Les Îles Galápagos (Equateur).

Les îles Galápagos sont un archipel et une province de l’Équateur situé dans le Nord-Est de l’océan Pacifique sud, à la latitude de l’équateur.

L’île Isabela, la plus vaste, se trouve à quelque 1 102 km à l’ouest des côtes équatoriennes. Une distance de 929 km sépare le continent de la plus orientale des îles, San Cristóbal. L’archipel se compose d’une quarantaine d’îles volcaniques formant une province de l’Équateur depuis 1832 avec Puerto Baquerizo Moreno pour capitale. Il accueille le parc national des Galápagos et la réserve marine des Galápagos qui constituent un site du patrimoine mondial de l’Unesco.


Bien que des expéditions affirment avoir trouvé des traces de campements humains anciens, les îles Galápagos étaient inhabitées à l’époque où elles furent explorées par les Espagnols en 1535. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, l’archipel devint un lieu de rendez-vous pour les pirates et les boucaniers. Les navires de guerre anglais et américains, ainsi que les baleiniers, accostèrent encore souvent aux îles Galápagos au XIXe siècle.

En 1835, Charles Darwin, naturaliste britannique, y étudia la diversité des espèces présentes. Ce n’est pas, contrairement à l’opinion courante, dans l’archipel qu’il commença à douter du créationnisme, mais ses observations lui permirent, plus tard, d’argumenter sa fameuse étude sur l’évolution et la sélection naturelle publiée en 1859. Aujourd’hui, à Puerto Isidro Ayora, la plus grande ville de l’archipel (située sur l’île Santa Cruz), se trouve un centre de recherche à son nom.

L’Équateur a officiellement annexé l’archipel des îles Galápagos en 1832. Environ un siècle plus tard, les îles n’étaient habitées que par quelques colons et ont été utilisées en tant que colonies pénitentiaires, qui furent fermées en 1959.

L’archipel est officiellement devenu un parc national en 1959. Le tourisme organisé a commencé vers la fin des années 1960 ; plusieurs dizaines de milliers de personnes visitent aujourd’hui les îles chaque année.

Le président Lenín Moreno avait envisagé en 2019 de permettre la présence d’avions militaires américains sur l’archipel en échange de la rénovation des aéroports par les États-Unis, mais la Constitution équatorienne interdit depuis 2008 l’installation de bases militaires étrangères dans le pays, et les organisations environnementales dénoncèrent l’impact négatif que cette décision aurait eu sur la biodiversité.

L’archipel est constitué de 127 îles, îlots et rochers dont 19 de grandes tailles. La plupart de ces sites sont excellents pour l’apnée, la plongée dérivante et sur tombants ainsi que pour la plongée de nuit.

Parmi les 48 éminences qui forment l’archipel des Galápagos, il convient de préciser que seulement 19 d’entre elles sont des îles. Les 29 autres sont des îlots inhabités, toute la population locale étant concentrée sur les îles Santa Cruz, San Cristóbal, Isabela et Floreana.

L’intérieur des îles est, de par sa formation volcanique, assez montagneux, du reste ce sont les cratères qui représentent les points culminants des îles, pouvant atteindre jusqu’à 1 707 m (volcan Wolf). Les rivages aplanis ne sont pas forcément très faciles d’accès, entre rochers et mangroves.

L’île Fernandina est la troisième plus grande île (642 km2) et, pour être la plus occidentale, elle est également considérée comme la plus jeune (voir Géologie) et possède des paysages volcaniques récemment formés. Les éruptions les plus récentes du volcan local, La Cumbre, remontent à 1995, 2005 et 2009.

Chaque île constitue un écosystème insulaire et certaines lignées, comme les passereaux géospizes ou les tortues, s’y sont diversifiées en fonction de chacun ; sur toutes, on trouve des otaries, des manchots et des iguanes marins et terrestres, endémiques de l’archipel. Le cormoran aptère (qui ne vole pas) est endémique des deux îles d’Isabela et de Fernandina, où il nidifie près de l’eau.

Les îles Galápagos sont des îles d’origine volcanique qui ont émergé à partir d’un plateau basaltique. Leur formation est liée à l’existence d’un point chaud, le point chaud des Galápagos, situé sous la plaque de Nazca à  proximité de la jonction triple des Galápagos.

Alors que le point chaud est fixe, la plaque se déplace vers l’est, à raison de 3 à 6 centimètres par an, donnant ainsi naissance à des îles. Celles-ci  s’égrainent d’ouest en est tel un chapelet, les plus récentes étant situées à l’extrémité ouest de l’archipel tandis que les plus anciennes, dont la formation remonte à 5 à 9 millions d’années, sont situées à l’extrémité est.

Les îles occidentales sont encore le siège d’une intense activité volcanique et présentent un relief vigoureux constitué notamment d’imposantes caldeiras. Les îles les plus orientales sont en revanche fortement érodées et leur relief est plus émoussé. Ainsi l’île la plus ancienne, San Cristóbal, ne culmine qu’à 730 mètres d’altitude contre 1 476 mètres pour l’île de Fernandina, l’une des plus récentes.

Les îles Galápagos offrent un climat tropical sec et sans chaleur excessive, en raison du courant de Humboldt qui refroidit l’océan et rafraîchit l’atmosphère. On y distingue toutefois deux saisons : de janvier à mai, une saison chaude (23 à 30 °C) avec quelques averses et, de juin à septembre, une saison froide (19 à 20 °C) assez sèche.

La faune du parc national des Galápagos est diversifiée, chaque île abritant sa faune spécifique. L’archipel compte 58 espèces d’oiseaux dont 28 sont endémiques, des variétés de reptiles uniques, dont les tortues géantes ou les iguanes terrestres et marins.

La faune sous-marine, protégée par la réserve marine des Galápagos, est également exceptionnelle de diversité, comprenant, outre l’iguane marin, près de 300 espèces de poissons (dont des requins des Galápagos), des mammifères marins (otarie des Galápagos, otarie à fourrure des Galápagos) dont des cétacés (baleine à bosse notamment).

Il y a plus de 1 300 espèces d’insectes différentes sur les îles Galapagos.

L’archipel, à travers son parc national et sa réserve marine, constitue le premier parc national de l’Équateur. Ces deux zones protégées, dont la faune et la flore très peu touchées abritent de nombreuses espèces animales et végétales uniques au monde, constituent un site du patrimoine mondial de l’Unesco.

En 2010, réuni à Brasilia, le Comité du patrimoine mondial de l’agence de l’ONU a retiré l’archipel de la liste des sites menacés. C’est Luiz Fernando de Almeida, le délégué brésilien, qui a pris cette décision pour récompenser le travail réalisé par l’Équateur pour protéger ses îles.

Source : Wikipédia.

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