Les Tuvalu (Océanie).

Les Tuvalu, en forme longue l’État des Tuvalu, en tuvaluan (tuvaluen) Tuvalu, en anglais Tuvalu et State of Tuvalu, sont un État et un archipel polynésien, situés dans l’ouest de l’océan Pacifique Sud, au sud de l’équateur, à 699 km au sud-sud-est de l’atoll d’Arorae, la plus méridionale des îles Gilbert (Kiribati), et à 856 km au nord de Vanua Levu, aux îles Fidji. Il est indépendant depuis 1978.

C’est un archipel constitué de neuf atolls qui sont tous habités. Vaiaku en est le village principal, à Fongafale sur l’atoll de Funafuti qui fait 12 km de long. L’endroit le plus large de l’atoll, abritant l’aéroport international dont la piste est d’environ 1 500 m, avoisine les 400 m. C’est là que vit la moitié de la population du royaume.


Il y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C.), les ancêtres des Austronésiens, habitant alors le littoral de l’actuelle Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencèrent à traverser le détroit de Formose pour s’installer à Taïwan. Vers 2 000 av. J.-C., des migrations ont lieu de Formose vers le Japon méridional et les Philippines. De nouvelles migrations suivirent des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, vers les autres îles de l’archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement, la civilisation Lapita, mène des îles de l’Amirauté vers les îles du Pacifique, y compris l’Océanie lointaine. Les Austronésiens, dont font partie tous les Tuvaluans/tuvaluens, sont parmi les plus anciens navigateurs de haute mer de l’histoire de l’humanité. La plupart sont Polynésiens et sont arrivés tardivement de Samoa (surtout), certains sont des « Micronésiens » et semblent avoir été les tout premiers installés avant d’être envahis par les Polynésiens (le cas de Nui étant l’exception tardive contraire). Leur provenance est  vraisemblablement le sud des îles Salomon ou le nord du Vanuatu, sans qu’il soit possible de préciser davantage.

Les Tuvalu sont habitées depuis le début du Ier millénaire av. J.-C.. Elles semblent avoir été notamment peuplées par des populations polynésiennes (branche océanique des populations austronésiennes), en provenance de Samoa, qui était un centre de diffusion de cette culture, mais ces Polynésiens se sont mélangés avec des Micronésiens déjà présents.

Vers le milieu du xiiie siècle, les Tuvalu furent visités par des Tongiens, mais il n’est pas certain que ceux-ci s’y soient installés. Les Tuvalu demeurèrent néanmoins dans la zone d’influence culturelle, politique et militaire tongienne, et il y eut de nombreux contacts entre les deux ensembles d’îles.

Les étroits et fréquents contacts maintenus avec les voisins gilbertins (I-Kiribati), de langue micronésienne, expliquent la population actuelle de Nui. Cette dernière, baptisée « isla de Jesús » est la seule à avoir été visitée pour la première fois par un Européen en janvier 1568, avec l’arrivée de l’Espagnol Alvaro de Mendaña y Neyra mais l’archipel ne sera globalement baptisé du nom d’Ellice (un homme politique et marchand britannique, propriétaire du navire Rebecca, Edward Ellice, nom d’abord uniquement attribué à Funafuti par le capitaine Arent de Peyster en 1819) que lors de l’expédition de Charles Wilkes (navires Peacock et Flying Fish).

Dans les années 1860, des missionnaires samoans de la London Missionary Society s’installèrent sur l’île de Vaitupu. Ils y apportèrent le christianisme, ainsi que l’alphabétisation à travers des Bibles en langue samoane.

Bien qu’aucune colonisation ne fût établie avant 1892, les marchands d’esclaves et les baleiniers venaient parfois dans ces îles avant le protectorat britannique, pour en razzier la population ou en piller les ressources.

En 1892, les îles deviennent le protectorat britannique des îles Ellice. Le protectorat devint la colonie des îles Gilbert et Ellice en 1916 par réunion avec le protectorat des îles Gilbert.

En 1974, les différences ethniques et linguistiques et de développement dans la colonie poussèrent les Polynésiens des îles Ellice à voter pour la séparation avec les îles Gilbert (appelées désormais les Kiribati).

L’année suivante, le 1er octobre, les îles Ellice deviennent la colonie britannique des Tuvalu, en adoptant un nom autochtone.

L’indépendance fut accordée en 1978 sous la forme d’un dominion, le chef de l’État restant la reine britannique en tant que reine des Tuvalu (titre distinct pour le monarque d’un nouvel État souverain. Formellement, les Tuvalu sont donc un Royaume du Commonwealth, avec pour chef d’État Charles III des Tuvalu.

Le 1er août 2013, à la suite d’une brève crise constitutionnelle, le gouverneur général, sir Iakoba Italeli, limoge le premier ministre Willy Telavi, qui ne disposait plus d’une majorité parlementaire, et nomme Enele Sopoaga premier ministre par intérim. Le 4 août, le Fale i Fono confirme Sopoaga au poste de premier ministre, par huit voix contre cinq. Il prête serment et nomme son gouvernement le lendemain.

L’eau potable est rare : l’eau douce provenant des lentilles d’eau  souterraines (une sorte de nappe d’eau) des atolls est souvent impropre à la consommation en raison de la pollution (élevage de porcs), et l’eau potable doit être importée et récupérée à partir d’un système de récollection des eaux des pluies, installé dans les maisons.

Sur cette terre peu fertile, le compost est l’engrais naturel idéal mais la collecte des feuilles de cocotier ou de pandanus, utilisées notamment pour des plats pour les repas de fête, reste à organiser. De nombreux potagers sont installés devant les maisons.

La culture des légumes traditionnels, pulaka et taro géant des marais (Cyrtosperma), est devenue plus compliquée. Leurs racines qui s’enfouissent profondément dans le sol supportent mal les infiltrations d’eau salée dans les terres à la suite de l’élévation du niveau des eaux marines.

Bien que les Tuvalu n’aient pas de subdivision administrative, le pays peut être divisé en neuf îles ou plutôt atolls (certains atolls se subdivisent à leur tour en « îles » ou « îlots »).

À l’origine seulement huit de ces îles étaient habitées d’où le nom Tuvalu, qui signifie huit (îles) ensemble en tuvaluan/tuvaluen.

Les neuf îles sont : Funafuti (la capitale), Nanumea, Nanumaga, Niutao, Nui, Niulakita, Nukufetau, Nukulaelae, Vaitupu.

Source : Wikipédia.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Désolé, mais la copie des textes et des images n'est pas autorisée.