Mao Zedong, homme d’état.

Mao Zedong (chinois simplifié : 毛泽东 ; chinois traditionnel : 毛澤東 ; , également appelé en français sous la transcription de Mao Tsé-toung est un homme d’État et chef militaire chinois né le 26 décembre 1893 à Shaoshand (province du Hunane) et mort le 9 septembre 1976 à Pékin. Fondateur de la république populaire de Chine, il a été son principal dirigeant de 1949 à sa mort.

Fils de paysans aisés, il est l’un des membres historiques du Parti  communiste chinois (Shanghai, 1921), parvenant progressivement à s’en faire reconnaître comme le dirigeant suprême, notamment lors de l’épisode de la Longue Marche, entre 1934 et 1935. Après de longues années de guérilla contre les nationalistes du Kuomintang dirigés par Tchang Kaï-chek, ainsi que contre l’envahisseur japonais pendant la guerre sino-japonaise (1937-1945), Mao sortit vainqueur de l’ultime phase de la guerre civile chinoise, avec la victoire de l’Armée populaire de libération (1949). Il proclame la république populaire de Chine, le 1er octobre 1949 à Pékin ; il sera d’ailleurs le premier à occuper la fonction de président de la République populaire de 1954 à 1959. Ses principaux postes, qu’il occupa jusqu’à sa mort en 1976 et qui lui permirent de rester le numéro un du régime, étaient ceux de président du Parti communiste chinois et de président de la Commission militaire centrale, le premier lui garantissant la maîtrise du Parti, et le second celle de l’Armée populaire de libération.

Mao Zedong impose à la population le collectivisme communiste et la dictature du parti unique, en suivant de très près le modèle soviétique dans un premier temps. Il est à l’origine du lancement de la « réforme agraire chinoise », de la « campagne pour réprimer les contre-révolutionnaires », de la « campagnes des trois anti et des cinq anti », du « mouvement Sufan » et de la « campagne anti-droitiste ». Ces campagnes ont provoqué la mort de millions de Chinois. Dans le même temps, Mao a envoyé des troupes de l’Armée populaire de libération pour aider la Corée du Nord dans la guerre de Corée. En 1958, il lance le développement de « Deux bombes, un satellite ». Au nom de la définition d’une « voie chinoise vers le socialisme », il se démarque ensuite progressivement de l’URSS et sera l’inspirateur direct du Grand Bond en avant, responsable de famines de masse et de la mort d’environ 45 millions de personnes.

Après avoir été mis à l’écart par ses collaborateurs et laissé la présidence de la République à Liu Shaoqi, il lance le « Mouvement d’éducation socialiste » en 1963, et soulève les étudiants chinois contre la direction du Parti pour reprendre le pouvoir, livrant les villes à la violence des gardes rouges au cours de la révolution culturelle, entre 1966 et 1969. Il s’appuie dans un premier temps sur Lin Biao, puis ce dernier est à son tour évincé. Ayant éliminé ses rivaux et rétabli l’ordre à son profit, il fait l’objet d’un culte de la personnalité et rapproche alors le plus la république populaire de Chine d’un État de type totalitaire de 1969 à 1976. Le nombre de morts estimé de la Révolution culturelle varie de centaines de milliers à des millions. Au total, Mao Zedong est responsable de la mort de 40 à 80 millions de Chinois, selon les estimations.

Sa politique internationale des années 1970 marque un rapprochement avec l’Occident, qui permet la réintégration de la Chine dans le concert mondial (entrée à l’ONU, 1971). En 1975, Mao laisse son Premier ministre Zhou Enlai décréter un nouveau programme de réformes, les « Quatre Modernisations ». Celui que l’on surnomme « le Grand Timonier » meurt en 1976 sans avoir désigné de successeur. Sous la direction de Deng Xiaoping, la Chine réhabilite peu après un certain nombre de ses victimes (Boluan Fanzheng), tout en continuant l’ouverture à une certaine forme d’économie de marché.

Dès les années suivant sa mort, alors que ses proches et principaux  partisans sont progressivement écartés ou arrêtés, le Parti communiste chinois véhicule une vision contrastée du personnage, exaltant le penseur politique et le chef de guerre libérateur tout en déplorant les « erreurs » du dirigeant, à savoir le Grand Bond en avant et la révolution culturelle. Il reste néanmoins la figure centrale du roman national chinois et connaît des hommages récurrents de la part des cadres et dirigeants du parti, bien que la politique actuelle du régime n’ait que peu de rapports avec la vision de son fondateur. Ses écrits théoriques et sa pratique politique ont donné naissance à un courant marxiste-léniniste connu sous le nom de maoïsme.


Mao Zedong est le fils aîné d’une famille de paysans prospères de Shaoshan dans le département de Xiangtan, province de Hunan. Son père Mao Yichang (en) achète des terres avec un capital constitué alors qu’il sert dans l’armée du vice-roi du Hunan et du Heibei. Cultivant du riz, il exploite la ferme avec deux ouvriers agricoles. Par ailleurs, il prend des hypothèques sur les terres d’autres paysans des environs, devenant ainsi un propriétaire terrien. Il achète les récoltes des paysans pauvres pour en assurer la commercialisation à Xiangtan. Sa mère, Wen Qimei eut sept enfants, dont, outre Mao Zedong, deux autres fils survivants : Mao Zemin (1895-1943)g et Mao Zetan (1905-1935). Elle est une bouddhiste fervente et fait l’aumône aux mendiants de passage contre l’avis de son mari Mao Yichang qualifié par ailleurs d’affameur. Des révoltes éclatent dans la région et des  opposants au pouvoir mandchou s’activent. Mao confiera plus tard à Edgar Snow : « Ces incidents, se produisant coups sur coups, laissèrent une empreinte durable sur mon jeune cerveau déjà rebelle. Dans cette période, je commençai à posséder une certaine mesure de conscience politique ».

De 1901 à 1906, Mao subit l’enseignement traditionnel dispensé par un maître qui fait apprendre par cœur les textes des classiques confucéens avec comme seule motivation des châtiments physiques. Il s’oppose à celui-ci, mais il ne s’agit pas d’un refus de suivre des études. En effet Mao Zedong lit tous les ouvrages à sa portée. Deux textes populaires le marquent  particulièrement : Au bord de l’eau et Les Trois Royaumes. Après ses études primaires, Mao Zedong travaille pendant trois ans dans la ferme familiale, il y tient aussi les livres de comptes9. Puis en 1910, à l’âge de dix-huit ans et contre l’avis de son père, il quitte le giron familial et, avec un peu d’argent emprunté à sa famille, il paie un vieux lettré et un étudiant qui lui donnent un enseignement particulier. Cet intermède le décide à reprendre ses études.

Durant la révolution chinoise de 1911 (ou révolution Xinhai), Mao s’engage dans le régiment local de Changsha dans sa province natale du Hunan et reste dans l’armée jusqu’au printemps 1912. Pour la première fois de sa vie, il y côtoie des hommes du peuple. Mao Zedong acquiert le respect des autres soldats en rédigeant des lettres, nombre d’entre eux étant illettrés. Par contre, Mao refuse d’effectuer les corvées « étant étudiant [je] ne pouvais condescendre à porter de [l’eau] », Mao paye alors des colporteurs pour effectuer ces tâches à sa place. Le coût du maintien des effectifs  considérables des forces révolutionnaires de Sun Yat-sen impose une démobilisation générale quand ce dernier se retire en faveur de Yuan Shikai. Selon Mao lui-même : « Juste au moment où les Hunanais se préparaient à agir, Sun Yat-sen et Yuan Shikai parvinrent à un accord et la guerre programmée fut annulée. » Et il ajoute plus tard : « Pensant que la révolution était terminée, je […] décidai de retourner à mes livres. J’avais été soldat pendant six mois11. » Pendant toute cette période Mao resta en garnison dans des bâtiments, il ne participa pas aux combats.

Mao voyage avec son professeur Yang Changji, son futur beau-père, jusqu’à Pékin où il assiste au mouvement du 4 Mai (1919).

Yang, désormais professeur à l’université de Pékin fournit à Mao une lettre d’introduction auprès du bibliothécaire de l’université, Li Dazhao. Mao travaille alors comme aide à la bibliothèque, il reçoit un salaire de 8 yuans par mois, il doit balayer et dépoussiérer la salle de lecture, il tient à jour le registre de prêt de quinze périodiques chinois et étrangers. Cette fonction est si humble que Mao Zedong se sent exclu et subit le mépris des  intellectuels pékinois qu’il côtoie dans son travail. Par ailleurs il ne présente pas le concours d’entrée à l’université de Pékin. Pour l’universitaire Alain Roux, ces échecs de Mao Zedong constituent une composante essentielle de sa personnalité. « Elle sera lourde de conséquences ».

Mao s’enregistre comme étudiant à temps partiel à l’université et suit de nombreux cours et séminaires dont ceux d’intellectuels célèbres comme Chen Duxiu, Hu Shi, ou Qian Xuantong. Il fut attiré un temps par les idées de Jiang Kanghu le dirigeant du Parti socialiste chinois d’obédience anarchiste. Mao Zedong lit Pierre Kropotkine et Mikhaïl Bakounine : « Je discutai à maintes reprises de l’anarchisme et de ses possibilités en Chine ». Mao Zedong crée, avec quelques amis, la Revue du fleuve Xiang. Le premier numéro sort symboliquement le 14 juillet 1919. Dans un article Mao écrit : « Il existe un parti d’une extrême violence, qui applique la méthode fais aux autres ce qu’ils te font, dans un combat jusqu’au-boutiste contre les aristocrates et les capitalistes. Le chef de ce parti est un homme du nom de Marx, né en Allemagne. […] Il existe un autre parti plus modéré que celui de Marx. Il ne s’attend pas à des résultats rapides, mais commence par comprendre les gens ordinaires. Tous les hommes devraient avoir un esprit d’aide mutuelle et de travail volontaire. Quant aux aristocrates et aux capitalistes, il suffit qu’ils se repentent et se tournent vers le bien […] Le chef de ce parti est un homme du nom de Kropotkine, né en Russie ». Puis Mao Zedong change d’analyse et abandonne cette utopie.

Durant son séjour à Pékin, Mao lit énormément et se familiarise ainsi avec les théories communistes et marxistes. Il se marie avec sa condisciple Yang Kaihui, la fille du professeur Yang. Il conserve un goût pour la poésie et la calligraphie, goût qui deviendra célèbre par la suite.

À la différence de certains de ses éminents révolutionnaires contemporains, tel que Zhou Enlai et Deng Xiaopingh, Mao ne concrétise pas l’idée d’aller étudier en France. L’aspect financier de telles études, mais surtout ses faibles capacités linguistiques l’auraient découragé : le mandarin standard étant déjà un obstacle (sa langue maternelle était le xiang et parlait le dialecte du Hunan du mandarin (partie des dialectes du mandarin du Sud-Ouest) qui était sa référence principale au mandarin. Par ailleurs, il ne réussit jamais à parler anglais, et donc il considère que l’apprentissage du français serait plus difficile. Mao dira plus tard à Edgar Snow : « Je ne voulais pas aller en Europe. Je trouvais que je ne savais pas assez de mon propre pays et que je pouvais utiliser le temps d’une manière plus profitable en Chine. J’avais d’autres plans ». Mao Zedong est un des rares responsables du Parti communiste chinois à ignorer la découverte concrète du reste du monde. Ce n’est qu’en 1949, qu’il quitte la Chine pour visiter l’Union soviétique et c’est le seul pays qu’il connaîtra par la suite. Les pays occidentaux restent pour lui une « donnée abstraite et textuelle ».

Dans cette première partie de sa vie politique, Mao Zedong est influencé par le mouvement du 4 Mai : le rejet de la culture classique, de l’impérialisme et l’apport d’idées socialistes. En 1920, il adhère définitivement au marxisme.

Le 23 juillet 1921, à l’âge de 28 ans, Mao participe à la première session du congrès du Parti communiste chinois à Shanghai : il semble qu’il n’ait pris aucune part active aux débats, face aux autres participants impliqués depuis plus longtemps que lui dans la cause révolutionnaire.

Deux ans plus tard, il est élu comme l’un des cinq commissaires du 3e bureau central du Parti au cours de la session du troisième congrès.

Mao reste un certain temps à Shanghai, une ville importante où le PCC essaie de promouvoir la révolution. Mais après que le parti a rencontré des difficultés majeures en essayant d’organiser les mouvements syndicalistes et que ses relations avec son allié nationaliste, le Kuomintang se sont détériorées, Mao perd ses illusions de faire la révolution à Shanghai et retourne à Shaoshan. De retour chez lui, Mao réanime son intérêt dans la révolution après avoir été mis au courant des soulèvements de 1925 à Shanghai et Canton. Il s’en va alors dans le Guangdong, la base du Kuomintang, et prend part à la préparation du deuxième congrès national du parti nationaliste.

En janvier-février 1927, Mao retourne dans la province du Hunan et voyage pendant un mois à travers le Xiangtan et quatre autres districts ruraux. Il expose ses conclusions dans un fameux document : le « rapport sur le mouvement paysan au Hunan ». Ce travail est considéré comme le point de départ décisif vers l’application de ses théories révolutionnaires violentes.

Le Kuomintang (KMT) et le Parti communiste chinois (PCC) collaborent dans la lutte contre les seigneurs de la guerre dans le cadre du Premier front uni chinois depuis 1924. Tchang Kaï-chek, commandant des forces armées du KMT, dirigeant de l’aile droite du parti et anti-communiste, entame la coupure avec le PCC en 1926 à Canton. Puis lors de l’expédition du Nord Tchang Kaï-chek organise le massacre de Shanghai afin de purger le KMT des éléments gauchistes et d’empêcher la prise du pouvoir par les communistes.

La rupture entre les deux partis est consommée et mène à la guerre civile.

Mao est envoyé au Hunan par le Comité central du PCC et lève une armée appelée l’« armée révolutionnaire des travailleurs et des paysans ». Il déclenche en septembre 1927 le soulèvement de la récolte d’automne. Ses troupes sont défaites, et sont forcées de quitter la province du Hunan pour le village de Sanwan, situé dans les montagnes du Jinggang Shan dans la province du Jiangxi, où Mao réorganise ses forces épuisées.

Il organise au sein de chaque compagnie une cellule du parti avec un commissaire politique qui puisse donner des instructions politiques sur la base d’instructions supérieures. Ce réarrangement militaire initie le contrôle absolu du PCC sur ses forces militaires et est considéré comme ayant eu l’impact le plus fondamental sur la révolution chinoise. Ultérieurement, Mao déplace plusieurs fois son quartier général dans le Jinggang Shan.

Mao persuade alors deux chefs rebelles locaux de se soumettre. Il est rejoint par l’armée de Zhu De, et crée avec lui l’« armée rouge des travailleurs et des paysans de Chine », mieux connue sous le nom d’Armée rouge chinoise.

De 1931 à 1934, Mao établit la république soviétique chinoise du Jiangxi et est élu président de cette petite république dans les régions montagneuses du Jiangxi. C’est là qu’il se remarie (troisième fois) avec une épouse officielle He Zizhen — sa précédente épouse Yang Kaihui ayant été arrêtée et exécutée en 1930.

Mao, avec l’aide de Zhu De, crée une armée modeste mais efficace, et entreprend des expériences de réforme rurale et de gouvernement, en offrant un refuge aux communistes qui fuient les purges droitistes dans les villes. Si les méthodes de Mao sont considérées comme celles d’une guérilla, on peut distinguer une nuance entre guérilla (youji zhan) et guerre mobile  (yundong zhan). La guérilla de Mao ou sa guerre mobile repose sur une Armée rouge, munie d’armement et formation dérisoires, mais constituée de paysans pauvres, encouragés par des passions révolutionnaires et ayant foi dans l’utopie communiste.

Dans les années 1930, Il n’y a pas moins de dix régions considérées comme « régions soviétiques » sous le contrôle du PCC et le nombre de soldats de l’Armée rouge avoisine les cent mille. La multiplication des « régions soviétiques » surprend et incommode Tchang Kaï-chek, président du Kuomintang : il lance alors cinq campagnes contre les territoires communistes.

Plus d’un million de soldats du Kuomintang sont impliqués dans ces campagnes, quatre d’entre elles sont repoussées par l’Armée rouge conduite par Mao.

À la suite d’un certain nombre d’erreurs tactiques, l’Armée rouge se trouve pratiquement encerclée dans la cinquième campagne. Elle réussit cependant à échapper à l’encerclement. Partis à 86 000, l’effectif tombe à 30 000 au plus bas de la Longue Marche. Celle-ci s’effectue d’octobre 1934 à octobre 1935, soit 368 jours, sur une distance d’environ 10 000 kilomètres. Mao Zedong participe à cet exode, assisté d’un infirmier et d’un secrétaire, mais il a du mal à marcher à la suite d’une récente crise de paludisme. Aussi il va passer l’essentiel du temps dans une litière portée par quatre hommes et protégée des intempéries par une toile cirée.

À l’issue de la Longue Marche, les troupes communistes rescapées s’installent dans le Shaanxi nord et établissent leur capitale à Yan’an en décembre 1936. Les écrits de Mao Zedong durant la période du séjour à Yan’an sont consacrés pour une grande partie aux problèmes militaires, mais son texte le plus important est la Démocratie nouvelle, essai d’adaptation du marxisme-léninisme aux conditions chinoises. Ce texte, qui paraît en janvier 1940, expose les deux phases à venir de la révolution chinoise, celle de la « Nouvelle Démocratie », puis celle du socialisme. Cette Nouvelle Démocratie est censée être l’alliance de quatre classes, le  prolétariat, la paysannerie, la petite bourgeoisie et la bourgeoisie nationale, sous la direction de la première. Sur le plan économique, l’État doit y diriger les grandes entreprises, laissant subsister les autres. De même, les grandes propriétés rurales seront confisquées, sans que disparaissent l’économie des paysans riches. L’arriération de l’économie chinoise, selon Mao, justifie en effet la persistance de formes économiques capitalistes. La propagande liée à cette « Nouvelle Démocratie », aux accents libéraux et nationaux, montrera son efficacité auprès des intellectuels et d’une partie de la bourgeoisie surtout entre 1945 et 1949.

Le « mouvement de rectification » qui a lieu en 1942, pour l’essentiel (il débute cependant en 1941 et se poursuit jusqu’en 1945), élimine toute opposition à la direction du parti et est l’occasion d’une épuration qui touchent peut-être 40 000 à 80 000 personnes, sur un effectif de 800 000 membres du parti en 1940. Plus de 10 000 personnes sont tuées dans le processus de « rectification ». Ce mouvement est le modèle de ceux qui auront lieu à plusieurs reprises par la suite, en particulier celui qui suit la campagne des Cent Fleurs en 1957. La Démocratie nouvelle et le mouvement de rectification de 1942 consacrent Mao comme théoricien quasi exclusif du parti et assurent de manière définitive son autorité. Sur le plan culturel, les Interventions aux causeries sur la littérature et l’art à Yan’an de Mao, qui paraissent en 1942, sont l’illustration de ce mouvement de rectification. Écrivains et artistes sont tenus de s’aligner sur les positions idéologiques du parti.

Du 23 avril au 11 juin 1945 a lieu le VIIe congrès du Parti communiste chinois à Yan’an, au cours duquel sont adoptés de nouveaux statuts : pour la première fois il y est fait explicitement référence à la pensée de Mao Zedong. Mao est en outre porté à la présidence du Comité central, poste créé à l’occasion, à celle du Bureau politique et à celle du secrétariat du PCC, et est ainsi consacré seul et unique chef du parti.

À partir de 1945, le prestige de Mao grandit alors que Tchang Kaï-Chek est de plus en plus critiqué par le peuple à cause de ses liens avec les États-Unis et les puissances occidentales. En effet Mao jouit de l’image du combattant de l’impérialisme (japonais comme européen) tandis que les nationalistes sont dénoncés par les communistes comme des « valets de l’impérialisme » au sein d’une population qui souffre encore de l’humiliation de la guerre de l’opium.

Durant la guerre sino-japonaise, les communistes s’allient aux  nationalistes contre les Japonais, dans le cadre du deuxième front uni. Mao ne perd cependant pas de vue la perspective de la reprise du combat contre le Kuomintang : plutôt que des attaques frontales des troupes communistes contre l’armée japonaise, il préconise des actions de guérilla, afin  d’épargner les effectifs et de permettre au PCC de consolider ses forces. Peu après la fin du conflit contre les Japonais, et malgré les efforts de médiations des États-Unis, la guerre civile entre communistes et nationalistes reprend. Il dirige le 7e Politburo du PCC.

Le 1er octobre 1949, à Pékin, du balcon de la Cité interdite des anciens empereurs, Mao Zedong proclame l’avènement de la république populaire de Chine. Cette prise de pouvoir met fin à une longue période de guerre civile marquée par l’invasion japonaise et la Longue Marche, le Kuomintang s’étant exilé à Taïwan.

Président du Gouvernement populaire central chinois jusqu’en 1954, Mao voit ensuite son titre changé en président de la république populaire de Chine.

Dans les premiers mois du régime communiste, des lois importantes sont promulguées, elles permettent à la Chine de rompre avec son passé, mais « Mao accompagne ce mouvement plus qu’il n’y participe ». La loi sur le mariage du 30 mai 1950 permet notamment à 800 000 femmes de divorcer après des mariages imposés. De même il intervient peu dans la mise au pas de la « bourgeoisie nationale » préférant s’attaquer à l’impérialisme et aux « chiens couchants réactionnaires du Kuomintang ». Mao se veut  magnanime pour les personnalités ralliées au nouveau pouvoir. Ainsi il défend, contre certains cadres du parti, le ralliement de Li Jishen, le « bourreau de la commune de Canton en décembre 1927 ». Par contre Mao intervient pour la réforme agraire, un domaine où ses compétences sont reconnues. Afin de préserver l’économie il souhaite mettre à l’abri des excès gauchistes les « paysans moyens » et reporter de quelques années la mise en cause des « paysans riches de caractère semi-féodal ».

En septembre 1954, le 14e dalaï-lama, alors âgé de 19 ans, se rend, ainsi que le 10e panchen-lama et le 16e karmapa, à Pékin pour participer à l’Assemblée qui doit donner à la Chine une nouvelle constitution. Accueillis par Zhou Enlai et Zhu De à leur arrivée, le dalaï-lama et le panchen-lama rencontrent Mao Zedong, lequel donne plusieurs dîners en leur honneur. Le dalaï-lama est nommé vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de la république populaire de Chine (RPC) (tandis que le panchen-lama en est nommé membre).

À la fin de 1956 et début 1957, la campagne des Cent Fleurs (symbolisant « cent écoles, cent opinions qui s’expriment ») est engagée à la seule initiative de Mao Zedong et contre l’avis de son entourage qui connaît l’état d’esprit des intellectuels et membres du parti. Mao encourage la liberté d’expression, exhortant en particulier les intellectuels à critiquer le parti. Mais le mouvement prend rapidement une ampleur qu’il n’avait pas envisagée : les critiques explosent littéralement, échappant bien vite à son contrôle. L’autorité du Parti communiste chinois est remise en cause, mais aussi celle du Grand Timonier. Une violente campagne de répression doit être engagée. Certains analystes politiques, chinois notamment, pensent que cette campagne ne fut qu’un piège : laisser s’exprimer les intellectuels dissidents pour mieux les réprimer. Les préjugés de Mao à l’égard des intellectuels se trouvent alors confirmés.

Pour Simon Leys, avec les Cent Fleurs, se termine la « phase constructive et révolutionnaire » et s’ouvre la « phase négative et rétrograde » des engagements de Mao Zedong. Outre la défiance de l’élite intellectuelle, il apparaît les premiers clivages entre Mao Zedong et ses proches  collaborateurs.

Après les difficultés de l’année 1956, dont l’insurrection de Budapest, les dirigeants soviétiques entendent utiliser la conférence de Moscou comme le symbole du redressement du camp socialiste.

En octobre 1957, la Chine et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) signent un accord secret permettant à Pékin de se doter de la bombe nucléaire. La conférence mondiale des Partis communistes de 1957 se déroule entre le 14 et le 16 novembre, à Moscou, et rassemble 68 partis communistes. Mao Zedong arrive à Moscou le 2 novembre et évoque la réussite du lancement de Spoutnik 1 indiquant que l’URSS « dans de nombreux domaines, est la plus avancée du monde ». Le 3 novembre, c’est le lancement de Spoutnik 2. La supériorité soviétique sur le camp occidental semble alors évidente, Nikita Khrouchtchev entend s’en servir pour négocier, sur un pied d’égalité, avec les américains et arriver à un accord. Or Mao Zedong est en conflit ouvert avec les États-Unis à propos de Taiwan. Mao se méfie de la coexistence pacifique et de la transition pacifique vers le socialisme. Il apparaît là un désaccord de stratégie entre Mao et Khrouchtchev. Ce désaccord entre les deux partis frères se double d’un ressentiment personnel entre Mao et Khrouchtchev, ce dernier n’appréciant pas l’ampleur des ambitions du Grand Timonier. À l’issue de la conférence, l’URSS augmente son aide financière à des pays neutralistes comme l’Inde et l’Égypte mais le soutien à la Chine stagne. Mao constate alors que, sans les capitaux soviétiques, la Chine doit compter sur elle seule pour se moderniser.

Jusqu’au milieu des années 1950, la République populaire de Chine a copié avec zèle le modèle soviétique, puisqu’elle a consacré la plus grande part des investissements au développement militaro-industriel. Toutefois, dès 1955, Mao Zedong est partisan d’une voie spécifiquement chinoise du socialisme, qui s’appuierait sur la paysannerie (plutôt que sur la classe ouvrière) et passerait par une collectivisation accélérée.

Ainsi, entre 1958 et 1960, Mao met en œuvre le « Grand Bond en avant », mouvement de réformes industrielles censé permettre de « rattraper le niveau de production d’acier de l’Angleterre » en seulement 15 ans. Des communes de production sont organisées au niveau local. Toute la population, et avant tout le monde paysan, est sommée d’y apporter sa contribution. Mao place dans la force du peuple, du « prolétariat » des espoirs démesurés : les paysans seront surexploités, on leur demandera de tout faire en même temps, des récoltes à la production sidérurgique.

Cette politique entraîna à la fois une croissance industrielle et une famine dans les campagnes avec 30 à 55 millions de morts. La main-d’œuvre inexpérimentée produit des biens d’une qualité exécrable tandis que les récoltes, faute de temps, pourrissent sur pied.

Au pire moment de la crise, Mao-Zedong refusa de limiter les exportations de céréales qui finançaient le développement de l’industrie en faisant ce commentaire : « Distribuer les ressources de façon égalitaire ne fera que ruiner le Grand Bond en avant. Quand il n’y a pas assez de nourriture, des gens meurent de faim. Il vaut mieux laisser mourir la moitié de la population, afin que l’autre moitié puisse manger suffisamment ». Quand Liu Shaoqi après avoir visité sa région natale et compris la catastrophe, tenta de redresser la situation, il dut s’opposer à Mao. Ce dernier accusa Liu d’avoir « lâché pied devant l’ennemi de classe ». Liu Shaoqi rétorqua : « Tant de morts de faim ! L’histoire retiendra nos deux noms et le cannibalisme sera dans les livres . »

Le sinologue et historien Lucien Bianco compare la famine en Chine entre 1958 et 1962 avec les famines soviétiques de 1931-1933 en Ukraine et en Russie méridionale bien que ces dernières eurent été plus « modestes » avec six millions de morts. En URSS comme en Chine, une stratégie identique de développement opère des transferts excessifs de l’agriculture vers l’industrie lourde. Sous l’impulsion du chef, cette stratégie s’accélère : Mao impose le Grand Bond et Staline impose le Grand Tournant. « L’énorme responsabilité personnelle des deux dictateurs, auxquels des dirigeants nationaux (dans le cas de la Chine) ou régionaux (en Ukraine) moins entêtés ou moins cruels n’ont pu résister, met en cause la matrice léninienne commune aux deux régimes : si mal inspiré fût-il, le pouvoir d’un seul s’est imposé à tous ». Fort de l’expérience stalinienne, Nikita Khrouchtchev avait mis Mao en garde contre les dangers du collectivisme agricole, mais celui-ci n’en avait pas tenu compte, notamment parce qu’il s’opposait à la

Mao Zedong, après avoir longtemps ignoré le désastre ou rejeté la cause de la non-efficacité de son programme sur des éléments extérieurs, comme l’action de contre-révolutionnaires ou encore les catastrophes naturelles, se retrouve en minorité au Comité de direction du parti communiste. De plus, la confiance du peuple en l’idéologie de Mao est fortement ébranlée. Il doit quitter son poste de président de la République. Liu Shaoqi lui succède, mais Mao Zedong demeure président du Parti communiste chinois.

Liu Shaoqi s’oppose alors violemment à Mao Zedong, et s’attache à régler les graves problèmes économiques causés par le Grand Bond en avant. Il fait adopter un programme « plus réaliste et modéré » qui permet de redresser la situation économique44. Liu Shaoqi, ainsi qu’une majorité des cadres du parti, refuse de soutenir Mao, lors du Mouvement d’éducation socialiste en 1962-1965, destiné à relancer le mouvement révolutionnaire. Ces oppositions au sein du Parti, décident Mao Zedong à enclencher la révolution culturelle, les deux dirigeants vont alors s’affronter, et ce de façon ouverte dès le début de celle-ci.

La révolution culturelle (1966-1976), durant la période de troubles et de contestations qui suit le catastrophique Grand Bond en avant, lui permet de reprendre le pouvoir et les rênes du pays46. Entamée afin de réhabiliter Mao, elle commence à la suite d’une polémique que lance son épouse Jiang Qing. La « révolution culturelle » incite les jeunes à prendre le pouvoir, à se révolter contre les fonctionnaires corrompus, désormais « ennemis du peuple » — les gardes rouges (qui ne sont autres que les étudiants « révolutionnaires ») sont créés à cette occasion. « Curieuse alliance que celle du hiérarque vieillissant avec ces adolescents fanatisés qui le considèrent comme un dieu » indique la sinologue Marie-Claire Bergère.

Mao Zedong décide de s’appuyer sur Jiang Qing pour éliminer Lin Biao dont la puissance l’inquiète. Le conflit ne porte pas sur un désaccord politique mais sur la question du pouvoir. Il indique clairement à Lin qu’il envisage dorénavant de désigner Zhang Chunqiao (un membre de la bande des Quatre) comme successeur. Lin Biao inquiet, organise sa défense. La politique étrangère et l’ambition de Lin Biao seront à l’origine de sa chute.

En octobre 1969, Lin Biao mobilise les chefs des onze régions militaires pour « renforcer les défenses et se protéger d’une attaque surprise de l’ennemi. » Cet ordre conduit à la mobilisation de 940 000 soldats, de 4 100 avions et de 600 navires. Cet ordre s’est effectué sans l’accord de Mao, ce dernier s’emporte qu’un tel déploiement de force résulte de la seule décision de Lin Biao. Est-ce la répétition générale d’un putsch militaire ? Des négociations sont engagées, à la grande satisfaction de Mao, avec les Américains en décembre 1969 et celles avec les Soviétiques se poursuivent. Le conflit entre Mao et Lin voit le jour dans un débat sur la « théorie du génie ». Lors du plénum de Lushan en août 1970, Lin Biao et ses proches dont Chen Boda vantent les mérites du « chef suprême du pays », ainsi ils proposent en reconnaissance pour le génie de Mao de le désigner président de la République l’ancien poste occupé par Liu Shaoqi. Ils pensent ainsi pouvoir neutraliser Mao, confiné alors dans des activités protocolaires. Lors de réunions de travail Chen Boda met en cause l’autoritarisme de Zhang Chunqiao. La panique s’empare des proches de Mao qui ne voient pas comment s’opposer à Lin Biao qui a l’appui de l’armée. Mao Zedong convoque alors le bureau politique où il critique le plus faible de ses adversaires, Chen Boda. Ce dernier est immédiatement et discrètement arrêté, il disparaît. Le 31 août Mao distribue une lettre intitulée « mon opinion », il y condamne définitivement Chen, au nom du marxisme, et indique que ses analyses sont partagées par Lin, le mettant ainsi à l’abri des critiques. Mao Zedong décide de s’attaquer directement à Lin Biao à la fin de l’année 1970, il met en place un groupe central chargé de la propagande et de l’organisation, ces membres lui sont totalement acquis.

Puis en avril 1971, Zhou Enlai et Henry Kissinger se rencontrent puis ce dernier séjourne en secret à Pékin du 9 au 11 juillet.

Après l’éviction de Lin Biao, le 10e Politburo permet l’installation, à des postes clefs, des membres de la bande des Quatre dont fait partie Jiang Qing. Mao et la bande des Quatre, engagent alors la campagne « Critiquer Lin, critiquer Confucius » qui vise essentiellement le Premier ministre Zhou Enlai. Pourtant Mao et ses protégés perdent du pouvoir au sein du Parti. C’est pourquoi la bande des Quatre et Mao décident d’engager une « campagne pour l’étude de la dictature du prolétariat » qui essaye de relancer la révolution culturelle (« nivellement des salaires, interdiction de l’agriculture privée, élimination des éléments bourgeois »).

La santé de Mao Zedong décline progressivement, une situation  probablement renforcée par son tabagisme grandissant. C’est devenu un secret d’État qu’il souffre de multiples affections pulmonaires et cardiaques au cours de ses dernières années. Il existe des rapports non confirmés selon lesquels il aurait peut-être eu la maladie de Parkinson en plus de la sclérose latérale amyotrophique, également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig. Sa dernière apparition publique – lors de laquelle est prise la dernière photographie connue de lui vivant – a lieu le 27 mai 1976, quand il rencontre le Premier ministre pakistanais, Zulfikar Ali Bhutto.

Mao Zedong est victime de deux crises cardiaques majeures, l’une en mars et l’autre en juillet, puis d’une troisième le 5 septembre, le rendant invalide. Il meurt le 9 septembre 1976 à 00 h 10, au Zhongnanhai à Pékin, à l’âge de 82 ans. Le Parti communiste annonce sa mort à 16 h, au cours d’une émission de radio nationale, et appelle à l’unité du parti.

Le corps embaumé de Mao Zedong, drapé dans le drapeau du Parti communiste chinois, reste exposé dans la Grande Salle du Peuple pendant une semaine. Un million de Chinois passe devant sa dépouille pour lui rendre un dernier hommage, beaucoup pleurant ou affichant leur tristesse, tandis que d’autres regardent l’évènement à la télévision. Le portrait officiel de Mao est accroché sur la porte de la place Tian’anmen avec une banderole sur laquelle est inscrite « Continuez la cause laissée par le président Mao et continuez la cause de la révolution prolétarienne jusqu’à la fin ! ». Le 17 septembre, le corps est emmené dans un minibus à l’hôpital 305, où ses organes internes sont conservés dans du formaldéhyde.

Le 18 septembre, des fusils, des sirènes, des sifflets et des klaxons résonnent simultanément à travers la Chine, et un silence obligatoire de trois minutes est observé. La grande place Tian’anmen est alors remplie de millions de personnes et une fanfare militaire joue L’Internationale. Hua Guofeng conclut le service avec un éloge funèbre de 20 minutes au sommet de la porte Tian’anmen. Le corps de Mao Zedong est ensuite enterré de façon permanente dans un cercueil en verre dans le mausolée portant son nom, à Pékin.

Par la suite, la politique idéologique extrême menée par Mao Zedong a fait l’objet de critiques ouvertes au sein du Parti communiste chinois, qui met fin au culte de la personnalité et à l’idolâtrie qu’il avait lui-même organisée et intensifiée à la fin de sa vie. Le limogeage de la bande des Quatre, dont son épouse, Jiang Qingi, qui a eu lieu rapidement après sa mort prouve bien à quel point sa politique était tombée en disgrâce, tant dans les hautes sphères du parti que dans l’esprit populaire. Le sinologue Simon Leys évoque la « bande des cinq » car il considérait que Mao Zedong appartenait à cette faction61. Le bilan humain de la révolution culturelle varie selon les historiens, Song Yongyi donne un chiffre moyen de 2,95 millions de morts. Sans oublier cent millions de personnes qui ont souffert de cette révolution. En 1981, le Comité central du Parti communiste chinois estime que Mao Zedong est le responsable de la révolution culturelle, indiquant dans son rapport Résolution sur l’histoire du Parti : « La révolution culturelle, qui se déroula de mai 1966 à octobre 1976, a fait subir au Parti, à l’État et au peuple les revers et les pertes les plus graves depuis la fondation de la RPC. Elle fut déclenchée et dirigée par le camarade Mao Zedong… »

Pour le sinologue Jean-Luc Domenach, Mao Zedong a commis trois erreurs. Pour reprendre le pouvoir contre le Parti, il a engagé un tel chaos qu’il a dû faire appel à l’armée de Lin Biao pour stabiliser la situation. Il n’a pu se débarrasser de ce dernier qu’en pardonnant et en s’appuyant de nouveau sur l’élite du parti. En s’attaquant à l’ensemble de la nomenklatura communiste, il a accéléré sa mutation idéologique, exacerbant son mécontentement, et conduisant à sa transformation en caste. Enfin s’attaquant aux institutions en utilisant les enfants des cadres du parti, il a conduit ces derniers à faire finalement cause commune avec eux.

Source : Wikipédia.

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