L’hypertension artérielle.

L’hypertension artérielle (HTA) persistante est une pathologie  cardiovasculaire définie par une pression artérielle trop élevée. Souvent multifactorielle, l’HTA peut être aiguë ou chronique, avec ou sans signes de gravité. On parle communément d’hypertension artérielle pour une pression artérielle systolique supérieure à 140 mmHg et une pression artérielle diastolique supérieure à 90 mmHg.


La pression artérielle doit être mesurée plus qu’une fois, en position assise ou allongée, après 5 à 10 minutes de repos. Le médecin mesure deux nombres :

  • celui de la pression artérielle systolique ou PAS qui reflète la pression lors de la contraction du ventricule gauche (systole), ainsi que les résistances vasculaires périphériques ;
  • la pression artérielle diastolique ou PAD ;
  • une pression artérielle moyenne se calcule à partir des deux premiers.
    Pour parler d’hypertension artérielle (HTA), la mesure doit être confirmée lors de trois consultations médicales sur une période de 3 à 6 mois, sauf en cas d’HTA sévère, où l’on considère en France que deux consultations sur une période de quelques jours suffisent.

Les mesures s’expriment en centimètres ou en millimètres de mercure (Hg). La tension artérielle est considérée comme précédant une hypertension artérielle pour des valeurs de la pression artérielle systolique comprises entre 120 et 139 mmHg et/ou de la pression artérielle diastolique comprises entre 80 et 89 mmHg.

La notion d’hypertension artérielle limite n’existe plus.

Si des valeurs augmentées ne sont retrouvées qu’occasionnellement, on parle alors d’HTA labile qui ne nécessite alors qu’une simple surveillance, éventuellement accompagnée de mesures hygiéno-diététiques.

On parle d’effet « blouse blanche » si la tension est élevée au cabinet du médecin et normale dans la vie de tous les jours. Cette augmentation de la pression est secondaire au stress de la consultation et n’est pas anormale. Cet effet concernerait près d’un quart des patients diagnostiqués comme hypertendus.

Au contraire, on parle d’HTA masquée lorsque les chiffres tensionnels sont normaux au cabinet du médecin et qu’ils sont élevés autrement. Cette définition de l’hypertension artérielle repose en fait sur le rapport bénéfice/risque d’un traitement et ne reflète pas la normalité d’une valeur au point de vue statistique. Elle a varié dans le temps, les chiffres à atteindre tendant à diminuer. Par exemple, les recommandations américaines de 2017 définissent l’HTA par une valeur supérieure à 130/80 mmHg.

L’hypertension artérielle n’est donc pas une maladie mais représente un facteur de risque qui, s’il est traité, permet d’éviter, dans une certaine mesure, des complications.

Le risque augmente avec l’élévation de la tension artérielle et il est souhaitable d’avoir des chiffres tensionnels le plus bas possible. Cependant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fixé des seuils, en tenant compte à la fois des risques tensionnels et des inconvénients liés aux traitements. La dernière révision définissant les seuils ci-dessous a été effectuée en 1999 par un groupe de travail réuni sous l’égide de l’OMS et de l’International Society of Hypertension (WHO-ISH) : ces conclusions ont été critiquées en raison de conflits d’intérêt avec des firmes  commercialisant des anti-hypertenseurs.

Si la pression artérielle systolique est inférieure à 140 millimètres de mercure (Hg) (130 mmHg d’après les recommandations américaines) ;
et si la pression artérielle diastolique est inférieure à 90 millimètres de Hg (80 mmHg d’après les recommandations américaines).

Il faut distinguer les critères statistiques purement descriptifs des seuils utiles d’intervention, seuils à partir desquels il y a un intérêt pour les patients d’instaurer un traitement. Ainsi en se fondant sur les résultats d’essais cliniques de bonne qualité méthodologique, il y a indication de traiter l’hypertension artérielle pour des valeurs supérieures  à 160⁄95 mmHg en l’absence d’autre facteur de risque ou de complications, et à 140⁄80 mmHg chez les patients diabétiques et/ou après accident vasculaire cérébral. Le concept de pré-hypertension est inutile aux soins.

Une hypertension est dite « résistante » si elle reste élevée malgré l’administration concomitante de trois médicaments anti-hypertenseurs dont un diurétique de type thiazidique. Elle concernerait de 20 à 30 % des HTA.

Les statistiques exhaustives sont difficiles à produire, car elles concernent essentiellement des patients traités, mais on parle parfois d’une épidémie à propos de l’augmentation du nombre de personnes victimes d’hypertension, probablement due à notre alimentation, à des modes de vie plus sédentaires, et à une exposition (de court terme, et/ou chronique) à un air pollué10 (notamment dans les villes et dans les zones de forte pollution de l’air).

En 2000, on estime à environ 26,4 % la proportion d’hypertendus (26,6 % des hommes et 26,1 % des femmes) et 29,2 % devraient être atteintes d’ici 2025 (29 % des hommes et 29,5 % des femmes). Parmi les 972 millions d’adultes hypertendus, 333 millions, soit 34,3 %, proviennent des pays « développés », et 639 millions, soit 65,7 %, sont issus des pays « en développement ». Le nombre d’adultes hypertendus d’ici 2025 pourrait augmenter de 60 % et atteindre 1,56 milliard.

L’hypertension artérielle serait responsable d’un peu moins de 8 millions de décès par an dans le monde et près de 100 millions de jours d’invalidité. Elle serait la cause de près de la moitié des accidents vasculaires cérébraux et des accidents cardiaques.

La mesure de la pression artérielle se fait à l’aide d’un tensiomètre manuel (au stéthoscope) ou automatique. Elle doit être faite au repos, en position assise ou allongée. Elle doit être répétée du fait de la variabilité tensionnelle et doit être faite au moins une fois aux deux bras pour vérifier l’absence d’asymétrie tensionnelle.

Elle est mesurée au bras mais les tensiomètres automatiques sont de plus en plus conçus pour une mesure au poignet (simplicité de mise en place). Elle peut être faite également si besoin au niveau d’une jambe (mollet). La taille du brassard doit être adaptée avec celle du bras (brassard large pour les personnes obèses à gros bras).

Elle peut être faite au cabinet du médecin, ou au domicile du patient. Les systèmes d’automesures automatisée (tensiomètre électronique)  permettent que les mesures soient faites par le patient lui-même à son domicile.

Le MAPA est un système permettant une prise de pression artérielle répétée et son enregistrement sur 24 h.

Toutes les prises de tension s’accompagnent de la mesure de la fréquence cardiaque, faite de manière automatique par les systèmes électroniques.

Source : Wikipédia.

 

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