Les Hautes Tatras.

Les Hautes Tatras (en slovaque et tchèque Vysoké Tatry, en polonais Tatry Wysokie, en hongrois Magas Tátra, en allemand Hohe Tatra) sont une chaîne de montagnes située dans le massif des Tatras, à la frontière de la Slovaquie et de la Pologne. Elles sont classées « réserve de biosphère » par l’Unesco. Elles sont surnommées « les plus petites hautes montagnes du monde » ou « Alpes en miniature » : en effet, sur seulement 26 kilomètres de longueur, la chaîne possède dix sommets de plus de 2 600 mètres d’altitude. La région est protégée au sein des parcs nationaux polonais et slovaque des Tatras.


Les Hautes Tatras couvrent une superficie de 341 km2. 260 km2 sont situés dans le Nord de la Slovaquie et 81 km2 dans le Sud de la Pologne. Géomorphologiquement, elles sont situées entre les Belianske Tatras au nord-est avec lesquelles elles forment les Tatras orientales (slovaque : Východné Tatry), la cuvette sous les Tatras (Podtatranská kotlina) au sud et, à l’ouest, les Tatras occidentales (slovaque : Zapadné Tatry).

La crête principale s’étire d’ouest en est sur environ 26 km et sa largeur maximale est de 17 km, entre 49° 07′ et 49° 13′ de latitude nord et 19° 58′ et 20° 13′ de longitude est. Les Hautes Tatras s’étendent du col de Ľaliové sedlo (1 947 m) à l’ouest au col de Kopské sedlo (1 749 m) à l’est. Le sommet le plus occidental porte le nom de Svinica (2 301 m) et le plus oriental Jahňací štít (2 229 m). La crête est presque en tout point à une altitude supérieure à 2 000 m. De cette crête principale, on trouve cinq crêtes secondaires au sud (Kriváň, Končistá, Gerlachovský štít, Slavkovský štít, Lomnický štít) et quatre au nord (Kozi Wierch, Opalony Wierch, Malé Rysy, Veľká Javorová veža).

Administrativement, les Hautes Tatras sont localisées, en Slovaquie, sur les districts de Liptovský Mikuláš, commune de Východná, et Poprad,  communes de Vysoké Tatry, Tatranská Javorina, Štrba et Nová Lesná et, en Pologne, Bukowina Tatrzańska, Poronin et Zakopane. Les villes principales au pied de la chaîne sont Poprad, Liptovský Mikuláš et Kežmarok en Slovaquie et Zakopane en Pologne. La commune de Vysoké Tatry, regroupant la plupart des localités et stations du versant sud, a également le statut de ville.

Les Tatras sont une chaîne de montagnes de la ceinture des Tatra-Fatra. La géologie des Hautes Tatras est complexe. On peut la diviser en trois parties : le socle appelé Tatricum, une couverture de roches sédimentaires du Mésozoïque et une nappe de charriage appelé Fatricum. Le noyau est composé du socle de roches cristallines qui forme la crête principale et le versant sud. Il est composé de manière prépondérante de granites et de micaschistes. Sur ce socle reposent les roches sédimentaires du Mésozoïque appelées couverture. Elles sont principalement composées de quartzite, calcaires, dolomies et schistes.

Le socle des Tatras fut formé au Carbonifère (210 millions d’années). La proximité d’une mer à l’ère secondaire fut la cause d’une érosion massive. Au Trias, le massif fut de nouveau soulevé et des dépôts, principalement calcaires, formèrent la base les Belianské Tatry et des Červené vrchy. À la fin de cette période, au Crétacé, les Tatras deviennent la forteresse que l’on observe actuellement. Par la suite, furent modelés les plissements alpins qui se manifestent à la fin du Crétacé par les mouvements de la faille située au pied sud de la chaine. Le soulèvement des Tatras jusqu’à leur position actuelle commença au Miocène.

Les Hautes Tatras furent probablement recouvertes à trois reprises par des glaciers durant les dernières glaciations. Ceux-ci auraient disparu il y a 8 000 ans. Le terrain fut modelé par ces glaciations durant lesquelles le glacier de la vallée de la Biela voda sur le versant nord atteignait 14 km pour une épaisseur de 300 m ; la superficie totale avoisinait 15 000 ha. Ces glaciers ont laissé derrière eux une moraine frontale en se retirant, créant de nombreux lacs naturels, appelés pleso en Slovaquie. On en compte 87 en Slovaquie et 48 en Pologne pour toute la chaîne des Tatras. Le plus grand d’entre eux est le Morskie Oko (« Œil de la mer ») ; situé en Pologne, il a une superficie de 34,93 ha et 50,8 m de profondeur.

Le climat des Hautes Tatras est de type montagnard. Il est caractérisé par des températures plus basses que dans les régions environnantes et des précipitations plus fréquentes.

La température la plus élevée est observée en juillet sauf pour les plus hauts sommets où elle est la plus élevée en août. Ainsi, on observe en juillet 14,8 °C à Tatranská Lomnica (827 m), 12,3 °C à Štrbské Pleso (1 322 m) et 9,4 °C à la station de Skalnaté pleso (1 778 m) et en août 3,6 °C au sommet de Lomnický štít (2 635 m). À une altitude d’environ 1 000 m, on compte encore de 5 à 10 jours par an avec une température diurne de plus de 25 °C ; de telles journées ne sont plus observées au-delà de 1 800 m.

En hiver, les températures sont les plus froides en janvier à l’exception des plus hauts sommets où elles sont enregistrées en février. On observe également un phénomène d’inversion qui rend les températures plus fraîches dans le fond de la vallée, −5,0 °C de température moyenne relevée à Poprad (694 m) en janvier, par rapport aux températures des localités situées sur les versants quelques centaines de mètres plus haut comme Starý Smokovec (990 m) avec −4,9 °C de température moyenne en janvier, et −5,1 °C à Štrbské Pleso (1 322 m).

Les précipitations augmentent d’environ 50 à 60 mm par 100 m d’altitude. On enregistre par endroits moins de 600 mm par an dans la cuvette de Spiš relativement bien protégée par les Basses Tatras, les monts Métallifères slovaques et les Hautes Tatras qui l’entourent. Sur les sommets, on relève environ 2 000 mm de précipitations annuelles et jusqu’à 2 130 mm à Zbojnícka chata (1 960 m). Sur les plus hauts sommets, ces précipitations tombent le plus souvent sous forme de neige et en sont couverts près de 200 jours par an. Il est courant, en hiver, d’observer plus de 100 cm de neige à partir d’une altitude de 1 300 m.

La principale station météorologique se situe sur le Lomnický štít à une altitude de 2 635 m. C’est là que furent enregistrées les plus faibles températures moyennes mensuelles en Slovaquie : −18,1 °C en février 1956 et annuelles −5,2 °C pour l’année 1956.

Source : Wikipédia.

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