Manufacture de porcelaine de Sèvres.

Sèvres – Manufacture et Musée nationaux est une institution culturelle et manufacturière française composée des anciens services à compétences nationale de la Manufacture nationale de Sèvres et du Musée national de Céramique. Située à Sèvres dans les Hauts-de-Seine, l’institution fait partie de la Cité de la céramique – Sèvres et Limoges, établissement public administratif sous tutelle du ministère de la Culture.

La manufacture de Sèvres est l’une des principales manufactures de porcelaine européennes.

Elle fut successivement, au fil des régimes politiques, manufacture royale, impériale puis nationale. Toujours en activité, la manufacture poursuit l’édition d’objets créés depuis 1740. Sa production est aussi largement orientée aujourd’hui vers la création contemporaine.

En 1740, la Manufacture de Vincennes est fondée, grâce au soutien de Louis XV et de Madame de Pompadour, afin de concurrencer les productions de Chantilly et de Meissen. En 1756, la manufacture est transférée à Sèvres dans un bâtiment construit à l’initiative de Madame de Pompadour, à proximité de son château de Bellevue.

Long de 130 mètres et haut de quatre étages, il est édifié entre 1753 et 1756 par l’architecte Lindet à l’emplacement de la ferme dite « de la Guyarde ». De part et d’autre du pavillon central, surmonté, à l’étage des combles, d’un fronton sans sculpture portant l’horloge de l’ancienne Verrerie royale, le bâtiment se développe sur deux longues ailes terminées, aux deux extrémités, par des pavillons d’angle. Le pavillon central est précédé d’une cour dite du public, fermée par une grille en fer forgé. Face à la manufacture est aménagée une demi-lune pour permettre le stationnement des carrosses des visiteurs.

Porcelaine de Sèvres, carte maximum, Paris, 8/05/1976.

Au rez-de-chaussée, le bâtiment renfermait les réserves de terres, le bucher et les dépôts de matières premières. Le premier étage abritait les ateliers de moulage, de plâtrerie, de sculpture et de gravure ainsi que les fours. Au deuxième étage se trouvaient les sculpteurs, tourneurs, réparateurs et garnisseurs. Enfin, l’étage sous comble abritait les peintres, doreurs, animaliers et figuristes.

La manufacture est rattachée à la Couronne en 1759.

À l’origine, la manufacture produisait une porcelaine tendre. En 1768, le pharmacien bordelais Vilaris et son ami Jean-Baptiste Darnet découvrent le premier gisement de kaolin sur le sol français, à Saint-Yrieix-la-Perche au sud de Limoges. Le 13 février 1771, le Comte de Thy de Milly de l’Académie royale des sciences de Paris, communique à l’académie royale des sciences un mémoire sur la composition de la porcelaine dure. Ce mémoire sera publié en 1777 dans l’encyclopédie au tome 7 nommé : Art de la porcelaine. Ces travaux sont issus de ses observations effectués dans les différentes manufactures établies en Allemagne notamment en Saxe. « Jusqu’à cette époque, on n’avait fait dans les manufactures de porcelaine établies en France, sans excepter celle de Sèvres, que des porcelaines vitreuses, qui n’avaient aucune des qualités réelles…. ».

La porcelaine dure est commercialisée à Sèvres dès 1770.

De 1800 à 1847, la manufacture prend son essor et acquiert sa renommée internationale sous la direction d’Alexandre Brongniart, nommé par Claude Berthollet.

En 1875, la manufacture est déplacée dans des bâtiments spécialement construits par l’État français, en bordure du parc de Saint-Cloud. C’est toujours dans ces lieux, classés monument historique, que la production se poursuit.

À la Manufacture de Vincennes, en plein développement, en 1748, on crée une « fleurisserie » composée d’une vingtaine de jeunes filles sous la direction de Mme Gravant. Elle sera en activité jusqu’en 1753, date à laquelle l’on interdira les femmes au sein de la manufacture. Sèvres comptera, en 1756, deux cents employés de sexe masculin.

Les rares femmes qui continuèrent de travailler à Vincennes puis à Sèvres, après cela (la fleurisserie), le firent désormais chez elles, apportant et reprenant chaque jour, en dépit des risques de casse, les ouvrages délicats de peinture ou de brunissage. ».

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Sources : Wikipédia, Youtube.

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