L’ortie.

Les orties (Urtica) sont un genre de la famille des Urticacées qui regroupe une trentaine d’espèces de plantes herbacées à feuilles velues. On en trouve 11 en Europe dont 5 en France.

En Europe de l’Ouest, les espèces les plus courantes sont la grande ortie (Urtica dioica, 50 cm à 1 mètre, vivace) et l’ortie brûlante (Urtica urens, moins de 50 cm, annuelle). Urtica pilulifera (ortie à pilules, ortie romaine) se rencontre dans le midi et l’ouest de la France, Urtica membranacea (ortie membraneuse) se rencontre dans le midi méditerranéen et Urtica atrovirens uniquement en Corse.

La grande ortie et l’ortie brûlante (feuilles et racines) sont utilisées comme des plantes médicinales. Les feuilles sont couramment utilisées comme toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales).

La grande ortie est également très utilisée à des fins alimentaires, industrielles (pour sa fibre) et agricoles (en tant qu’engrais vert et insecticide).


Ce sont des plantes herbacées à feuilles opposées, pétiolées, fortement dentées ou incisées, à stipules libres, dont le limbe est de forme elliptique. Les plantes sont hérissées de poils raides (appelés scientifiquement trichomes urticants) sécrétant un liquide très irritant. Les espèces sont nitrophiles et rudérales.

Les fleurs mâles et femelles sont séparées, soit sur le même pied (plantes monoïques) soit sur des pieds différents (plantes dioïques).
Les fleurs femelles sont verdâtres et pendantes, réunies en inflorescences plus ou moins serrées, selon les espèces. Le périanthe est à 4 divisions très inégales, les 2 extérieures petites ou nulles. Le style est presque nul, le stigmate est en pinceau.

Les fleurs mâles sont jaunâtres et ont un port plus horizontal et étalé ou en épi. Leur périanthe est à 4-5 divisions. Les 4-5 étamines, à filets longs, repliés, sont pliés dans la corolle, se détendent soudainement lors de la fécondation et répandent un nuage de pollen sur les fleurs femelles
Le fruit est un akène ovoïde-comprimé, renfermé dans le périanthe.

Les poils urticants contiennent de l’histamine, de l’acétylcholine et de la sérotonine qui irritent la peau. De l’acide formique (l’arme de défense des fourmis et des abeilles) est également présent mais joue un rôle mineur dans l’irritation. Ces poils ont à leur extrémité une pointe de silice qui permet de pénétrer la peau des animaux qui s’en approchent trop. Les poils urticants de l’ortie sont aussi fragiles que du verre. Ils se brisent comme l’extrémité des ampoules de médicaments et injectent dans la peau l’histamine (pouvoir histaminolibérateur de l’ortie) à qui serait dû le prurit (sensation de démangeaison) et les troubles de la motricité des vaisseaux responsables de l’érythème, ainsi que les autres composants qui provoquent une sensation de brûlure puis donnent une urticaire de contact (plaques rouges et gonflées d’eau).

Le botaniste Charles Naudin constate en 1874 à Collioure qu’un épisode venteux violent et prolongé a pour effet de faire disparaître durant une semaine la propriété urticante des orties.

L’ortie permet la fabrication de purin d’ortie, par macération d’orties hachées dans de l’eau ou du purin pendant quelques jours à l’abri de la lumière. Il sert de fongicide (contre le mildiou), d’insecticide (contre les pucerons et acariens) et d’activateur ou de régulateur de croissance des végétaux9.

La fabrication, l’utilisation et la commercialisation de ce purin sont réglementées en France par l’arrêté du 18 avril 2011.

Certaines sources soutiennent que l’ortie, sans nourrir la plante ni lutter contre les insectes, pourrait stimuler sa croissance11, ce qui pourrait en fait signifier qu’elle favorise l’activité biologique du sol (voir à ce sujet, les travaux de Claude et Lydia Bourguignon.

Les orties sont comestibles. Elles contiennent les huit acides aminés essentiels et des protéines à raison de 8 à 20 % de leur poids frais, 16 à 40 % de leur poids sec (une portion de 300 g d’ortie cuite apporte ainsi la ration journalière de protéines), du fer à raison de 7,8 mg pour 100 g et du calcium à raison de 630 mg par 100 g.

Elles sont utilisées en soupe, salade, soufflés ou en remplacement des épinards.

Les longues fibres de la grande ortie ont été filées dans plusieurs régions d’Europe pour faire de la corde et des toiles de qualité.

La forme SIPF de l’ortie Urtica urens aurait une efficacité thérapeutique sur la fatigue, au moins égale au Sargenor.

L’ortie serait un diurétique (substance qui entraîne une augmentation de la sécrétion urinaire), et agirait sur l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, certains œdèmes, l’hypertension portale ou l’hyperkaliémie.

Traitées par lyophilisation, les feuilles peuvent être utilisées pour combattre le rhume des foins.

Par ingestion, la racine séchée soulagerait la miction en cas d’inflammation bénigne de la prostate.

Appliquée en lotion, elle permettrait de lutter contre l’acné.

En bain de bouche, elle serait efficace contre les infections : aphtes, gingivite, angine.

Chez la femme enceinte, elle favoriserait la stimulation de la production du lait maternel.

Naturellement riche en vitamines A, B et C, l’ortie est également riche en fer, calcium, magnésium, potassium et phosphore18. Elle aurait une action reminéralisante et agirait favorablement sur les cartilages usés des personnes souffrant d’arthrose ou de rhumatismes. En cataplasme, associée à l’argile verte, elle agirait contre les douleurs liées à ces affections.

Le mode de fécondation de l’ortie femelle par l’ortie mâle la rend allergisante par le pollen (cf. Caractéristiques générales), mais par sa consommation, elle posséderait des vertus anti-allergique.

En résumé, l’ortie serait « diurétique, dépurative, antirhumatismale, anti-inflammatoire, antalgique, antimicrobienne, anti-ulcéreuse, anti-anémique, hépatoprotectrice, antioxydante, hypoglycémiante, antiallergique, immunostimulante, hypotensive, tonique, galactogène »

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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