L’île Margarita (Vénézuela).

Margarita (isla de Margarita en espagnol) est une île du Venezuela, surnommée « la perle des Caraïbes », située dans la mer des Caraïbes, au nord-est de Caracas. Elle fait partie des Petites Antilles et se trouve à 21,8 km au nord-nord-ouest de la punta Celina, sur la côte septentrionale du Venezuela. Avec les îles Coche et Cubagua, Margarita constitue l’unique État insulaire du Venezuela, l’État de Nueva Esparta. C’est l’une des principales destinations touristiques du pays. Sa population est d’environ 490000 habitants.


Paraguachoa était le nom donné à l’île Margarita par ses premiers habitants, les Indiens Guaiqueris. Ce nom signifie « abondance de pêche ». L’île fut visitée vers la fin du xve siècle par Christophe Colomb, qui la visita le 15 août 1498 – au cours de son troisième voyage – et lui donna son nom. Baptisé ainsi en l’honneur de l’infante d’Espagne Marguerite d’Autriche, jeune épouse du prince Jean d’Aragon, deuxième enfant des Rois Catholiques Ferdinand II d’Aragon et Isabelle Ire de Castille.

Un quart de siècle plus tard, elle fut concédée par une capitulation de l’empereur Charles Quint, le 18 mars 1525, à Marcelo de Villalobos.

Par la suite, la découverte d’importants bancs d’huîtres perlières attira l’attention de nombreux pirates et des conquistadors espagnols. Le  développement de cette activité entraîna le début de l’esclavagisme dans l’île, dont furent victimes les indigènes Guaiqueris. Ceux-ci reçurent les conquistadors fraternellement, sans savoir qu’ils allaient être convertis en esclaves de leur propre richesse.

C’est durant l’époque coloniale qu’ont été fondées les villes et leurs  dépendances pour l’administration de cette province : La Asunción, capitale de l’État de Nueva Esparta et Porlamar, la ville la plus commerciale de la région.

Margarita n’échappa pas à l’activité de la piraterie qui — au cours des XVIe et XVIIe siècles — dévastait la région de la mer des Caraïbes. Tout au long de la période coloniale, elle eut à subir de nombreuses attaques de pirates (ainsi on a compté quatorze assauts entre 1565 et 1595), et pour cette raison elle dut se fortifier. Des sept forteresses construites, il en reste deux : le Castillo de San Carlos de Borromeo, situé à Pampatar et le Castillo de Santa Rosa, à La Asunción. Ces différentes forteresses et sites historiques que l’on peut voir sur l’île sont le témoignage de ces trois siècles de domination espagnole, qui prit fin en 1811, lorsque le libertador Simón Bolívar déclara l’indépendance du Venezuela.

Le 4 mai 1810, la province de Margarita s’était ralliée à l’appel à  l’indépendance lancé – en avril de la même année – par la province de Caracas. Le 5 juillet 1811, elle a été une des sept provinces qui ont signé l’Acte de l’Indépendance du Venezuela, décision qui lui a valu l’attribution de l’une des huit étoiles qui ornent aujourd’hui le drapeau national (la huitième étant placée en l’honneur de Simón Bolívar).

L’île de Margarita représente l’essentiel de l’État de Nueva Esparta qui regroupe quelques autres îles au large des terres vénézuéliennes. C’est, avec une superficie de 1 072 km2, la plus grande île du pays. Elle est située entre les latitudes 10° 52′ N et 11° 11′ N et les longitudes 63° 47′ 0 et 64° 24′ 0. Sur sa partie la plus large, d’ouest en est elle mesure 62 km, et du Nord au Sud 32 km. Margarita se caractérise par la présence de deux masses montagneuses reliées entre elles par une lagune naturelle appelée « La Restinga ». Elle compte de multiples plages de sable fin, bordées de cocotiers et de villages traditionnels.

Contrairement au continent, les précipitations sont assez rares sur l’île et le soleil brille presque toute l’année. Le climat est agréable, avec des  températures comprises entre 24 °C et 32 °C, les vents alizés venant rafraîchir l’atmosphère et offrir de beaux spots de Kitesurf. De plus, sa position géographique la protège des cyclones.

La Asunción, capitale de l’État de Nueva Esparta, est également la capitale de l’île. Elle a su conserver son caractère colonial, avec son château de Santa Rosa, célèbre pour avoir été en 1816 le lieu de captivité de Luisa Cáceres de Arismendi, héroïne de la guerre d’indépendance, et son église, construite au XVIe siècle, qui est l’une des plus anciennes du Venezuela.

Au sud-est de Margarita se trouve la partie plus peuplée de l’île. C’est là où est située Porlamar, fondée en 1536 sous le nom de Villa del Espíritu Santo. C’est la plus grande ville de Margarita, avec environ 85 000 habitants. Elle se trouve entre les villes de Los Robles et Pampatar, et forme avec elles ce que l’on peut considérer la capitale commerciale de Margarita. Tout près de là se trouve la ville de El Valle (la vallée), où est né Santiago Mariño, héros de l’indépendance du Venezuela, et où se produisit l’apparition de la vierge de El Valle, la patronne de l’île.

Au nord-est de l’île, se trouve la ville de Juan-Griego (environ 25 000 habitants) d’où l’on peut visiter un petit fort et admirer le coucher de soleil. Cette ville sera désenclavée et reliée à Porlamar par la construction (en cours) d’une autoroute qui devrait être terminée fin 2009.

La partie Ouest de Margarita bien que très belle, est beaucoup moins  développée que l’autre partie.

La dernière estimation comptabilise 676 454 hbts (2011) pour l’île, mais d’autres chiffres donnent 550 000 avec une croissance potentielle de 60 000 par an. L’accroissement s’est surtout accéléré entre 2004 et 2008. Depuis 2009, un net ralentissement dû à la crise se fait sentir.

Source : Wikipédia.

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