L’orange.

L’orange ou orange douce est le fruit de l’oranger (Citrus sinensis L.) de la famille des Rutacées. Comme pour tous les agrumes, il s’agit d’une forme particulière de baie appelée hespéride. Il existe plusieurs variétés d’oranges classées en quatre groupes variétaux.

Comestible, elle est réputée pour sa grande teneur en vitamine C, bien que cette dernière ne soit pas particulièrement haute comparée à d’autres fruits et légumes. C’est le quatrième fruit le plus cultivé au monde.

L’orange a donné son nom à la couleur secondaire qui, sur le cercle chromatique, prend place entre le rouge et le jaune.


L’orange est le fruit comestible de l’oranger. Comme son nom l’indique, elle est en Europe de couleur orange. Il s’agit, en terme botanique, d’une baie qui possède une peau épaisse et assez rugueuse. Elle se découpe en quartiers comme sa cousine la mandarine. L’orange est un fruit juteux, sucré, excitant et il contient de la vitamine C. On utilise ce fruit pour les salades de fruits, les confitures, ou pour consommer son jus.

Oranges, carte maximum, Cuba, 1965.

Les oranges sanguines tirent leur nom de la couleur totalement ou partiellement rouge de leur chair. Cette coloration est due à la présence d’anthocyane, dont la synthèse démarre chez certaines espèces quand elles subissent un coup de froid. Les anthocyanes de l’orange sont à l’origine bleues mais virent au rouge en présence de l’acidité de l’orange.

L’oranger (Citrus sinensis) est originaire de Chine. On peut distinguer deux grandes routes de pénétration de ce fruit en Europe. La route méditerranéenne fut empruntée, à l’époque des croisades (XIe siècle-XIIIe siècle), par l’orange amère ou bigarade : transmis par les Perses aux Arabes, ce fruit fut implanté en Andalousie, Sicile et Pays valencien, d’où il se diffusa vers le reste de l’Europe. Dans un second temps, à la fin du XVe siècle, les navigateurs portugais découvrirent l’orange douce en Chine et dans l’île de Ceylan, et la rapportèrent en Europe ; son succès finit par évincer l’orange amère.

Jusqu’à la première moitié du xxe siècle, l’orange était un fruit de luxe, et souvent offert comme cadeau de Noël et Saint-Nicolas (Pays-Bas) aux enfants. Sa culture en bac a longtemps été un symbole de pouvoir pour les aristocrates qui lui dédiaient des bâtiments spécialisés : les orangeries.

Le substantif féminin orange est un emprunt, par l’intermédiaire de l’italien arancio, à l’arabe nārang, lui-même emprunté au persan narang, de même sens. Ce mot persan est emprunté au mot sanscrit naranga qui apparait vers l’an 100 dans le traité de médecine hindoue Charaka Samhita, le mot nar y signifiant “parfum”.

D’après le Trésor de la langue française informatisé, la plus ancienne occurrence de orange est l’anglo-normand pume orenge qui se trouve dans les Commentaires sur le Cantique des Cantiques d’Alexandre Neckam, datés de vers 1200 ; l’ancien français pomme d’orenge est attesté dans la Chirurgie d’Henri de Mondeville, datée de 1314 ; puis orenge seul, par ellipse de pomme, est attesté dans le Ménagier de Paris, daté de vers 1393. L’ancien français pomme d’orenge serait un calque de l’ancien italien melarancio.

L’arabe nārang(a) est également à l’origine de naranja en castillan et en espagnol ou encore aràngi en provençal. Pendant longtemps ces fruits remontèrent le Rhône jusqu’à la ville d’Orange, du latin Arausio qui a donné Ouranjo en provençal et Orange en français. Puis elles furent distribuées à partir du port fluvial de cette ville, d’où leur nom de pomme d’Orange, puis d’orange, peut-être aussi par amalgame d’Orange et d’arange.

Carte publicitaire Publibel, Belgique.

L’industrie de l’orange représente un chiffre d’affaires mondial de l’ordre de 2 milliards de dollars américains, les premiers producteurs étant le Brésil et les États-Unis (principalement de la Floride).

Pour consommer ce fruit tous les mois de l’année, des oranges dites de contre-saison sont cultivées. Cette production en zone tempérée chaude réduit l’extension des surfaces de production dans l’hémisphère Sud. Le Chili, l’Uruguay, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande s’imposent. Les ventes estivales sont caractérisées par l’étroitesse de l’offre.

L’exemple de l’Uruguay est ici précisé. Lors de l’indépendance algérienne, des producteurs d’oranges français, décident d’émigrer en Uruguay pour y réimplanter leurs cultures fruitières. Après une installation déstabilisante, les cultivateurs francophones découvrent un marché local difficile. Les exportations lointaines sont un impératif, mais nécessitent une organisation rigoureuse de toute la filière : calibrage, conditionnement, équipements, moyens de transport routiers et maritimes. En 1972, des aides économiques insérées dans le plan Citrico commun au pays voisins de l’estuaire de la Plata, Uruguay et Argentine, posent les jalons jusqu’en 1992.

Nueva Palmica en Uruguay produit des oranges, Campana en Argentine produit des citrons. Les deux villes deviennent des pôles de récolte et d’exportation d’agrumes : des usines lavent, calibrent et trient la récolte. Celle-ci est chargée dans des camions réfrigérés qui transportent les fruits aux navires frigorifiques sur palettes et en cartons. Les plates-formes de distribution traitent avec les enseignes de grande distribution. Les rebuts du tri et du calibrage sont utilisés pour des desserts et des salades de fruits.

Surtout dans la première moitié du XXe siècle, l’orange de Noël, dans les foyers modestes, ouvriers et paysans, désigne un précieux cadeau de Noël, une simple orange éclatante de couleurs au cœur de l’hiver, belle pour sa forme, son odeur. Des écrivains comme Alphonse Daudet, Jean Guéhenno, Michel Peyramaure, l’ont évoquée dans leurs œuvres.

La pomme est le premier fruit consommé en France (part de marché en 2010 : 22,6 %) devant l’orange (12,3 %) et la banane (12,2 %).

Le fruit est consommé frais, mais il est aussi utilisé dans d’innombrables recettes comme le jus d’orange (54 % du marché des jus de fruits), les confitures, les pâtisseries, les peaux d’orange confites, certains alcools, ou le canard à l’orange…

Les zestes, confitures ou marmelades faits avec des écorces d’oranges traitées avec des produits phytosanitaires peuvent contenir des quantités significatives de résidus de pesticides. Les écorces attaquées par des champignons ou moisissures (moisissure bleue notamment) peuvent également contenir des mycotoxines.

Les peaux d’oranges, mais aussi des autres agrumes (citrons, pamplemousses, etc), libèrent communément par pression ou par grattage des molécules de furocoumarines. Un contact prolongé ou un frottement avec la peau couplé à une exposition au soleil peut provoquer des rougeurs irritantes et des démangeaisons désagréables, il s’agit de brûlures (« coups de soleil ») favorisées par les furocoumarines qui sont photosensibilisantes pour la peau, et non d’une allergie. Ce sont ces mêmes gammes de molécules à base “coumarine” qui expliquent l’odeur des essences d’oranges et leurs implications relaxantes. Une étude chez l’homme a montré l’effet anxiolytique de l’odeur de l’essence d’orange diffusée dans l’atmosphère.

L’orange, ou autre agrume, piquée de clous de girofle et enrobée de poudre d’épices est la version végétale du bijou en métal précieux ciselé contenant l’ambre gris, la civette ou le musc et nommé « pomme de senteur » « pomme d’ambre », pomander, pomandre ou pommandre. Portée sur soi dans un sachet suspendu au cou, elle était, au Moyen Âge, censée protéger de l’infection. En ameublement, elle sert aujourd’hui à parfumer et décorer la maison ou, placée dans les armoires, à protéger le linge contre les mites.

Voir aussi cette vidéo [wpicons-icon icon=”wpicons-video-camera” size=”28px”]

Sources : [wpicons-icon icon=”wpicons-wikipedia1″ size=”26px”] [wpicons-icon icon=”wpicons-youtube2″ color=”#dd3333″ size=”28px”]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.