Les remparts de Saint-Malo

La construction des remparts de Saint-Malo débute en 1144. Les trois quarts de l’enceinte ont été remplacés entre 1708 et 1742 par l’ingénieur militaire Siméon Garangeau, qui réalise l’extension de la ville et la restauration d’une importante partie de son enceinte au sud et à l’est (portant sa longueur totale à 1754m) ce qui permet à l’intérieur de la cité de passer à une superficie de 16 à 24 hectares et cause la disparition de la Poterne de la Blaterie, d’abord, puis de la Tour Mouillée, la Poterne Brevet, la Tour Battue et le Fort Collifichet. Le pied des remparts descendait directement jusqu’au socle rocheux et à la mer, jusqu’à ce que des quais commencent à s’y adosser à partir de 1582. Ils sont surmontés de mâchicoulis typiques de l’architecture militaire bretonne, réels ou factices

De l’enceinte médiévale de la ville, il ne reste que la Grand’Porte du XVe siècle (les tours de 1552 ont été reconstruites entre 1582 et 1583), la courtine ouest du Château (entre la Tour Carrée et le Vieux ou Petit Donjon), la partie des Petits Murs (dont les plus anciennes parties remontent au XVIIe siècle et seront remaniées en 1464) entre la Tour Bidouane (qui remplace la Tour de la Cloche en 1652) et le Bastion de la Hollande (1674), où seront incorporées en 1684 les niches des chiens du Guet.

Une ultime transformation est effectuée vers le milieu du XIXe siècle entre le Fort La Reine (XVIIe-XVIIIe siècles) et le Cavalier des Champs-Vauverts (XVIe-XVIIe siècles). Cette partie du nord des remparts (1855 – 1864) supporte une rue dont le nom perpétue le souvenir du Château-Gaillard, aujourd’hui détruit, qui datait, comme le Petit Donjon précédemment cité, de 1395. Le

Saint Malo, ville martyre, 1944.

dédoublement de la Porte Saint-Vincent et le percement des dernières portes et poternes interviendront, eux, dans le dernier tiers du XIXe siècle, avant l’aménagement vers 1930 du passage piéton du Bidoret, ancien corps de garde entre la Porte Saint-Vincent et la Tour Générale.

Les remparts de Saint-Malo en 1944. (Carte maximum du 9/03/1946).

Épargnés par les bombardements américains du mois d’août 1944, les remparts de Saint-Malo sont classés monuments historiques par arrêté du 12 juillet 1886.

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Source : Wikipédia, Youtube

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