) du côté républicain, Norman Bethune organise l’Unité mobile de transfusion sanguine sur la ligne de front (1936-1938), une première dans les annales militaires. Par le symbole du sang, ces transfusions sanguines ont eu des effets  psychologiques importants.

En mai 1937, la réorganisation bureaucratique du service sanitaire  républicain est à l’origine de heurts avec la personnalité libertaire, innovatrice et créatrice de Norman Bethune qui retourne au Canada pour ensuite aller continuer son œuvre en Chine, alors en lutte contre l’invasion japonaise pendant la seconde guerre sino-japonaise. Il constate qu’il n’y a pas suffisamment de médecins qualifiés pour soigner les personnes blessées au cours de la guerre avec le Japon.

Arrivé en Chine avec une cargaison de matériel médical et une infirmière, Norman Bethune rejoint la Huitième armée de route de Mao Zedong à Yan’an dans le nord de la Chine. Dans les conditions de mobilité de la guérilla, Bethune organise des antennes mobiles chirurgicales sur la ligne de front avec tout le matériel transporté à dos de mulet : prototypes du Mobile Army Surgical Hospital (MASH). En plus des soins médicaux, Norman Bethune se consacre à la formation sur le tas d’infirmiers en six mois et de médecins en un an qui étaient les précurseurs des « médecins-aux-pieds-nus ». L’idée et la technologie didactique sont toujours à l’œuvre en Chine et dans les pays en développement.

Le Dr Bethune commence donc à offrir de la formation en premiers soins, en mesures sanitaires et en interventions chirurgicales simples. Il crée des hôpitaux de soins et d’enseignement, met sur pied des services médicaux mobiles et transporte des cliniques mobiles à cheval dans les montagnes.

En octobre 1939, tandis qu’il opère sans gants chirurgicaux un soldat blessé, il se coupe accidentellement la main. Il contracte alors une infection qui, en l’absence de pénicilline, se transforme en septicémie empoisonnant son sang. Norman Bethune meurt le 12 novembre 1939.

Source : Wikipédia.

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