Les fresques de l’église Saint-Nicolas de Tavant (Indre-et-Loire).

L’église Saint-Nicolas est une église catholique située à Tavant, en France. Elle doit sa réputation à la qualité et l’originalité des fresques de la crypte copiées grandeur nature à la cité de l’architecture et du patrimoine.

L’église est située dans le département français d’Indre-et-Loire, sur la commune de Tavant située en bordure de Vienne, rue Saint-Nicolas.

Par comparaison avec l’église Notre-Dame du prieuré voisin qui a été reconstruite après un incendie en 1070, on peut dater l’église Saint-Nicolas du début du XIIe siècle. Sa dédicace à saint Nicolas correspond au développement de son culte en occident depuis le transfert de ses reliques à Bari en 1087. Elle traduit des influences limousines et berrichonnes : nef à bas-côtés, voûtement de tout l’édifice, ordonnancement de la façade avec un portail entre deux arcades aveugles. Le premier texte mentionnant l’église date de 1223 relatant la concession d’une maison par le prieur de Notre Dame au curé de l’église paroissiale.

L’église est illustrée de fresques dans le chœur de l’église. Ces fresques redécouvertes et restaurées, racontent l’histoire de l’Enfance du Christ. Le Christ en Majesté, entouré d’une mandorle, siège au milieu de ces scènes peintes, encadré par le tétramorphe et un cortège d’anges.

L’église est mutilée, elle a perdu l’absidiole du transept sud et les bas-côtés de la nef à une date indéterminée.

Fresques de Tavant, carte maximum, 1/03/1997.

La crypte, pourtant de la même époque que le reste du bâtiment, est construite après l’édification du chœur; elle est redécouverte vers 1862. Elle présente des fresques remarquables probablement jamais recouvertes, ayant fait l’objet de plusieurs restaurations au cours du XXe siècle afin de préserver ce patrimoine religieux d’une qualité exceptionnelle.

Henri Focillon signale, en 1938, dans son livre sur les Peintures murales des églises de France, la qualité de celles de Tavant et les considère comme étant l’un des chefs-d’œuvre de la peinture romane en France; André Malraux les inclut dans son Musée imaginaire.

L’édifice est classé au titre des monuments historiques le 7 mai 1908.

La Construction sur un plan de croix latine s’ouvre par un portail en plein cintre sans tympan à triple rouleau, décor de corde, pommes de pin et pointes de diamant, encadré par deux arcatures aveugles étroites sur une large façade occidentale.

La nef, primitivement à trois vaisseaux est entièrement voûtée en berceau sur cinq travées; les deux bas-côtés ont disparu à une date indéterminée, les ouvertures sur la nef et les arrachements des murs sont bien visibles, ils ont été remplacés par des contreforts puissants qui contrebutent la nef.

A la croisée du transept une coupole sur trompe à base carrée correspond au clocher roman arasé surmonté d’un clocher octogonal postérieur coiffé aujourd’hui d’ardoises, sa girouette représente une gabare.

Le chœur comporte une travée et une abside en cul de four; sa particularité est d’être surélevé, la base de ses colonnes n’est pas visible; leurs parties inférieures ont été dégagées récemment à l’occasion de la restauration de la crypte au niveau de la base de sa voûte faisant évoquer la postériorité de la construction de cette crypte.

La crypte qui occupe la surface du chœur, comporte trois travées et trois vaisseaux voûtés d’arêtes , les piliers engagés des côtés ne correspondent pas aux piliers du chœur dégagés à la restauration de la crypte dans laquelle ils descendent jusqu’au niveau de la base de la voûte à la hauteur du sol natif. Aucune trace de confession ou de martyrium n’est visible ou évoqué par les explorations faites lors de la restauration. Sa notoriété vient de la qualité et de l’originalité des fresques; un relevé de celles-ci est reproduit en grandeur nature en 1941 par Marthe Flandrin et Simone Flandrin-Latron et exposé à la cité de l’architecture et du patrimoine. La qualité d’exécution, le caractère en mouvement des personnages et certaines caractéristiques d’inspiration byzantine sont des sujets d’interrogations pour les chercheurs. La restauration d’avril 2012 effectuée par madame Reille-Taillefer sans repeint a permis de mieux connaître le bâti, d’assainir les supports et de raviver les couleurs.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

 

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