L’institut national de la santé et de la recherche médicale INSERM.

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (ou Inserm,  est un établissement public à caractère scientifique et technologique français spécialisé dans la recherche médicale. Il est placé sous la double tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du ministère des Solidarités et de la Santé. Son président est Gilles Bloch depuis 2019.


L’Inserm est créé en 1964 par Raymond Marcellin, le ministre de la Santé, sur les conseils de son conseiller Georges Mathé, de Gabriel Richet et de la Délégation générale à la recherche scientifique et technique, par le décret 64-627 du 18 juillet 1964. Le nouvel institut est une émanation de l’Institut national d’hygiène (INH), créé en 1941 sous le gouvernement de Vichy et des seize centres de recherche impulsés par l’Association Claude-Bernard. Les chercheurs et techniciens sont transférés et de nouveaux laboratoires sont fondés, l’INH étant sous-dimensionné par cet aspect.

Inserm, carte maximum, Lyon, 3/07/2014.

En 1964, le budget alloué à l’INH est de 54 millions de nouveaux francs pour un effectif de 1 065 agents dont 452 chercheurs et 613 ITA. Il passe en 1974, à la suite d’une hausse importante des moyens de la recherche médicale, à 246 millions pour un effectif de 4 589 agents dont 2 804 chercheurs et 1 785 ITA).

En 1983, l’Inserm devient un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST).

Depuis avril 2009 Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé) rassemble les grands acteurs de la recherche biomédicale en France, à savoir huit grands établissements publics — le CNRS, l’INRIA, l’Inserm, l’Institut Pasteur, auxquels s’associent les universités et les CHU avec pour objectif de coordonner équipes et programmes.

L’Inserm a depuis lors pour mission l’étude de la santé humaine avec pour vocation d’investir le champ de la recherche biomédicale fondamentale et appliquée, dans les domaines de la biologie cellulaire, la biologie moléculaire, la génétique, la physiologie, la physiopathologie, la thérapie génique, l’épidémiologie, l’imagerie médicale, etc. Son expertise permet notamment une saisine de la Haute autorité de santé (HAS) pour actualiser les recommandations professionnelles dans les différents domaines.

En 2016, l’Inserm s’est doté d’un plan stratégique pour anticiper les défis de la révolution biologique, technologique et accompagner l’évolution de ce que sera la médecine de demain. Ce plan est accompagné d’un contrat d’objectifs avec l’État pour la période 2016-2020.

L’Inserm est dirigé par un président entouré de deux instances scientifiques, le conseil scientifique et les commissions scientifiques spécialisées, et d’une instance administrative, le conseil d’administration.

En 2017, l’Inserm est constitué de 281 unités (pour la plupart, environ 85 %, insérées au sein d’hôpitaux et d’universités), 36 centres d’investigation clinique, de 34 unités de service et de 31 laboratoires européens et internationaux associés. La plupart des unités sont mixtes dans leur rattachement et leur financement, c’est-à-dire labellisées également en tant qu’unités CNRS ou départements universitaires.

Le personnel est réparti en deux corps distincts : les chercheurs (directeurs et chargés de recherches) d’une part ; les ingénieurs et techniciens (ingénieurs de recherches, ingénieurs d’études, assistants ingénieurs et techniciens) d’autre part. En 2017, près de 15 000 personnes travaillent au sein de structures dépendantes ou associées à l’Inserm, dont 5 147 titulaires de l’institut, réparties dans 276 unités de recherche.

L’Inserm publie chaque année un rapport d’activité. En 2017, les chercheurs de l’Inserm ont été à l’origine de 13 220 publications scientifiques dont 6 000 cosignées par au moins un autre pays.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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