L’Union de transports aériens (UTA).

Union de transports aériens (plus connue sous son sigle UTA) est une ancienne compagnie aérienne française. Il s’agissait d’une société anonyme à participation ouvrière, héritière de l’Union aéromaritime de transport (UAT) et des Transports aériens intercontinentaux (TAI).


1934 voit la faillite de l’Aéropostale et l’échec de la tentative de reprise de la société par les Chargeurs réunis qui en 1935 créée Aéromaritime

En 1949, Aéromaritime s’associe avec la Sati (Société aérienne de transports internationaux, créée en 1948) et crée UAT (Union aéromaritime des transports) le 13 octobre. Le capital est réparti entre Chargeurs réunis à 40 %, Air France à 40 %, Jean Combard et Roger Loubry (créateurs de la Sati) à 20 %.

En 1952, l’UAT est l’une des premières compagnies au monde à mettre en service des avions à réaction, avec l’introduction des Comet 1. Le 1er mai 1955, c’est la prise de contrôle d’Aigle Azur (créée en 1946 par Sylvain Floirat).

En 1958, TAI (Transports Aériens Intercontinentaux) qui devient plus tard UTA, achète Air Tahiti. Cette dernière deviendra le 1er janvier 1970, Air Polynésie (filiale d’UTA).

En 1963, UAT fusionne avec TAI (Transports aériens intercontinentaux, créée le 1er juin 1946) pour créer le groupe UTA. Francis Fabre devient président du groupe en 1969 jusqu’en 1981. La société se développe rapidement pour devenir la 30e compagnie aérienne au monde.

En 1966, c’est la création de la Compagnie aéromaritime d’affrètement1, plus souvent désignée Aéromaritime, filiale chargée initialement de vols passagers et cargo à la demande exploitant des avions affrétés ou loués à UTA.

En janvier 1971, l’Aéromaritime est chargée de l’exploitation des Super Guppy assurant le transport des éléments d’Airbus entre les diverses usines du consortium européen.

Le 20 juin 1987, UTA annonce une commande ferme de 6 Airbus A340 et 6 options pour des livraisons prévues entre 1992 et 1994. C’est la première commande d’avions Airbus dans l’histoire de la compagnie.

Au milieu des années 1980, la compagnie est confrontée à la chute du trafic en Afrique et dans le Pacifique. UTA demande donc aux instances de régulation la possibilité de desservir d’autres destinations pour améliorer sa situation financière. Elle obtient en 1986 la desserte de San-Francisco, en concurrence avec Air France. En contrepartie, Air France obtient la possibilité de desservir Tahiti.

En septembre 1987, le premier ministre Jacques Chirac refuse d’autoriser UTA à desservir New-York. Cette demande avait été critiquée en février 1987 par Jacques Friedman, président d’Air France et ami proche de Jacques Chirac, au prétexte que « l’arrivée d’UTA à New-York aggraverait la surcapacité sur l’Atlantique nord, nous affaiblirait face à nos grands concurrents américains et mordrait sur notre clientèle au départ de Paris ». Le Conseil supérieur de l’aviation marchande (CSAM) avait pourtant donné son accord à une telle desserte en juin 1987.

Le 24 novembre 1988, Michel Delebarre, nouvellement nommé ministre des Transports et de la Mer, annonce dans une allocution devant le CSAM le maintien du principe de non-concurrence entre UTA, Air France et Air Inter.

Au début de 1989, UTA lance une grande offensive publicitaire dans les quotidiens régionaux pour obtenir le droit de desservir l’aéroport de Newark à New-York depuis 5 grandes villes de province (Toulouse, Marseille, Bordeaux, Mulhouse et Lille). Le demande officielle est transmise le 2 février 1989 à Michel Delebarre. Le CSAM approuve la demande d’UTA le 10 mai 1989 pour trois villes (Toulouse, Marseille et Bordeaux). Michel Delebarre confirme le 2 juin 1989 la permission d’opérer ces trois lignes à partir de septembre 1989.

Quelques mois plus tard, le 19 septembre 1989, le vol 772 UTA reliant l’aéroport de Maya-Maya (Brazzaville) à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, assuré par un DC-10, est la cible d’un attentat terroriste commandité par la Libye. Aucun des 170 passagers et membres d’équipage ne survit à la catastrophe.

Le contrôle de la compagnie passe à Air France le 12 janvier 1989 à la suite du rachat de la majorité des parts de Jérôme Seydoux, successeur de Francis Fabre à la présidence de Chargeurs SA.

Bernard Attali, président d’Air France, annonce le 18 avril 1990 des mesures de rationalisation des opérations entre les trois compagnies du Groupe Air France. UTA conserve la filiale Aéromaritime et récupère la desserte exclusive de San-Francisco mais perd la desserte de New-York depuis la province au profit d’Air France.

La fusion UTA – Air France est progressive et la première étape est franchie le 1er janvier 1992 avec le transfert de toute l’activité aérienne d’UTA (flotte, exploitation commerciale, effectifs) à Air France. Dans la coquille aux trois quarts vide de l’UTA, ne subsistaient plus que l’activité industrielle, et les loyers versés par Air France pour la location gérance de l’activité aérienne.

Le décret 92-1322 du 18 décembre 1992 autorise officiellement la fusion-absorption entre la Compagnie nationale Air France et la société UTA. La société issue de la fusion-absorption retient le nom de Compagnie nationale Air France et obtient le statut de société anonyme à participation ouvrière.

Le problème posé à Air France par l’absorption d’UTA, était l’existence de la Coopérative de Main-d’Œuvre, qui l’aurait obligée à payer 15/90e de la valeur de liquidation d’UTA.

Par décision de l’assemblée générale extraordinaire du 29 décembre 1992, Air France, société à participation ouvrière régie par la loi de 1917, a absorbé la Compagnie UTA. Tout son patrimoine a été transféré à Air France. Dans le même temps, la dénomination sociale d’Union de transports aériens disparaissait, pour être remplacée par celle de Compagnie nationale Air France. Les statuts ont été modifiés, pour tenir compte de la transformation de la société en entreprise publique de premier rang, mais la forme de société à participation ouvrière a été conservée. Pour procéder à l’échange des actions UTA contre les actions Air France, il convenait de procéder à l’estimation de la valeur relative d’UTA par rapport à Air France.

La fusion effective et la disparition du pavillon UTA est réalisée le 31 décembre 1992.

C’est sa structure juridique qui est aujourd’hui celle du groupe Air France-KLM, holding contrôlant Air France et KLM.

Source : Wikipédia.

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