Les troupes de montagne.

Les troupes de montagne sont un corps de l’Armée de terre française constitué par l’ensemble des unités spécialisées dans le combat en montagne. Les soldats de montagne sont issus de toutes les armes : infanterie, cavalerie, génie, artillerie, transmissions et matériel. À l’exception des légionnaires du 2e régiment étranger de génie qui portent le béret vert, les soldats de montagne, qu’ils soient chasseurs alpins, fantassins, cavaliers ou artilleurs de montagne, sont reconnaissables à leur large béret bleu foncé, surnommé la « tarte ».

Créées en 1888 pour défendre la frontière des Alpes face à la menace italienne et ses Alpini, les troupes de montagnes ont connu de nombreuses organisations et unités différentes dans son histoire. Les dernières unités existantes sont aujourd’hui rassemblées au sein de la 27e brigade d’infanterie de montagne.

Les troupes de montagne possèdent leur propre musée à Grenoble ainsi que leur propre mémorial au mont Jalla.

Le 24 septembre 1876, un rapport alarmant du général Berge au ministère fait état du retard pris par la France sur le royaume d’Italie dans l’organisation de la défense de la frontière des Alpes. En 1879, le lieutenant-colonel Zédé fait séjourner le 12e bataillon de chasseurs à pied, les 52e, 72e et 97e régiments d’infanterie ainsi que deux batteries d’artillerie dans les hautes vallées du Briançonnais. Les troupes de montagnes françaises sont nées.

Troupes alpines, carte maximum, Grenoble, 25/06/1988.

En 1888, face à la menace italienne grandissante plusieurs unités sont spécialisés dans le combat en montagne pour défendre la frontière :

  • douze bataillons de chasseurs à pied (les 6e, 7e, 11e, 12e, 13e, 14e, 22e, 23e, 24e, 27e, 28e et 30e qui deviennent bataillons alpins de chasseurs à pied) ;
    trois régiments d’infanterie comprenant chacun quatre bataillons (les 157e, 158e et 159e régiments d’infanterie) ;
  • le 4e régiment du génie ainsi que les 7e, 8e, 13e et 14e bataillons du génie ;
    les 2e et 19e régiments d’artillerie.

Il faut distinguer les chasseurs alpins organisés en bataillons (BCA), parfois regroupés en demi-brigades, et l’infanterie alpine, organisée en régiments (RIA). Les deux types d’unités se retrouvant au sein des mêmes divisions alpines.

Alors que les régiments d’infanterie alpine portent l’uniforme de l’infanterie (pantalon garance et vareuse noire), les bataillons de chasseurs alpins portent la tenue bleue des bataillons de chasseurs à pied dont ils continuent à faire partie. Seule la coiffure, le béret de laine bleu foncé, est commune aux deux types d’unités. La célèbre « tarte » (béret large) est ornée du cor de chasse argent pour les BCA, alors que celles des RIA se distingue par la grenade de l’infanterie.

La doctrine d’emploi des RIA et des BCA est différente. Les RIA ont vocation à occuper des postes fixes, y compris en hiver alors que les BCA, plus mobiles, ont vocation à « nomadiser » au cours de la bonne saison pour améliorer leur connaissance du milieu et les itinéraires possibles d’une invasion italienne.

Troupes alpines, épreuve de luxe.

Dans les années 1890, l’infanterie alpine comprend :

  • trois régiments de la brigade de Lyon :le 157e RIA (ou 15/7, responsable de la défense de l’Ubaye),
  • le 158e RIA (ou 15/8, responsable de la défense de la Tarentaise et de la Maurienne),
  • le 159e RIA (ou 15/9, responsable de la défense du Briançonnais) ;
    et le 97e RIA de Chambéry.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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