L’Île de l’Ascension.

L’île de l’Ascension est une île de l’océan Atlantique sud, située dans l’hémisphère austral, juste au nord du 8e parallèle sud, entre l’Afrique et l’Amérique du Sud et à 1 544 kilomètres au sud-sud-ouest des côtes méridionales du Liberia. Elle fait partie du territoire britannique d’outre-mer de Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha. La capitale de l’île est Georgetown.


L’île est la partie émergée d’un immense volcan sur la dorsale atlantique dont la base, par 3 200 m de fond, fait 60 km de diamètre et culmine à 850 mètres à la Green Mountain (également appelée The Peak). Il date de 1,2 million d’années.

Bien que normalement située en pleine zone humide intertropicale, l’île de l’Ascension est très sèche et possède un climat de type BWh c’est-à-dire un climat chaud du désert selon la classification de Köppen.

Cette île a été découverte en 1501 par l’explorateur portugais Joao da Nova Castelia. « Redécouverte » une seconde fois, deux ans plus tard, par Afonso de Albuquerque, le jour de l’Ascension, il lui donna le nom de cette fête religieuse.

L’île est restée inhabitée jusqu’au 22 octobre 1815, peu après que  l’empereur Napoléon Ier, contraint à l’exil, arrive à l’île Sainte-Hélène, le 15 octobre 1815. Les Britanniques établissent alors une petite garnison sur l’île puis en revendiquent la possession afin de prévenir tout risque d’évasion de l’empereur. L’île a connu un déclin au XXe siècle avec l’ouverture du canal de Panama. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis y ont construit un aérodrome militaire.

En 1982, l’île de l’Ascension a joué un rôle déterminant lors des opérations militaires britanniques de la guerre des Malouines (missions « Black Buck ») en constituant la seule base utilisable de l’Atlantique Sud.

Aujourd’hui, elle compte une petite communauté américaine (vivant sur la base militaire), ainsi qu’une base SIGINT (interception des  communications) dirigée par la branche civile du GCHQ britannique, la Composite Signals Organisation (CSO). Le gouvernement britannique a demandé à la Commission des limites du plateau continental une extension de ses droits souverains jusqu’à une distance de 350 milles nautiques (648 km).

En 1836, Charles Darwin a visité l’île de l’Ascension et a constaté qu’il s’agissait d’une île aride, dépourvue d’eau douce et d’arbres. Il pensa que le reboisement serait le seul moyen de développer l’île. En 1843, le botaniste et explorateur Joseph Hooker visita Ascension. En 1847, Hooker, avec les encouragements de Darwin, informa la Royal Navy qu’avec l’aide des Jardins botaniques royaux de Kew, ils devraient instaurer un plan à long terme du transport d’arbres de Londres vers l’île de l’Ascension. Ces arbres plantés ont pour but de capturer plus de pluie et d’améliorer le sol, permettant à l’île relativement déserte de devenir un jardin. Ainsi, à partir de 1850, chaque année, les bateaux déposaient un assortiment varié de plantes provenant de jardins botaniques en Argentine, en Europe et en Afrique du Sud. À la fin des années 1870, pins de Norfolk, eucalyptus, bambous et bananiers coexistaient à profusion en une forêt tropicale luxuriante mais artificielle au plus haut point de l’île, à Green Mountain.

La zone pourrait receler des réserves d’hydrocarbures.

L’île a fait l’objet d’une invasion biologique par une espèce importée de fougère.

Les chats harets présents sur l’île étaient une grande menace pour les oiseaux. Une campagne d’éradication a été menée avec succès par la Royal Society for the Protection of Birds, jusqu’à 2006 et beaucoup d’espèces marines sont retournées. Cependant, en 2016, la population de rats est en forte augmentation et commence à s’attaquer aux œufs et poussins de la sterne fuligineuse.

En 2019, le gouvernement de l’Ascension souhaite créer une aire marine protégée sur les 440 000 m2 de l’île. Le gouvernement britannique annonce participer à hauteur de 7 M£ afin de financer la protection de la zone, qui se fera principalement par surveillance satellitaire.

L’île de l’Ascension possède un aéroport (code AITA : ASI). Elle dispose également d’une des stations de suivi des lanceurs d’Arianespace après les stations GALLIOT (Guyane française) et NATAL (Brésil) tirés vers l’Est.

La population est composée principalement de Saint-Hélénais, ainsi que d’Américains et de Britanniques.

En 1998, il y avait 1 122 habitants. En 2004, la population de l’île n’était plus que de 950 habitants. En 2016, il n’y avait plus que 806 habitants. En 2018, on comptait 880 habitants. Début 2020, on compte 806 habitants.

Source : Wikipédia.

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