Ludwig Boltzmann, physicien.

Physicien et philosophe, Ludwig Eduard Boltzmann est né à Vienne le 20 février 1844 dans une famille de la bourgeoisie autrichienne. Il se révéla déjà très intéressé à la nature au lycée de Linz où il collectionna des papillons et des plantes. À l’université de Vienne, il soutient en 1866 une thèse sur la théorie cinétique des gaz sous la direction Josef Stefan, dont il deviendra l’assistant. Pendant sa longue et impressionnante carrière de professeur, il enseigna la physique mathématique aux universités de Munich, Leipzig et de Graz.

Après une tentative de suicide à Leipzig en 1901, il se pend lors de vacances familiales à Duino près de Trieste le 5 septembre 1906, à l’âge de 62 ans. Outre ses troubles de santé, il souffrait fréquemment de dépression en raison des oppositions les plus vives qu’il rencontra, surtout dans le monde germanique, en tant que partisan déclaré de l’atomisme, pour lequel il a lutté jusqu’à la fin et qu’il considéra comme la meilleure description qui puisse être donnée, à ce moment, des phénomènes.

La tombe de Boltzmann au Zentralfriedhof comporte une équation inscrite au-dessus de la statue du physicien, à savoir S = k ln ω, qui exprime l’entropie S en fonction du nombre ω des états d’énergie équiprobables possibles, avec k la constante de Boltzmann. (Wikipedia)

«La contribution majeure qu’il a apportée à la philosophie des sciences commence seulement à être reconnue. On admet généralement qu’il a anticipé certaines des idées de base de l’épistémologie de Popper – en particulier la conception évolutionniste de la théorie de la connaissance et de l’épistémologie appuyée sur la théorie de Darwin, dont il était un adepte passionné – et certains aspects de la théorie kuhnienne des révolutions scientifiques. Et l’on sait, grâce à des manuscrits et à des lettres publiés récemment, qu’il a même essayé, dans les dernières années de sa vie, d’écrire un ouvrage de philosophie proprement dite. Représentant de la tradition philosophique autrichienne, ses idées ont pu influencer Wittgenstein et les membres du Cercle de Vienne, et présentent par moments une analogie assez remarquable avec certaines des thèses de la philosophie «analytique» ou «linguistique» (selon «Journée du centenaire de la mort de Ludwig Boltzmann organisée par Jacques Bouveresse le 22 novembre 2006 au Collège de France ; J. Bouveresse «Ludwig Boltzmann, l’explication scientifique et le problème de la réalité des atomes», Collège de France, Paris, jeudi le 4 avril 2002.

« Physicien et philosophe des sciences, Ludwig Boltzmann est un des penseurs les plus originaux de la seconde moitié du XIXe siècle. Son influence a été profonde sur le développement de la science moderne. Par son interprétation de l’entropie, qui introduit la probabilité en thermodynamique, il a inspiré les travaux de Planck et d’Einstein sur la théorie statistique du rayonnement, sur l’hypothèse des quanta et des photons.Il a été l’un des créateurs de la théorie cinétique des gaz qu’il n’a cessé de considérer comme un exemple privilégié pour la philosophie de la science et qu’il a enrichie d’un théorème, connu sous le nom de théorème H, concernant la répartition des vitesses des molécules.Son œuvre scientifique proprement dite, riche et complexe, est tout entière marquée par des débats sur les principes, dont l’actualité demeure. S’il n’a pas laissé un exposé systématique de la méthodologie en matière de physique théorique, Boltzmann a eu, à cet égard, un rôle de premier plan par son enseignement et les controverses auxquelles il a intensément participé.Une vie de recherche La renommée internationale de Boltzmann a été considérable. parce qu’il fut à peu près le seul à résister au dogmatisme de la phénoménologie ».

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Sources : Agora, YouTube.

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