L’espadon.

L’espadon (Xiphias gladius) est une espèce de poissons pélagiques des mers tropicales et tempérées, unique représentant de la famille des Xiphiidés. Il peut dépasser les 2 m de long et peser plus de 100 kg. Il possède un long « bec » (le rostre) plutôt aplati qui représente le tiers de la longueur totale de l’animal. L’espadon se nourrit de calmars et de poissons. Il peut atteindre les 90 km/h (24,9 m/s) en vitesse de pointe.


De forme allongée et cylindrique, l’espadon se reconnaît aisément par son très long rostre (« épée ») caractéristique. Cet attribut lui donne des airs de ressemblance avec les marlins (famille des Istiophoridés) bien que leur physiologie soit assez différente et qu’ils n’appartiennent pas à la même famille.

Il se distingue des Istiophoridés par son rostre aplati et non conique, l’absence de dents et d’écailles visibles chez l’adulte, des nageoires dorsales et anales distinctement séparées chez l’adulte, l’absence de nageoires pelviennes et la présence d’une seule carène latérale de chaque côté du pédoncule caudal. De plus, l’œil de l’espadon est très grand, en conformité avec sa prédation essentiellement nocturne et sa tendance à descendre plus bas que les marlins dans la colonne d’eau.

Sa couleur varie d’un brun noir sur sa partie dorsale à un brun plus clair sur sa partie ventrale4. Ses nageoires sont brunes ou brun noir.

Il peut mesurer jusqu’à 455 cm de longueur et atteindre les 537 kg. Son espérance de vie est d’une dizaine d’années en mer Méditerranée mais peut aller jusqu’à quinze ans.

La peau des espadons diffère beaucoup de celle des marlins (qui chez l’adulte présente des protubérances en forme de V [écailles osseuses], alors que la peau de l’espadon adulte apparait lisse car ses écailles sont profondément encastrées dans le derme ; Une hypothèse était que les protubérances en forme de V de la peau du marlin pouvaient réduire sa traînée hydrodynamique mais on a montré8 qu’elles ne réduisent pas la friction entre la peau et l’eau (contrairement aux structures trouvée sur la peau du requin, qui réduisent le frottement dans l’eau jusqu’à 8%.
On a aussi supposé que la peau du marlin pouvait jouer un rôle de système d’amortissement dynamique, de piège pour l’air dans la peau cuirasse protectrice contre certaines agressions15 mais ceci n’a pas encore pu être confirmé ou infirmé.

Bien qu’étant un animal ectotherme, l’espadon possède un organe spécial près des yeux qui lui permet de réchauffer ses yeux et son cerveau de 10 à 15 °C par rapport à la température de l’eau. Ce réchauffement permettrait de grandement améliorer sa vision, et donc sa capacité de prédation. Un tel mécanisme n’est recensé que sur quelques espèces de poissons prédateurs tels le marlin, le thon et certains requins.

Comme souvent chez les grands pélagiques, l’espadon est prédisposé à la nage rapide. Toutefois, contrairement aux autres Thonidés qui possèdent un fort pourcentage de muscles rouges propices à une nage soutenue, l’espadon possède un plus fort pourcentage de muscles blancs ce qui le rend plus apte à des pointes de vitesse18. À l’âge adulte, il peut atteindre les 90 km/h (24,9 m/s) en vitesse de pointe.

L’espadon est un prédateur. Il se sert de sa vision développée, capable de s’adapter à un large spectre de luminosité, pour chasser ses proies aussi bien la nuit que le jour. Il se nourrit essentiellement de poissons, mais aussi de crustacés et de calmars.

L’espadon est un poisson pélagique, essentiellement océanique, qui vit généralement entre 200 et 600 m de profondeur et dans des eaux à la température comprise entre 18 et 22 °C.

On le retrouve dans les eaux tropicales et tempérées des océans du monde entier. Il est ainsi présent dans les océans Atlantique, Pacifique et Indien, ainsi que dans des mers comme la mer Méditerranée, la mer Noire et la mer de Marmara.

Très mobile, l’espadon migre souvent vers des eaux plus chaudes en hiver et plus froides en été.

Comme la plupart des poissons, l’espadon est l’hôte de nombreux parasites, dont des cestodes, digènes, monogènes, nématodes et copépodes. Treize taxa de parasites ont été identifiés dans les espadons de Méditerranée22. Certains parasites, en particulier les larves d’Anisakis spp. identifiées par des marqueurs génétiques, pourraient être utilisés comme « marqueurs biologiques » et soutenir l’existence d’un stock d’espadon de Méditerranée.

L’espadon est l’une des cibles préférées des pêcheurs. La vitesse record, la force, le poids et la silhouette célèbre de l’espadon en ont fait l’une des cibles préférées de la pêche sportive, avec un matériel spécialisé. Ce loisir, en expansion, contribue à mettre en danger ce poisson et à faire proliférer certaines espèces dont il se nourrit habituellement.

L’espadon est l’un des poissons les plus recherchés dans le monde pour sa chair23. Il est catégorisé dans les poissons semi-gras. Il contient souvent des doses élevées de mercure fait aussi – comme les autres membres de sa famille – partie des espèces naturellement riches en histamine, susceptible de déclencher une forme d’intoxications alimentaires (scombrotoxisme) suite à la conversion de l’histidine en histamine (par l’action de décarboxylases microbiennes en cas de rupture de la chaine du froid).

Depuis 1991, la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) a multiplié les recommandations et établi des quotas de prises par pays, ainsi que des minima de taille et d’âge. Mais ces poissons continuent à être capturés jeunes. Et l’état des stocks s’en ressent.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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