L’iris.

L’Iris (nom masculin) est un genre de plantes vivaces à rhizomes ou à bulbes de la famille des Iridacées. Le genre Iris contient 210 espèces et d’innombrables variétés horticoles. On trouve souvent dans les jardins des Iris hybrides horticoles appelés à tort Iris germaniques.


Plantes vivaces, composées dont les plus répandues sont :

les bulbeuses (type iris de Hollande) ;
les iris à rhizome (type iris de jardin) possédant une tige souterraine (rhizome) charnue horizontale qui fait aussi office d’organe de réserve nutritive. Tige très développée.

Les feuilles sont alternes, à base engainante, presque toujours ensiformes.

Grandes fleurs hermaphrodites groupées en cymes hélicoïdes, entourées à plusieurs dans des bractées appelées spathes, puis s’ouvrant en six tépales pétaloïdes semblables disposés sur deux rangs :

  • Les trois tépales extérieurs ou sépales sont horizontaux ou réfléchis, à large limbe ;
  • les trois tépales intérieurs ou pétales, plus petits, sont dressés, souvent connivents.
Iris, carte maximum, Suisse.

Trois étamines constituées de deux éléments : le filament et l’anthère sur lequel se trouve le pollen, insérées à la base des tépales extérieurs, à anthères extrorses (le pollen est libéré vers l’extérieur de la fleur, en l’occurrence les trois grands tépales).

Style à trois stigmates très dilatés, pétaloïdes.

Le fruit, soudé avec le tube du périanthe, est une capsule à trois loges contenant plusieurs graines.

Comme de nombreuses plantes à fleurs, les premiers iris sont apparus vers la fin du Crétacé (Campanien) il y a environ 80 millions d’années dans une zone devenue aujourd’hui l’Antarctique.

On trouve aujourd’hui des Iris dans tout l’hémisphère nord, aussi bien en Europe qu’en Asie, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord.

En climat humide, l’hétérosporiose (Cladosporium iridis) peut créer des taches brunes sur le feuillage sans gêner la floraison ni s’attaquer aux rhizomes. Il convient d’appliquer un fongicide (mélangé à un corps gras pour adhérer aux feuilles cireuses) en début de saison lorsque les feuilles atteignent 10 cm (chaque semaine pendant 4 à 6 semaines) pour limiter la propagation des spores qui pourrait tuer la plante en quelques années.

La pourriture molle, provoquée par la bactérie Erwinia carotovora, peut, elle, attaquer les rhizomes. Dans ce cas, ils mollissent et dégagent une odeur nauséabonde. Cela survient souvent sur sol trop peu drainant et/ou trop riche en matière organique mal décomposée. Il faut supprimer entièrement la partie atteinte en coupant en partie saine avec un outil bien tranchant et propre, puis laisser sécher la surface de coupe et vaporiser avec un antiseptique de type eau de javel ou permanganate dilué.

L’obtention par hybridation de très nombreux cultivars a conduit à l’élaboration d’une classification horticole très différente de la botanique pour les iris de jardin.

En période de floraison des iris, les horticulteurs organisent des événements destinées aux collectionneurs ou simples amateurs. Par exemple, une exposition d’iris en Suisse dans les jardins du château de Vullierens, ou bien encore un Festival de l’Iris qui a lieu chaque année en France au château d’Auvers-sur-Oise.

Selon l’ethnobotaniste François Couplan (2009), les rhizomes (ou « cormes ») de la plupart des espèces d’Iris sont immangeables car très âcres voire toxiques. Mais ceux de plusieurs espèces – en séchant – dégagent une odeur agréable, proche du parfum de la violette ; c’est le cas pour I germanica, I pallida en Europe, plantes utilisées depuis l’antiquité. Leurs rhizomes étaient mastiqués, ou réduits en poudre pour aromatiser certains plats ou desserts.

Ils servent aussi à aromatiser certains alcools (Gin ou Chianti par exemple) ; Quand le vin prenait un goût de moisi en fermentant dans son tonneau, on y jetait un rhizome d’Iris pour cacher ce goût et améliorer le vin ;

Au Japon et dans d’autres régions d’Asie I sibirica et (naturellement aussi présent en Europe centrale et de l’Est), et I tectorum (parfois aujourd’hui présent dans les jardins en Europe comme plante décorative) sont cultivés pour produire de la fécule de racine, bien que certains cultivars ou souches aient un goût très âcre.

Le rhizome d’ Iris filifolia était mangé en Afrique du nord, et celui d’ Iris germanica était consommé en Anatolie (outre une essence aromatique, il contient des composants amylacés, pour 50% de son poids environ, du tanin, un glucoside (irisine) et des fibres. Il était réputé expectorant et diurétique, mais ceux d’autres espèces comme Iris pseudacorus et Iris foetidissima (trouvé dans le sud et l’ouest de l’Europe) ou Iris sibirica sont toxiques (irritants, vésicant émétiques et purgatifs).

Graines : celles de l’ Iris pseudacorus, longuement torréfiées, ont servi de succédané au café, et en Alaska celles de l’ Iris setosa étaient consommées torréfiées.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.