Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni, dit Michel-Ange, sculpteur, peintre et architecte.

Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni, dit Michel-Ange, est né à Caprese en Toscane, à une centaine de kilomètres au sud-est de Florence. Son père, Lodovico di Leonardo, fut podestat de Caprese et Chiusi. Le

podestat était un magistrat élu par l’assemblée communale pour six mois. La mère de Michelangelo meurt en 1481. Lodovico possédant une petite propriété à Settignano, un village proche de Caprese, met alors Michelangelo en nourrice auprès de la femme d’un tailleur de pierre de la localité. L’enfant retourne chez son père vers l’âge de dix ans et fréquente l’école d’un grammairien, Francesco da Urbino. Mais il n’a de goût que pour le dessin, ce que son père réprouve car il risque d’être assimilé à un artisan, destin indigne d’un fils de magistrat. Malgré tout, le jeune Michel-Ange parvient à devenir en 1488 l’apprenti de Domenico Ghirlandaio (1449-1494), grand peintre florentin.

 

 

Le talent exceptionnel du jeune homme impressionne Ghirlandaio. Laurent de Médicis, dit le Magnifique (1449-1492), gouverne alors Florence et vient de créer dans son palais une école de sculpture. Il demande des élèves à

Ghirlandaio, qui lui en envoie deux, dont Michel-Ange. Nous sommes en 1489 et il n’a pas terminé son apprentissage de peintre. Mais les premiers travaux de sculpture de Michel-Ange enchantent Laurent de Médicis qui l’invite à sa table où il rencontre des lettrés, en particulier Politien (1454-1494), grand humaniste de l’époque. Au cours de cette période, il

réalise plusieurs bas-reliefs et étudie l’anatomie à l’hôpital Santo Spirito de Florence. A la mort de Laurent de Médicis, en 1492, il retourne chez son père puis passe trois ans à Bologne où il se voit confier la sculpture de la Châsse de saint Dominique destinée à la basilique San Domenico. Il retourne ensuite un temps à Florence puis est appelé à Rome.

De 1495 à 1501, Michel-Ange travaille dans la ville éternelle, en particulier pour le cardinal Raffaele Riario (1461-1521) qui lui commande une statue de Bacchus (marbre, hauteur 203 cm, Museo Nazionale del Bargello, Florence) qui sera achevée en 1497. Le cardinal ayant refusé l’œuvre, son banquier Jacopo Galli, également mécène, l’acquiert. L’épisode symbolise bien les rapports de l’artiste avec l’Eglise : attraction due à sa notoriété, mais répulsion dogmatique inhérente à sa liberté créative. Durant ce séjour, il sculpte aussi la Pietà (marbre, hauteur 174 cm) de la basilique Saint-Pierre.

Carte maximum, Burundi.

En 1501, il retourne à Florence et va y sculpter le célèbre David (1504) en marbre de Carrare (hauteur 434 cm, Galerie de l’Académie, Florence), qui enthousiasma les florentins.

Michel-Ange, carte maximum, Paris, 9/11/1957.

En 1503, le pape Jules II (1443-1513, pape à partir de 1503) confie à Michel-Ange l’édification de son tombeau, œuvre grandiose qui devait comporter quarante-deux sculptures. Après bien des vicissitudes, le monument ne fut terminé qu’en 1545 et la version finale ne comporte que sept statues. Ce mausolée fut la source de bien des tourments et représente un drame dans

la vie de l’artiste. Car Michel-Ange est assailli de sollicitations prestigieuses et accepte ce qui semble a priori relever de l’impossible. C’est ainsi que Jules II lui demande de recouvrir de fresques la totalité du plafond de la chapelle Sixtine. L’édifice mesure 40 mètres de long sur 13 mètres de large et la voûte culmine à 21 mètres. Michel-Ange tente d’abord de se faire assister dans cette tâche gigantesque. On lui construit un échafaudage et des aides lui sont affectés. Mais tout cela ne lui convient pas. Il renvoie tout le monde, fait démonter l’échafaudage et en conçoit un autre, mieux adapté, fabrique lui-même ses couleurs et travaille seul de 1508 à 1512. L’un des chefs-d’œuvre de l’histoire de la peinture vient de naître.

Le pape Léon X (1475-1521, pape à partir de 1513), un Médicis, demande à Michel-Ange de terminer la façade extérieure de l’église San Lorenzo de Florence, commencée par l’architecte Brunelleschi (1377-1446). Il passera plusieurs années à rechercher les marbres nécessaires, mais en vain, car le projet n’aboutira pas. De 1519 à 1534, Michel-Ange séjourne surtout à Florence où il travaille principalement à des projets architecturaux (Bibliothèque Laurentienne, fortifications de la ville).

En 1534, Michel-Ange est appelé à Rome pour achever le tombeau du pape Jules II. Mais le nouveau pape, Paul III (1468-1549, pape à partir de 1534), s’y oppose. Il faudra se contenter d’un tombeau plus modeste, ce qui

constitue un drame pour Michel-Ange. Paul III le nomme peintre, sculpteur et architecte du Vatican. Il réalise dans la chapelle Sixtine entre 1537 et 1541 une nouvelle fresque de grandes dimensions (13,70 mètres de haut sur 12,20 mètres de large) intitulée Le Jugement dernier. Mais l’homme est

infatigable et il entreprend entre 1542 et 1550 la décoration de la chapelle Paolina du Vatican : deux grandes fresques sont réalisées : La Conversion de saint Paul et Le Martyre de saint Pierre.
A la fin se da vie, Michel-Ange se consacre principalement à l’architecture : Palais Farnèse, aménagement du Capitole, reconstruction de la basilique Saint-Pierre sur la base du projet de l’architecte Bramante (1444-1514). L’édifice avait été commencé en 1506, mais la mort de Bramante avait interrompu les travaux. C’est Michel-Ange qui perfectionnera le projet et achèvera sa réalisation.

Il meurt à Rome le 18 février 1564.

Source : Rivagedeboheme.

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