Ludovico Ariosto, dit “L’Arioste”, poète.

Ludovico Ariosto :  dit L’Arioste (né le 8 septembre 1474 à Reggio d’Émilie et mort le 6 juillet 1533 à Ferrare) est un poète italien de la Renaissance.


Issu d’une famille noble mais sans grandes ressources, l’Arioste reçut une bonne éducation humaniste, mais regretta toujours de ne pas avoir appris le grec. Chargé très tôt d’assurer l’éducation de ses frères et sœurs, il ne put se consacrer autant qu’il l’aurait souhaité à l’étude et à la poésie. Entré en 1504 au service du cardinal Hippolyte d’Este, il accomplit pour ce prince de nombreuses ambassades, notamment auprès du pape Jules II. Ayant refusé de suivre le prélat en Hongrie, il passa au service d’Alphonse d’Este, duc de Ferrare et frère du cardinal. Ce dernier lui confia comme ultime charge le gouvernement de la Garfagnana, une province rude et infestée par le brigandage. Il s’en tira avec honneur et put enfin se retirer dans sa petite maison de Ferrare (toujours visible) entouré par l’affection de sa maîtresse et de son fils.

C’est entre ces diverses charges que l’Arioste ne cessa de travailler à son chef-d’œuvre, l’Orlando furioso (Roland furieux), parodie du poème chevaleresque, est de fait une suite au Roland amoureux de Matteo Maria Boiardo, son prédécesseur. Il y tresse, avec habileté et ironie, trois grands thèmes : la guerre entre Charlemagne et les Sarrasins, la folie de Roland vainement amoureux de l’inconstante Angélique, enfin les amours et le mariage de Roger (it) et Bradamante, ancêtres imaginaires de la dynastie d’Este. Composé de 46 chants, dont l’unité poétique est le huitain (stanza), mêlant le tragique au plaisant, le lyrique au romanesque, usant avec autant de liberté que de maîtrise de toute la culture européenne, d’Homère aux contemporains en passant par les romans médiévaux, le Roland furieux, expérience livresque et humaine de l’Arioste en une symphonie perpétuellement mouvante de personnages et d’événements qui, après l’écroulement des repères du Moyen Âge, reflète le scepticisme souriant de la Renaissance. Ses compatriotes, l’ont surnommé le divin Arioste et son ottava rima a été appelé ottava d’oro (la huitième d’or).

Il publia son poème pour la première fois en 1516, en 40 chants1, mais il ne cessa de le retoucher et en donna en 1532 une édition augmentée de six chants.

L’Arioste écrit son chef d’œuvre chevaleresque, Orlando furioso, à Ferrare, mais c’est aussi dans cette ville qu’il situe sa comédie satirique La Lena. Dans celle-ci, les gardes-chasse de la cour vendent subrepticement des faisans qu’ils ont braconné sur les terres du duc, sous le regard de la statue silencieuse de Borso d’Este.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

 

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