Les gens du voyage.

La notion de gens du voyage est une notion administrative créée en droit français pour désigner la communauté des voyageurs ne disposant pas de domicile fixe, c’est donc une communauté nomade. Les termes “gens du voyage” restent très vagues pour éviter toute stigmatisation, préjugés ou

méprises liées à un sujet sensible et ne blesser personne. L’expression a été ensuite reprise par les lois dites Besson qui ont organisé l’accueil des gens du voyage sur les aires destinées à cet effet dans les communes de plus de 5 000 habitants. Ce sont des citoyens français intégrés économiquement, exerçant les métiers de commerçants ambulants et de forains notamment, et qui ont fait initialement le choix d’une vie non sédentaire. Tous ne sont pas itinérants, certains sont considérés comme des « gens du voyage sédentarisés ».

Il ne faut pas confondre l’expression « gens du voyage » :

  • avec les Roms au sens de l’Union romani internationale (URI) et ses diverses composantes (Tziganes, Gitans, Manouches, Sinti, etc.) ;
  • avec les forains ;
  • ni avec ceux qu’une partie des Français a pris l’habitude d’appeler Roms depuis ces dernières décennies, exilés économiques originaires de Roumanie, Bulgarie ou pays de l’ex-Yougoslavie, où ils étaient pour l’immense majorité sédentaires ;
  • ni même avec les Travellers irlandais (littéralement : « Voyageurs »), ce qui est souvent fait lors de traductions d’une langue à l’autre.
Les gens du voyage, carte maximum, Paris, 5/12/1992.

Les trois groupes principaux de gens du voyage sont : les Roms dits orientaux, venus d’Inde du Nord au XIIIe siècle et surtout présents en Europe centrale et orientale ; les Sintés ou Manouches, principalement installés en Grande-Bretagne ; les Gitans ou Kalés, dont la présence dans la péninsule ibérique et le sud de la France est attestée dès le Moyen Âge.

Qualifiés de « voleurs de poules » et objet de discriminations, les gens du voyage ont plusieurs fois vu leur liberté d’aller et venir placée sous surveillance étroite policière, d’abord avec le carnet anthropométrique institué par une loi de 1912 relative à la circulation des nomades, puis avec les carnets et livrets de circulation mis en place par la loi du 3 janvier 1969 sur « l’exercice des activités économiques ambulantes et le régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe ».

Les gens du voyage, épreuve de luxe.

Depuis le Moyen Âge, de très nombreuses familles originaires de différentes régions de France ont développé des activités économiques liées à la mobilité : colporteurs, mercenaires et travailleurs saisonniers.

Les réfugiés de Petite Égypte, arrivés en France au début du XVe siècle, adoptèrent également ce type de vie par nécessité économique. D’abord en tant qu’entreprises de guerre au service des grands seigneurs féodaux puis, à la suite de l’interdiction par Louis XIV de la guerre privée et de la Déclaration du Roy contre les Bohèmes en 1682, contraints de se cacher et de circuler, ils trouvèrent une reconversion dans les services saisonniers et le commerce ambulant.

À la fin de la guerre de 1870, de nombreux Yéniches d’Alsace ont opté pour la France et sont venus également se joindre à la masse des familles vivant une vie structurée autour de l’itinérance.

Le terme « gens du voyage » englobe des populations différentes : les manouches, les Yéniches, ainsi que les paysans français qui étaient sur les routes au XIXe siècle.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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