Les longicornes.

Les Cerambycidae, vulgairement appelés capricornes ou longicornes, sont une famille d’insectes de l’ordre des coléoptères, qui comprend plus de 25 000 espèces. En zone tempérée, la plupart de ces espèces sont menacées, par manque de vieux arbres et de gros bois-mort.


Toutes les espèces sont phytophages, c’est-à-dire se nourrissent de végétaux, au moins pendant la période larvaire.

La plupart des larves sont plus précisément xylophage, c’est-à-dire qu’elles se nourrissent de bois, en excavant des galeries dans les conifères ou les feuillus, vivants ou morts, surtout marcescents.

Longicorne, carte maximum, Portugal, 2020.

D’autres espèces sont rhizophages, c’est-à-dire se nourrissent de racines plus ou moins lignifiées, et certaines enfin vivent à l’intérieur de plantes herbacées.

Les espèces liées aux plantes d’importance agricole ou forestière peuvent éventuellement causer des dommages économiques. Les larves de deux espèces (Hylotrupes bajulus et Trichoferus holosericeus) peuvent aussi attaquer le bois sec, cela peut poser un problème pour les habitations.

La nymphose a lieu à l’intérieur d’une chambre excavée sous les souches (espèces xylophages), ou au sol, à l’intérieur d’un cocon de matériaux végétaux agglutinés (espèces rhizophages).

La durée de la période nymphale est généralement plutôt brève (un mois environ). Après l’éclosion, l’adulte reste dans la chambre nymphale en attendent le durcissement complet des téguments. Parfois cette période peut durer aussi plusieurs mois (par exemple pour Cerambyx cerdo et Cerambyx scopolii).

Les adultes de certaines espèces se nourrissent d’éléments végétaux, comme le pollen, ou parfois de débris de bois, tandis que d’autres ne se nourrissent plus du tout et vivent uniquement des réserves qui ont été accumulées pendant la période larvaire, parfois longue.

La famille des Cerambycidae a été l’objet de révisions, sur la base de caractères différents. Au XIXe siècle l’idée courante était que les Cerambycidae auraient dérivé de formes archaïques nocturnes, caractérisées par des tarses pentamères, des antennes peu développées et un aspect aplati, à beaucoup d’égards semblables aux Cucujidae.
Les Parandrini et les Spondylis ont été placés parmi ces formes ancestrales et à la base de tous les Cerambycidae. L’existence d’un genre Protospondylis, forme de passage entre Parandra et Spondylis, fut même supposée, puis identifiée dans le fossile américain Spondylis florissantensis Wickam, 1920 (en réalité une simple Parandra).

De ces formes, à travers les Mallodontini, les Macrotomini, les Callipogonini et les Aegosomatini, auraient dérivé les formes plus familières, comme les Cerambycinae, les Lepturiens et les Lamiaires.
Mais bientôt l’étude des ailes révélait une situation inverse. Les Lepturinae et les Prioninae, caractérisés par des ailes plus primitives (avec une cellule dans la région anale), auraient été à la base de l’arbre phylogénétique. Les Parandrini paraissaient être seulement des Prioninae ayant subi des adaptations semblables à celles d’autres tribus (Mallodontini, Cantharocnemini) et leur ressemblance avec Spondylis n’était qu’une convergence évolutive.

Les Prioninae apparaissaient paraphylétiques par rapport aux Lepturinae, dont dérivaient les Aseminae (aujourd’hui Spondylidinae), les Cerambycinae, les Lamiinae et les Vesperini.

Il devint ainsi évident que les Cerambycidae les plus anciens étaient ceux de forme lepturoïde, très semblables aux Chrysomelidae, Orsodacninae et groupes affines.

Des études ultérieures portant sur les larves mirent en évidence que les Disteniinae avaient des caractéristiques larvales telles qu’ils devraient être considérés comme une famille complètement différente, à mettre à la base de l’arbre des Longicornes.

L’aspect lepturoïde des Disteniidae confirmait encore une fois la relation entre les Cerambycidae primitifs et les Chrysomelidae.

Toutefois, cette classification n’a été acceptée que récemment.

Des études ultérieures sur les larves ont mis en évidence que les Vesperini, les Anolplodermatini et les Oxypeltini ont des caractères qui les séparent encore plus des Cerambycidae que des Disteniidae, et qu’ils doivent être donc considérés comme des familles distinctes.

Par conséquent certains auteurs considèrent les Longicornes comme une super-famille – Cerambycoidea – séparée des Chrysomeloidea et comprenant toutes les formes jadis décrites comme Cerambycidae.

 

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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