Les Jeux olympiques d’été de 1924 (Paris).

Les Jeux olympiques d’été de 1924, officiellement nommés Jeux de la VIIIe olympiade, sont la septième édition des Jeux olympiques modernes ; il s’agit de leur première édition sous l’appellation des Jeux olympiques d’été, les Jeux olympiques d’hiver se déroulant la même année pour la première fois de son histoire à Chamonix-Mont-Blanc. Ils ont lieu à Paris en France du 5 au 27 juillet 1924, bien que certaines épreuves aient débutées le 4 mai. Les Jeux olympiques de 1900 s’étant mal déroulés, le Comité olympique français tente, par l’intermédiaire du baron Pierre de Coubertin, d’attribuer les Jeux à Paris, chose faite, bien que le Comité international olympique préférait la candidature d’autres villes. Les épreuves sont disputées à Paris, dans les communes limitrophes et dans d’autres villes du pays telles que Reims et Le Havre.

Des cinq nations n’ayant pas participé à l’édition précédente (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Empire ottoman devenue Turquie le 3 mars 1924 et Hongrie), seul l’Allemagne ne participe pas aux Jeux. La participation atteint un nouveau record de 44 nations et 3 089 athlètes (dont 135 femmes). Ils s’affrontent dans 17 sports et 23 disciplines qui regroupent un total de 126 épreuves (moins que la précédente édition). Sept délégations font leurs débuts aux Jeux olympiques d’été : l’Équateur, l’Irlande, la Lituanie, les Philippines, l’Uruguay, la Lettonie et la Pologne ; ces deux dernières ont déjà participés aux Jeux olympiques mais d’hiver, qui se sont déroulés quelques mois avant ceux d’été.

Aucun nouveau sport n’est ajouté aux Jeux. Le 15 mai 1924 est la dernière apparition du rugby à XV aux Jeux olympiques. Deux nouveaux symboles font leur apparition : la devise olympique et, pour la cérémonie de clôture, le rituel de lever des trois drapeaux. Le 19 juillet 1924, la savate est disputé en tant que sport de démonstration ; d’autres sports seront disputés durant les Jeux en tant que sport de démonstration : le canoë canadien (ou canoë-kayak), la pelote basque et la canne de combat.

Comme lors des deux éditions précédentes, les États-Unis sont la nation la plus médaillée, suivie de la Finlande et de la France. À leurs participations aux Jeux pendant l’entre-deux-guerres, les Finlandais seront surnommés les « finlandais volants ». La France remporte trente-huit médailles, dont treize en or et termine à la dernière marche du podium.

L’athlète finlandais Paavo Nurmi est le sportif le plus médaillé avec cinq médailles, toutes en or, remportant les cinq épreuves auxquelles il participe. Avec lui, le nageur américain Johnny Weissmuller et l’escrimeur français Roger Ducret sont les deux sportifs les plus en vue de la compétition. Lors de ces Jeux, dix records olympiques sont enregistrés, ainsi que neuf nouveaux records du monde.


En 1921, lors de la 19e session du Comité international olympique (CIO) organisée à Lausanne en Suisse, Paris est désignée comme ville hôte des Jeux au détriment de Barcelone, Prague, Rome, Lyon, Amsterdam et Los Angeles, ces deux dernières étant les villes candidates favorites du CIO pour l’organisation des Jeux.

Jeux olympiques de 1924, carte maximum, France.

Cette envie de Pierre de Coubertin d’organiser des Jeux olympiques en France pour la seconde fois remonte à l’édition de 1900 à Paris, durant laquelle de nombreux problèmes ont eu lieu et est d’ailleurs par certains considérée comme de simples concours internationaux ; l’appellation des Jeux de 1900 se nommant « concours internationaux d’exercices physiques et de sports », ce qui porte à confusion. Dans l’optique d’organiser des meilleurs Jeux, il souhaite prouver au monde que Paris et la France sont capables d’accueillir les athlètes du monde entier dans des compétitions confraternelles mais le CIO ne l’entend pas de cette oreille. C’est après de nombreuses discussions que Pierre de Coubertin obtient la satisfaction du CIO. C’est durant cette même session que les Jeux olympiques d’hiver de 1924 à Chamonix-Mont-Blanc seront décidés ainsi que la construction du tout premier village olympique pour les Jeux d’été.

Le Baron Pierre de Coubertin se retira à l’occasion de ces Jeux olympiques d’été de 1924. L’un des derniers souhaits du président du Comité  international olympique aura été de voir son pays organiser les Jeux olympiques après ceux contestés de 1900. Malgré l’absence du public et quelques difficultés financières, ces Jeux furent une réussite dans la participation et les performances des athlètes, mais aussi par l’intérêt grandissant pour l’événement.

Coubertin1 avait fondé le CIO en 1894 et fut l’un des principaux instigateurs du renouveau des Jeux olympiques de l’ère moderne. Durant ces Jeux, un hommage solennel lui fut rendu le 23 juin 1924 à l’occasion du trentième anniversaire de la rénovation des Jeux. Il confirma son intention de se retirer en déclarant à cette occasion « J’ai fait mon œuvre ». En 1925, Pierre de Coubertin céda sa place de Président du Comité international olympique au comte belge Henri de Baillet-Latour. Le baron poursuivra ses  collaborations avec l’olympisme en conseillant le CIO et en rédigeant de nombreux ouvrages, dont la « Charte de la Réforme pédagogique ». Pierre de Coubertin meurt en 1937.

En 1922, un Comité exécutif d’organisation est nommé par une assemblée du Comité olympique français. Ce comité est présidé par le comte Clary et est composé de 26 membres désignés par les fédérations sportives  nationales et de sept membres élus par le Comité national. Il s’agit notamment de Gaston Vidal, sous-secrétaire d’État à l’Enseignement technique, du marquis de Polignac, de M. Giraudoux, directeur de la Propagande au ministère des Affaires étrangères, de Gilbert Peycelon, délégué du Gouvernement et de Henry Paté, haut-commissaire à l’Éducation physique. D’anciennes gloires sportives sont également associées au comité exécutif, comme Frantz Reichel et Jules Rimet.

Le comité est chargé entre autres du financement, des infrastructures, de l’organisation du calendrier sportif, et de l’accueil des athlètes et des spectateurs. Dès la désignation de Paris, l’État français s’engagea à financer ces Jeux à hauteur de vingt millions de francs. La ville de Paris quant à elle fournit les terrains ainsi qu’une subvention de dix millions de francs.

Jeux olympiques de 1924, entier postal, France.

La décision de confier au Comité d’organisation des Jeux le logement des délégations fut prise en 1923 lors du congrès olympique de Rome. La ville de Colombes accueille donc le premier village olympique du genre constitué de baraquements en bois. Les athlètes ont à disposition un bureau de change, un salon de coiffure, un bureau de poste, un kiosque à journaux, un service de blanchissage et un service de garde des objets de valeur. Trois repas par jour sont offerts. Les Britanniques acceptent les conditions offertes à condition d’avoir droit à un cuisinier britannique. Quant aux Américains, ils préfèrent s’installer dans le parc du château de Rocquencourt.

Pariant sur les vertus du « Grand Paris », le comité d’organisation opte pour le choix de bâtir le stade olympique à Colombes. Les dirigeants du sport français réclament un grand stade de 100 000 places, mais le financement ne peut être réuni. Il est réalisé, avec le Comité national des sports (CNS), par le Racing Club de France, qui obtient 50 % des recettes des Jeux sous la forme du stade de Colombes, qui est doté de 45 000 places dont 20 000 assises, conçu par l’architecte Louis Faure-Dujarric qui lui donne un riche équipement : eau chaude, éclairage électrique, chauffage des locaux, vestiaires pouvant accueillir jusqu’à1 200 athlètes, piste d’entraînement aménagée sous la tribune marathon et salles de presse sous les gradins.

Colombes l’emporte sur le stade Pershing ou le Parc des Princes, autres sites candidats. Sur décision du gouvernement, Pershing est évoqué dès 1921, puis le fameux Parc des Princes, déjà connu pour accueillir les compétitions nationales et internationales de rugby, football et cyclisme, semble être le favori. Cependant, la ville de Paris refuse de financer les travaux au Parc, et on se replie alors en banlieue. En 1922, on évoque même un temps le retrait des Jeux de Paris pour les donner à Lyon.

Pour les épreuves de natation, la piscine des Tourelles est construite. C’est le premier bassin de 50 m à couloirs séparés par des lignes de bouchons en liège. Les épreuves de tir se tiennent à Reims, dans un bâtiment construit pour l’occasion. M. Thomasson, architecte de l’Union des sociétés de tir de France, signe les plans de ce bâtiment. Les épreuves de tir de chasse (cerf) se déroulent au stand du Tir national de Versailles. Les épreuves d’équitation se déroulent à l’hippodrome d’Auteuil, le vélodrome d’hiver accueille la boxe, la lutte et l’haltérophilie, le bassin d’Argenteuil l’aviron. Les matchs de football se déroulent au stade Pershing, au stade Bergeyre et au stade de Paris à Saint-Ouen, les régates de voile à Meulan et au Havre. Les sites de Versailles, Saint-Cloud, Bagatelle, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux et Meudon sont également choisis par le comité d’organisation pour accueillir les différentes disciplines au programme.

Le 5 juillet 1924, la cérémonie d’ouverture se tient au Stade de Colombes devant 40 000 spectateurs. Les 44 délégations pénètrent dans le stade par ordre alphabétique. L’Afrique du Sud est la première nation à défiler et la Yougoslavie la dernière. Les délégations les plus applaudies furent la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Gaston Doumergue, nouveau président de la République française, proclame officiellement l’ouverture des Jeux olympiques de 1924 en présence des membres du Comité international olympique, en particulier de son président, le baron Pierre de Coubertin. La Société nationale des orphéonistes Crick-Sicks chantèrent pour cette occasion. Après une sonnerie de trompette et un coup de canon, le drapeau olympique est hissé au sommet du mât central du stade. La cérémonie se termine par un discours du comte Clary, président du Comité d’organisation. Enfin, le serment olympique des athlètes est prêté par le français Géo André, ancien médaillé olympique en 1908 et 1920.

La cérémonie de clôture du 27 juillet inaugure un nouveau rituel lors des Jeux olympiques en hissant trois drapeaux dans le stade : celui du Comité international olympique, celui du pays hôte et celui du prochain pays à accueillir les Jeux.

En 1922, un Comité exécutif d’organisation est nommé par une assemblée du Comité olympique français. Ce comité est présidé par le comte Clary et est composé de 26 membres désignés par les fédérations sportives  nationales et de sept membres élus par le Comité national. Il s’agit notamment de Gaston Vidal, sous-secrétaire d’État à l’Enseignement technique, du marquis de Polignac, de M. Giraudoux, directeur de la Propagande au ministère des Affaires étrangères, de Gilbert Peycelon, délégué du Gouvernement et de Henry Paté, haut-commissaire à l’Éducation physique. D’anciennes gloires sportives sont également associées au comité exécutif, comme Frantz Reichel et Jules Rimet.

Le comité est chargé entre autres du financement, des infrastructures, de l’organisation du calendrier sportif, et de l’accueil des athlètes et des spectateurs. Dès la désignation de Paris, l’État français s’engagea à financer ces Jeux à hauteur de vingt millions de francs. La ville de Paris quant à elle fournit les terrains ainsi qu’une subvention de dix millions de francs.

La décision de confier au Comité d’organisation des Jeux le logement des délégations fut prise en 1923 lors du congrès olympique de Rome. La ville de Colombes accueille donc le premier village olympique du genre constitué de baraquements en bois. Les athlètes ont à disposition un bureau de change, un salon de coiffure, un bureau de poste, un kiosque à journaux, un service de blanchissage et un service de garde des objets de valeur. Trois repas par jour sont offerts. Les Britanniques acceptent les conditions offertes à condition d’avoir droit à un cuisinier britannique. Quant aux Américains, ils préfèrent s’installer dans le parc du château de Rocquencourt.

Pariant sur les vertus du « Grand Paris », le comité d’organisation opte pour le choix de bâtir le stade olympique à Colombes. Les dirigeants du sport français réclament un grand stade de 100 000 places, mais le financement ne peut être réuni. Il est réalisé, avec le Comité national des sports (CNS), par le Racing Club de France, qui obtient 50 % des recettes des Jeux sous la forme du stade de Colombes, qui est doté de 45 000 places dont 20 000 assises, conçu par l’architecte Louis Faure-Dujarric qui lui donne un riche équipement : eau chaude, éclairage électrique, chauffage des locaux, vestiaires pouvant accueillir jusqu’à1 200 athlètes, piste d’entraînement aménagée sous la tribune marathon et salles de presse sous les gradins.

Colombes l’emporte sur le stade Pershing ou le Parc des Princes, autres sites candidats. Sur décision du gouvernement, Pershing est évoqué dès 1921, puis le fameux Parc des Princes, déjà connu pour accueillir les compétitions nationales et internationales de rugby, football et cyclisme, semble être le favori. Cependant, la ville de Paris refuse de financer les travaux au Parc, et on se replie alors en banlieue. En 1922, on évoque même un temps le retrait des Jeux de Paris pour les donner à Lyon.

Pour les épreuves de natation, la piscine des Tourelles est construite. C’est le premier bassin de 50 m à couloirs séparés par des lignes de bouchons en liège. Les épreuves de tir se tiennent à Reims, dans un bâtiment construit pour l’occasion. M. Thomasson, architecte de l’Union des sociétés de tir de France, signe les plans de ce bâtiment. Les épreuves de tir de chasse (cerf) se déroulent au stand du Tir national de Versailles. Les épreuves d’équitation se déroulent à l’hippodrome d’Auteuil, le vélodrome d’hiver accueille la boxe, la lutte et l’haltérophilie, le bassin d’Argenteuil l’aviron. Les matchs de football se déroulent au stade Pershing, au stade Bergeyre et au stade de Paris à Saint-Ouen, les régates de voile à Meulan et au Havre. Les sites de Versailles, Saint-Cloud, Bagatelle, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux et Meudon sont également choisis par le comité d’organisation pour accueillir les différentes disciplines au programme.

Le nageur américain Johnny Weissmuller survole les épreuves de natation des Jeux de 1924 en remportant trois médailles d’or et une de bronze. Weissmuler, âgé de dix-neuf ans, s’impose tout d’abord sur l’épreuve du 400 m nage libre en devançant le Suédois Arne Borg de près d’une seconde. Quelques jours plus tard, il remporte sa course de prédilection, le 100 m nage libre, en battant sous le temps de 59 s son compatriote Duke Kahanamoku, champion olympique de la distance douze ans plus tôt. Puis, Johnny Weissmuller décroche le titre du relais 4 × 200 m avec ses coéquipiers américains, devançant les deuxièmes de près de neuf secondes. Enfin, pour compléter ce palmarès, le nageur américain termine troisième du tournoi olympique de water-polo, portant son total de médailles à quatre.

Weissmuler remportera deux médailles supplémentaires aux Jeux olympiques de 1928, enrichissant un palmarès exceptionnel de 52 titres nationaux et de 67 records du monde. Il mettra un terme à sa carrière en n’ayant jamais perdu une course. En 1929, Johnny Weissmuler se lança dans le cinéma en interprétant le rôle de Tarzan.

Environ sept cents journalistes sont présents à Paris pour suivre les  compétitions. Pour la première fois, des épreuves olympiques sont commentées en direct à la radio grâce à l’arrivée de la TSF. Afin de mieux suivre les exploits sportifs, le journaliste Edmond Dehorter se place dans la nacelle d’un ballon survolant les différents sites olympiques.

Source : Wikipédia.

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