Mercure (mythologie).

Mercure (lat. : Mercurius) est le dieu du commerce dans la mythologie romaine. Assimilé à l’Hermès grec, il devient également le dieu des voleurs, des voyages et le messager des autres dieux. Son nom est lié au mot latin merx (fr. : marchandise), mercari (fr. : commercer), et merces (fr. : salaire). Ses attributs traditionnels sont la bourse, le plus souvent tenue à la main, le pétase, le caducée, des sandales ailées ainsi qu’un coq et/ou un bouc. Il était célébré le 15 mai en particulier lors des Mercuralia.

Le mot « mercredi » dérive étymologiquement de « Mercure ».


Le culte de Mercure est ancien et la tradition le faisait remonter aux lendemains de l’expulsion des Tarquins.

Le temple de Mercure a été construit en 495 av. J.-C. dans le Circus Maximus, entre les collines de l’Aventin et du Palatin. Lieu particulièrement adapté pour adorer un dieu du commerce connu pour sa rapidité, car c’était un centre majeur du commerce et on y trouvait un hippodrome. La situation du temple de Mercure placé entre l’Aventin tenu par la plèbe et le Palatin, centre politique des patriciens, souligne son rôle en tant que médiateur. En tout état de cause, les circonstances de la fondation montrent que le culte de Mercure est dès lors lié au commerce et spécialement au ravitaillement.

Mercure, carte maximum, France, 1944.

Mercure n’appartenant pas au groupe des premières divinités romaines, il n’avait pas reçu de flamine (« prêtre »). On l’honorait cependant lors d’une fête importante, le 15 mai, les Mercuralia, fête au cours de laquelle les marchands s’arrosaient la tête et leurs marchandises d’eau tirée de son puits sacré situé près de la Porta Capena. Comme le raconte Ovide, ceux-ci lui offraient alors de l’encens et le priaient de leur assurer des profits.

Mercure n’apparaît pas parmi les divinités di indigetes de la religion romaine archaïque. Au moment de son assimilation avec le dieu grec Hermès, commençant vers le ive siècle avant l’ère commune, il réunit les fonctions des Dei Lucrii, ces anciennes divinités du commerce, de l’échange et du profit.

Certains historiens, voient en Mercure la fusion du dieu grec Hermès et d’un dieu pré-romain — peut-être étrusque — du contrat. Ce terme de contrat serait à prendre au sens large : aussi bien contrat marchand, qu’accord entre des personnes portant sur des choses non monétaires.

Cette fusion aurait eu lieu au cours du iie siècle av. J.-C.. Dès le début, cette assimilation est facilitée par la proximité d’apparence des deux divinités : le port des chaussures Talaria, du chapeau ailé, et du caducée, ce bâton avec deux serpents entrelacés, don d’Apollon à Hermès. Mercure est souvent accompagné d’un coq, symbole de la nouvelle journée, d’un bélier ou d’une chèvre, symboles de la fertilité, ou encore d’une tortue, faisant référence à l’invention légendaire de la lyre avec une carapace de tortue.

Il a été un messager des dieux et un dieu du commerce, en particulier du commerce des grains.

Enfin, Mercure est aussi un dieu « psychopompe », qui conduit les âmes récemment mortes dans l’au-delà.

Plus tard, le dieu romain a encore subi des métamorphoses, notamment en Gaule romaine où il est modifié par ce que l’on appelle le syncrétisme gallo-romain. C’est-à-dire qu’il est, bien que toujours dénommé et représenté de la même façon — outre certaines variantes mineures — intégré aux dieux celtiques majeurs ou aux divinités topiques en fonction des peuples gaulois ou des lieux. Ainsi, en Gaule romaine, ce n’était pas tout à fait au Mercure de Rome qu’on vouait un culte — sauf lors de cérémonies officielles romaines, célébrées par des colons expatriés — mais à des Mercure gaulois. Minerve, divinité, entre autres, des artisans. Ce Lugus Mercurius assimile alors la plupart des aspects du dieu celtique Lug.

Paul-Marie Duval fait observer que les scholiastes éprouvaient de l’embarras à identifier les dieux celtiques avec les dieux romains. Néanmoins, on trouve le surnom de Mercure 45 fois en Gaule. Après la conquête romaine, il est le dieu dont les effigies (notamment les statuettes de bronze) et les inscriptions sont les plus nombreuses. Les Arvernes lui ont consacré l’une des plus colossales statues antiques connues. Ainsi, il apparaît sous l’Empire comme le plus grand dieu des Gaulois.

Néanmoins, le dieu indigène, dieu de l’industrie, du commerce et des routes, ne ressemble au Mercure romain que pour une partie de ses attributions que sont la protection des commerçants et des voyageurs — attributions qui seront conférées au Moyen Age à saint Nicolas, dont les lieux de culte se trouveront aux entrées d’agglomérations, en bordure de grands axes de circulation. Dans sa figure première d’inventeur de tous les arts, ce que n’ont jamais été ni Mercure ni Hermès, il est beaucoup plus proche du dieu celtique Lug4. Il est ainsi représenté avec un marteau ou une pince à feu à la main qui sont à Rome des attributs de Vulcain.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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