Louis Marie Marc Antoine de Noailles, général et homme politique.

Le vicomte Louis Marie Marc Antoine de Noailles, né à Paris le 17 avril 1756 et mort à La Havane (Cuba) le 7 janvier 1804, est un général et homme politique de la Révolution française.

Louis Marc Antoine de Noailles descend de la maison de Noailles, une famille noble originaire de Noailles, dans le Limousin, connue depuis le XIIIe siècle. Il est le fils cadet de Philippe de Noailles (1715-1794), duc de Mouchy, maréchal de France, et de la duchesse, née Anne Claude Louise d’Arpajon (1729-1794) que la future reine Marie-Antoinette surnommera “Madame l’étiquette”.

Selon la tradition familiale, il choisit la carrière militaire. En 1771, il est sous aide major au régiment de Noailles cavalerie, en 1773 aide major avec le rang de capitaine. En 1778, il est aide maréchal-général des logis surnuméraire en Bretagne et en Normandie ; en 1779 mestre de camp en second au régiment colonel général de hussards. De 1779 à 1781, il suit son beau-frère, La Fayette, engagé dans la guerre d’indépendance des États-Unis. Il participe à trois combats en mer, à la prise de Grenade, à l’attaque de Savannah. Aux côtés de Rochambeau, il règle la capitulation de Yorktown.

En 1780, il est décoré de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis et devient mestre de camp commandant le régiment du Roi. En 1788, il est colonel commandant le régiment des chasseurs d’Alsace.

Le 28 janvier 1789, il est nommé grand bailli d’épée de Nemours. En mars 1789, il préside l’assemblée des trois ordres du Baillage de Nemours et l’assemblée particulière de la noblesse. Cette assemblée l’élit député de la Noblesse aux États généraux de 1789 en acceptant le principe de l’égalité des impôts et celui d’un cahier commun.

Vicomte de Noailles, carte maximum, Maintenon, 25/02/1989.

Il siège aux Etats-généraux avec son frère aîné, le prince de Poix, et avec son beau-frère, La Fayette. Acquis aux idées nouvelles. Il joue un rôle important dans l’abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août 1789, se signalant par son enthousiasme. Il siège ensuite à l’Assemblée constituante jusqu’à l’automne 1791, s’impliquant activement dans la Révolution. Au milieu de 1790, il appartient aux Jacobins, puis passe aux feuillants au milieu de 1791, et en février 1791, il préside l’Assemblée constituante.

Lors du retour de la famille royale après l’évasion manquée des 20 et 21 juin 1791, il sauve de justesse Marie-Antoinette de la foule. Il est affecté le 28 novembre 1791 à l’armée du Nord avec le grade de maréchal de camp. Son frère ayant émigré, il se trouve suspect et quitte la France pour la Grande-Bretagne, puis pour les États-Unis en mai 1792. Il y retrouve plusieurs autres constituants aussi émigrés, Briois de Beaumetz, Talleyrand, La Rochefoucaud Liancourt.

Restée en France, son épouse est guillotinée le 4 thermidor an II (22 juillet 1794) avec sa mère et sa grand-mère. Elles sont inhumées au cimetière de Picpus.

Il revient en France à l’arrivée au pouvoir de Bonaparte. En décembre 1802, il se met au service du général de Rochambeau, fils du maréchal Jean-Baptiste Donatien de Vimeur de Rochambeau qui combat contre les Noirs révoltés de Toussaint Louverture à Saint-Domingue. Lorsqu’il se rend aux Britanniques le 30 novembre 1803, Noailles refuse de capituler et embarque ses soldats et une partie des habitants du Môle-Saint-Nicolas sur les sept bâtiments qui mouillent dans le port. Nuitamment, il traverse les lignes ennemies et met voile vers Cuba. Mais la goélette sur laquelle il se trouve, le Coursier, rencontre par hasard la corvette britannique Hazard. Ne pouvant lui échapper, il choisit de l’affronter à la nuit tombée, le 1er janvier 1804. Il monte le premier à l’abordage à la tête d’une trentaine de grenadiers et s’empare du vaisseau qu’il ramène à La Havane. Mais il décède des suites des blessures reçues lors du combat.

Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile. Grâce à lui, plusieurs centaines de réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique ont pu transiter par Cuba.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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