Max-Pol Fouchet, écrivain, poète, critique d’art et homme de télévision.

Max-Pol Fouchet, né le 1er mai 1913 à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) et mort le 22 août 1980 à Avallon (Yonne), est un poète, écrivain, critique d’art et homme de télévision français.

Max-Pol Fouchet passe sa jeunesse à Alger, où son père, armateur normand gazé lors de la Première Guerre mondiale, a émigré avec sa famille. Étudiant en lettres, il y rencontre Albert Camus qui lui prendra sa fiancée, Simone Hié, et l’épousera.

À partir de 1939, il fonde et anime avec Charles Autrand la revue Fontaine, revue mensuelle de la poésie et des lettres françaises, qui groupe des écrivains résistants à Alger et qui deviendra rapidement, sous l’Occupation, la tribune de la Résistance intellectuelle française à travers notamment des écrivains engagés comme Georges Bernanos, Louis Aragon, Antonin Artaud, Jean Wahl, Jean Rousselot, Pierre Emmanuel, Pierre Jean Jouve, Georges-Emmanuel Clancier, Claude Roy, Loys Masson, André Frénaud, Jules Supervielle, Max Jacob, Henri Michaux, René Char, Jean Lescure. En 1942, il publie Liberté de Paul Éluard. Parallèlement, il donne à la RTF des chroniques de littérature et d’art.

Max-Pol Fouchet, carte maximum, Saint-Vaast-la-Hougue, 30/04/1983.

Le 13 juillet 1940, il épouse Jeanne Ghirardi, professeure de lettres, qui disparaît le 9 janvier 1942, noyée, dans le naufrage du Lamoricière au large des Baléares.

À la Libération, Max-Pol Fouchet parcourt le globe. De retour en France au début des années 1950, il participe aux premiers pas de la télévision avec la préoccupation d’initier les Français à la culture. Il crée ainsi, avec Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet, les émissions culturelles Lectures pour tous, le Fil de la vie et surtout Terre des Arts, série qui inaugure de 1964 à 1974 le documentaire sur l’art à l’ORTF.

Max-Pol Fouchet, épreuve d’artiste signée.

Le 9 juillet 1960 naît sa fille Marianne.

Il participe également comme chroniqueur à l’émission Italiques produite par Marc Gilbert. Mais ses prises de positions (contre la peine de mort, la torture et la censure), alors que le pouvoir politique encadre encore fortement la télévision, l’en éloignent. Il n’abandonne pas pour autant ses activités littéraires en publiant romans, recueils de poésie et récit de voyages.

Dans les années 1970, il fait partie du « comité de sélection » de la société de vente par correspondance Le Grand Livre du Mois. Lors de la sortie du livre L’Archipel du Goulag, il s’oppose à l’auteur, notamment lors d’un numéro de l’émission Italiques, et soutient Jean-Edern Hallier.

Durant sa carrière, il sera aussi journaliste à VSD, professeur d’histoire de l’art, homme de radio et archéologue.

Résidant dans le département de l’Yonne, il a fait part de sa fascination pour cette région dans une émission de télévision en 1978.

Mort le 22 août 1980 d’un accident vasculaire cérébral à l’hôpital d’Avallon, il est enterré le 25 août au cimetière de Vézelay, sous une simple dalle sur laquelle est écrit Il aima la liberté.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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