Max Aub, auteur dramatique, romancier, essayiste et critique littéraire.

Max Aub Mohrenwitz, dit Max Aub, né le 2 juin 1903 à Paris et mort le 22 juillet 1972 à Mexico, est un auteur dramatique, romancier, essayiste et critique littéraire qui a eu quatre nationalités au cours de sa vie : Français, Allemand, Espagnol, Mexicain.


Max Aub naît le 2 juin 1903 dans le 9e arrondissement de Paris.

Son père, Frédéric ou Guillermo Aub, est représentant de commerce dans une famille de juristes allemands. Il s’est installé à Paris où il a épousé Suzanne Mohrenwitz, issue de la haute bourgeoisie française mais d’origine allemande3. Les deux époux ont deux enfants, Max et sa sœur Madeleine, qu’ils élèvent de façon laïque ; ceux-ci ignorent leur ascendance juive.

À l’été 1914, alors que les oncles des enfants sont mobilisés en France et en Allemagne, ils rejoignent leur père, installé à Valence en Espagne pour le travail.

Max Aub devient à son tour représentant de commerce, et parcourt l’Espagne. Il épouse Perpetua Barjau Martín en 1926, le couple aura trois filles.

En 1925, à Madrid, Jules Romains lui fait faire ses premiers pas en littérature1. Il est membre du Parti socialiste ouvrier espagnol et dirige Vérité, le journal socialiste de Valence.

Lors du soulèvement nationaliste des 17 et 18 juillet 1936 en Espagne, Max Aub se rallie aux Républicains et fait partie de la délégation espagnole républicaine à Paris. Il entre en contact avec Pablo Picasso et lui commande un tableau pour le compte du gouvernement républicain. Ce sera Guernica1. Il retourne en Espagne en 1937.

Avec Ramón J. Sender, il est l’un des meilleurs chroniqueurs de la Guerre civile espagnole.

Même s’il n’est crédité que pour le découpage, Max Aub participe à l’écriture et à la réalisation du film d’André Malraux Espoir, sierra de Teruel (1940) ; Aub reconnaît quand même que Malraux en est l’auteur. L’équipe fuit l’Espagne quand les Franquistes envahissent la Catalogne ; le montage du film se termine en France dans les studios de Joinville.

De retour à Paris, Max Aub commence à écrire Le labyrinthe magique. En avril 1940, considéré comme un « dangereux activiste », il est incarcéré par les autorités françaises, puis libéré grâce à ses amis écrivains. Max Aub est interné sur ordre de l’administration du gouvernement de Vichy, d’abord au camp de concentration du Vernet, puis, en Algérie, à Djelfa. Max Aub a mis en vers pour le théâtre un récit de son internement.

En mai 1942, il embarque à Casablanca puis s’enfuit pour le Mexique. Sa famille ne le rejoindra qu’après-guerre.

En 1944 paraît Manuscrit corbeau, qui place un corbeau nommé Jacobo dans la position du zoologiste qui examine « l’étrange façon de vivre des hommes » au sein du camp du Vernet, où l’on croise loups, renards ou chiens de garde11. Inspiré par son passage dans les camps, cette satire peut évoquer Swift, La Fontaine ou Voltaire.

Max Aub rencontre Luis Buñuel, avec qui il collaborera pour l’écriture de son film Los Olvidados (1950).

En 1951, Aub écrit au président Vincent Auriol, pour lui demander un visa lui permettant de rentrer en France6 Il n’obtiendra un permis de séjour qu’en 1958, grâce au soutien de Malraux.

En 1956 paraît Crimes exemplaires, un recueil de 130 aveux de meurtres fictifs qui doit au surréalisme, décrit comme un « chef-d’œuvre d’humour noir ».

En 1958, il écrit la biographie de Jusep Torres Campalans, un canular décrivant un peintre cubiste imaginaire.

Il fonde en 1965 le périodique littéraire Los sesenta, qui compte parmi ses rédacteurs les poètes Jorge Guillén et Rafael Alberti. La même année, il est membre du jury au festival de Cannes.

En 1969, il retourne en Espagne. Il meurt à Mexico d’une crise cardiaque le 22 juillet 1972.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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