Nariman Narimanov, écrivain et homme politique.

Nariman Narimanov (Nəriman Kərbəlayi Nəcəf oğlu Nərimanov en azéri, Нариман Кербелаи Наджаф оглу Нариманов en russe) né à Tbilissi (Géorgie) le 2 avril 1870 (14 avril 1870 dans le calendrier grégorien) et mort à Moscou le 19 mars 1925, est un homme politique et écrivain azéri.


Narimanov étudie au petit séminaire de Gori (jusqu’en 1890), puis à la faculté de médecine d’Odessa (jusqu’en 1898). Il exerce la médecine à Bakou et à Tbilissi.

Narimanov adhère au parti social-démocrate musulman Hummet, creuset du futur parti communiste d’Azerbaidjan en 1905. Malgré une arrestation en 1909, il dirige les activités du parti en Azerbaïdjan à partir de 1913. Il traduit le programme du parti ouvrier social-démocrate de Russie en azéri. En 1917, il est le principal responsable de Hummet et, en même temps, organise les cellules du POSDR à Bakou. Il est donc naturellement appelé à devenir un des cadres du nouveau régime en Transcaucasie. Au printemps 1918, il est membre du conseil des commissaires du peuple à Bakou. En 1920, il dirige le Comité révolutionnaire d’Azerbaïdjan puis le conseil des commissaires du peuple de la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan.

Il poursuit sa carrière au sein de l’administration suprême de la nouvelle Union des républiques socialistes soviétiques. Il est membre du Praesidium du Comité exécutif central d’URSS du 30 décembre 1922 au 19 mars 1925.

Narimanov, entier postal, Russie.

Peu avant, il représente l’Azerbaïdjan au sein de la délégation soviétique à la conférence de Gênes.

Les 12e et 13e congrès du Parti bolchevik russe le portent à la fonction de candidat au Comité central.

Après la révolution d’octobre 1917,  Nariman Narimanov est devenu président du parti politique social-démocrate azerbaïdjanais Hummet, précurseur du Parti communiste d’Azerbaïdjan . Cependant, il ne s’est pas présenté aux élections sur la liste d’Hummet et n’était donc pas membre du Soviet de Bakou pendant le bref règne de la commune de Bakou en 1918. Il fut cependant nommé commissaire du peuple à l’économie nationale par le Soviet de Bakou.

Après la chute du Soviet de Bakou, Narimanov a réussi à s’échapper de la ville pour se rendre à Astrakhan, évitant ainsi le destin sinistre des 26 commissaires de Bakou. Il y fut nommé chef de la Division du Proche-Orient du Commissariat du Peuple aux Affaires étrangères de la Russie soviétique, avant de devenir par la suite Commissaire adjoint du Peuple au Commissariat aux Affaires nationales. Narimanov était un défenseur de l’autonomie nationale au sein d’une structure soviétique fédérée et est largement considéré comme déterminant dans la décision prise en juillet 1919 par le Politburo de reconnaître l’Azerbaïdjan en tant que République soviétique indépendante.

En 1920, Narimanov fut nommé président du Comité révolutionnaire azerbaïdjanais et, peu après, président du Conseil des commissaires du peuple de la République soviétique azerbaïdjanaise. En avril et mai 1922, il participa à la Conférence de Gênes en tant que membre de la délégation soviétique. En 1922, il fut élu président du Conseil des syndicats de la Fédération transcaucasienne. Le 30 décembre 1922, Narimanov fut élu l’un des quatre présidents du Comité exécutif central de l’URSS à sa première session.

Narimanov, entier postal, Russie.

En avril 1923, Narimanov a été élu candidat au Comité central du Parti communiste russe des bolcheviks. Le nationaliste modéré charismatique s’est affronté avec Sergo Ordzhonikidze, proche collaborateur de Joseph Staline, qui dirigeait le parti communiste en Transcaucasie. À la suite de ce conflit, Ordjonikidzé avait fait transférer Narimanov à des postes à Moscou pour le faire sortir du Caucase.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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