Les radioamateurs.

Les radioamateurs sont des personnes qui pratiquent, sans intérêt  pécuniaire, un loisir technique permettant d’expérimenter les techniques de transmission et par conséquent d’établir des liaisons radio avec d’autres radioamateurs du monde entier. Beaucoup d’avancées technologiques sont dues aux radioamateurs, c’est par exemple grâce à eux que les fréquences au-dessus de 30 MHz sont aujourd’hui utilisées. L’activité radioamateur permet d’acquérir ainsi des connaissances techniques dans les domaines de la radio et de l’électronique et de développer des liens d’amitié entre  amateurs de différents pays.


Chargée de la réglementation et de la planification des télécommunications dans le monde, l’Union internationale des télécommunications donne les définitions concernant la radio d’amateur.

« Service de radiocommunication ayant pour objet l’instruction  individuelle, l’intercommunication et les études techniques, effectué par des amateurs, c’est-à-dire par des personnes dûment autorisées, s’intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire ».

« Service de radiocommunication faisant usage de stations spatiales situées sur des satellites de la Terre pour les mêmes fins que le service d’amateur. »

« Opérateur possédant certaines qualifications techniques et  opérationnelles minimales pour assurer l’exploitation correcte d’une station d’amateur ou d’amateur par satellite »

Dans l’expression radioamateur, le mot amateur doit être compris dans son sens premier « Celui qui a un goût vif pour une chose ». Le qualificatif amateur n’est pas une appréciation péjorative de la qualité des opérateurs qui ont souvent un niveau de technicité et de savoir-faire très élevé. D’autre part il sous-entend que les communications se font à titre privé et ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’une quelconque rémunération.

Les radioamateurs peuvent discuter de technique radio, mais on voit également apparaître dans les conversations d’autres sujets scientifiques connexes comme la météorologie, l’informatique, l’astronomie, etc. Aujourd’hui, l’usage admet qu’on aborde également ce qui concerne la vie associative pour autant que chaque opérateur discute en son nom propre et non pas au nom de tierces personnes. Les radioamateurs ont un devoir de réserve et s’interdisent d’aborder les thèmes politiques et religieux. Pour clarifier une confusion fréquente, les radioamateurs, radioécouteurs (SWL) et cibistes partagent tous la passion pour la radio de loisir. Il s’agit cependant de pratiques différentes qui correspondent chacune à une législation spécifique. Il n’est pas rare de voir un amateur passer d’une activité à l’autre. La licence radioamateur, grâce aux diverses bandes et à la puissance supérieure qu’elle autorise, donne plus de possibilités que la CB (Citizen-band), qui reste limitée à la bande des 27 MHz Quant aux radioécouteurs, encore appelés SWL, abréviation de Short Wave Listener (écouteurs sur ondes courtes), ce sont les passionnés de l’écoute des communications radio. Les personnes qui écoutent les stations de radiodiffusion sont parfois appelées BCL pour Broadcast Listener.

Après la guerre, les magasins de « surplus » militaires permettent de trouver des émetteurs et récepteurs à bas prix, comme les command set américains ou les FuG allemands, modifiables pour les bandes amateurs, ainsi que des composants spéciaux en abondance comme les « quartz » FT243. Les récepteurs HF les plus recherchés sont le BC342 des surplus, ou le « HRO » américain.

Dans les années 1960, des fournisseurs américains proposent des équipements spéciaux pour radioamateurs,  comme Hallicrafters et Hammarlund. En Europe, l’italien Geloso propose récepteurs, émetteurs ou modules. Les kits adaptés aux passionnés comme ceux de Heathkit apparaissent. Mais les amateurs construisent toujours leur matériel, en télégraphie ou téléphonie, ou modifient les équipements aéronautiques déclassés pour démarrer en 144 MHz. La modulation BLU, plus  performante, apparaît en HF et supplante progressivement l’AM (modulation d’amplitude).

Les années 1970 voient la généralisation des émetteurs-récepteurs BLU . Les amateurs les plus favorisés peuvent acheter la Collins S-line (la « Rolls Royce » des amateurs), les débutants se contentent des kits monobande HW32 de Heathkit. La yagi tribande en HF fait son apparition sur les toits, signalant les amateurs sans ambiguïté.

Ces marques historiques, presque mythiques, des années 1960-70, comme Collins, Swan, Drake, Heathkit, laissent progressivement la place aux trois fournisseurs asiatiques Icom, Kenwood et Yaesu.

À partir des années 1995, le radioamateurisme connaît un déclin en Europe de l’Ouest, alors qu’il explose en Europe de l’Est après la libéralisation des régimes. Les amateurs  construisent de moins en moins leur matériel HF ou VHF, mais les expérimentateurs et techniciens s’orientent vers les micro-ondes, le « packet-radio », les relais, la  télévision amateur… Certains pays d’Europe ont comme au Royaume Uni des Foundations licences ou en Belgique la licence de base avec des examens très simple. La France avait les classes 3 novices FØ, mais il ne reste que l’examen classe 2 F4 avec un niveau technique très élevé. Beaucoup de gens qui grâce à des examens simples seraient devenu radioamateurs préfèrent étre pirates sur 11 mètres, 45 mètres, PMR446. Il existe aussi le radioamateurisme virtuel par internet, comme avec HamSphere ou QsoNet.

Source : Wikipédia.

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