Les automobiles Alfa-Roméo.

Alfa Romeo est un constructeur automobile italien fondé le 24 juin 1910 à Milan, filiale du groupe Stellantis depuis janvier 2021 après avoir fait partie du groupe Fiat SpA et du groupe Fiat Chrysler Automobiles (FCA) de 2014 à 2021. Il était auparavant la propriété de l’État italien, à travers sa holding publique IRI, de 1933 à 1986.


La constitution de la société s’opère Strada al Portello, à Milan, dans une zone à l’époque champestre appelée Portello, où se trouvait une auberge fréquentée par les rares automobilistes du début du siècle. La marque A.L.F.A., acronyme de Anonima Lombarda Fabbrica Automobili, signifie « Société anonyme lombarde de constructions automobiles ». Ce nom est choisi, car il reprend la première lettre de l’alphabet grec et permet de souligner le début d’une nouvelle activité dans la construction automobile, celle des voitures à caractère sportif. La société est créée après la reprise par un groupe d’industriels lombards d’une petite structure présente dans la construction automobile, appartenant au Français Alexandre Darracq. Celui-ci avait tenté, sans résultat, une aventure industrielle dans le Royaume d’Italie.

Alfa Roméo, carte maximum, Hongrie.

Depuis son origine et son premier logo, l’entreprise veut rappeler ses liens avec sa ville d’origine : d’un côté le serpent des Visconti (le fameux biscione), de l’autre la croix rouge sur fond blanc, le symbole de la capitale lombarde, Milan. Les 250 salariés issus de la reprise de l’activité de Darracq sont tous intégrés dans la nouvelle entreprise qui s’est fixé l’objectif ambitieux de fabriquer 300 automobiles par an.

Les origines d’Alfa passent par un nom français dont les racines sont à Naples. L’entrepreneur français Alexandre Darracq, après avoir fabriqué des bicyclettes, se tourne vers la construction automobile avec la marque Darracq. En 1906, la Società Italiana Automobili Darracq est créée et son siège est basé à Naples. Son intention est d’assembler en Italie des modèles existants, afin de contourner les droits de douane. Un terrain est acheté à Naples, en vertu d’une fiscalité favorisant l’installation de nouvelles  entreprises dans la région, mais Darracq se rend vite compte que Naples est très éloignée de la France, ce qui pénalise le projet. En effet, les automobiles sont simplement montées avec des composants en provenance de France. Darracq se déplace au nord, faisant construire une usine moderne pour l’époque dans la zone du Portello, à la périphérie nord de Milan.

Les ventes sont très réduites et la production avance péniblement. En 1909, les associés italiens de la société prennent les choses en main, et embauchent Giuseppe Merosi pour concevoir des voitures nouvelles, correspondant mieux au marché italien. En 1910, l’A.L.F.A. est créée. À l’automne 1910, la production du premier modèle Alfa démarre, l’Alfa 24 HP (HorsePower), conçue par Giuseppe Merosi. Dès le début de l’année suivante, en 1911, des voitures dérivées des modèles de compétition voient le jour, à la Targa Florio. Ainsi dès ses débuts, ce constructeur s’est tourné délibérément vers la construction de voitures à caractère sportif.

Dans ce même temps, Nicola Romeo, ingénieur napolitain né à Sant’Antimo, crée la société Sas Ing. Nicola Romeo & C., dont le siège est à Milan, via Ruggero di Lauria, dans le quartier de Portello.

Deux modèles Alfa se placèrent aux première et seconde places de la course « Parma-Poggio di Berceto » de 1913.

En 1915, A.L.F.A. est mise en liquidation, l’entrée en guerre de l’Italie fermant le marché automobile, et la marque n’ayant pas les entrées nécessaires à obtenir des commandes militaires significatives. Seul un petit lot d’ambulances sera vendu par A.L.F.A à l’armée.

La Banca Italiana di Sconto voit la possibilité de reconvertir cette petite usine, la rachète et en confie la gestion à l’ingénieur Romeo, qui y démarre la fabrication d’obus d’artillerie, puis de compresseurs, lance-flammes et autre matériel militaire. Il agrandit considérablement les installations entre 1915 et 1918, avec des halls d’assemblage, des forges, des fonderies, etc.

Après la guerre, Nicola Romeo envisage surtout la construction ferroviaire, et avec ses profits de guerre rachète les Costruzioni Meccaniche di Saronno (locomotives), Officine Meridionali (wagons) à Naples et les Officine Meccaniche Tabanelli à Rome (trams).

Le retour à la construction automobile part de l’existence d’un stock de 105 voitures en attente d’assemblage depuis 1914. Ce sont ces voitures, désormais appelées 20-30 HP (HorsePower), qui les premières porteront le nom Alfa Romeo Milano.

Au cours de la décennie suivante, l’activité sportive du constructeur  milanais s’intensifie, notamment grâce à des pilotes comme Antonio Ascari, Giuseppe Campari et Enzo Ferrari.

En 1923, la marque lance le Quadrifoglio vert, le trèfle à quatre feuilles, typique encore aujourd’hui d’Alfa Romeo. C’est le symbole de toutes les activités sportives Alfa Romeo, mais il orne aussi les voitures les plus sportives.

Durant les années 1920, la société connaît quelques vicissitudes. À la suite de la faillite, en 1921, de la BIS qui finance la société, c’est un organisme gouvernemental (Consorzio per Sovvenzioni sui Valori Industriali) qui maintient en vie les nombreuses entreprises mises en difficulté.

Le fondateur, Nicola Romeo, est écarté de la société en 1928, alors que les branches ferroviaires ont déjà été scindées. À la fin des années 1920, la gestion de la société reste précaire, malgré les qualités sportives des voitures dessinées par Vittorio Jano. Celui-ci avait été embauché fin 1923 pour concevoir une voiture de course, la P2, qui remportera le premier championnat du monde en 1925 avec Gastone Brilli-Peri.

La notoriété acquise au niveau international, et la poursuite de victoires en compétition seront deux éléments décisifs pour que la société ne soit pas liquidée malgré les difficultés financières.

En 1929, un groupe de pilotes fortunés crée, à Modène, une écurie de course, autour de la figure d’Émilie Romagne Enzo Ferrari, alors concessionnaire Alfa Romeo dans cette ville. La Scuderia Ferrari fera donc courir préférentiellement des Alfa Romeo, et deviendra l’écurie de course officielle d’Alfa Romeo en 1933, quand l’usine se retirera des compétitions. Elle sera absorbée par Alfa Romeo en 1938, qui la transforme en Alfa Corse, avant qu’Enzo Ferrari ne reprenne son indépendance fin 1939.

La décennie qui précède la Seconde Guerre mondiale consolide la réputation mondiale d’Alfa Romeo, surtout grâce aux victoires en compétition avec ses pilotes : Giuseppe Campari, Tazio Nuvolari, Achille Varzi et Mario Borzacchini, mais aussi par ses productions de voitures de tourisme devenues des objets de culte. On remarque l’Alfa Romeo P3 dès 1930, parfois équipée de suspension avant Dubonnet, dont le huit cylindres en ligne était couplé à deux turbocompresseurs, pour une voiture ne dépassant pas les 700 kg.

Alfa Roméo, entier postal, Saint-Marin.

En 1933, l’État réorganise les entreprises dont il a dû assurer le soutien financier depuis les années 1920, et crée la holding d’État IRI.

Alfa Romeo est destiné à des productions d’utilité militaire ou publiques : des moteurs d’avions (activité commencée en 1918, puis reprise et développée au milieu des années 1920 avec principalement des moteurs construits sous licence), des autobus et des camions.

La participation officielle aux courses automobiles est abandonnée après une saison 1932 triomphale. Elle est reprise à partir ce moment-là par la Scuderia Ferrari qui représentera la marque en course, tant en catégorie sport, qu’en Grand Prix.

À la fin de la décennie, pour agrandir la construction de moteurs d’avions, la première usine de Pomigliano d’Arco près de Naples, est construite sous la direction de Ugo Gobbato.

La Seconde Guerre mondiale laisse de nombreuses marques dans les usines Alfa Romeo, dont l’importance militaire est considérée comme stratégique et, ainsi, fait l’objet de trois bombardements majeurs en 1943 et 1944, jusqu’à la destruction et la fermeture de l’usine de Portello en octobre 1944. Dès la fin de la guerre, tout est mis en œuvre pour reconstruire et reprendre les fabrications de camions et d’autobus dans un premier temps et même de cuisinières électriques pour occuper les ouvriers. La fabrication  d’automobiles est de nouveau opérationnelle quelque temps après.

Les années 1950 sont certainement les années les plus importantes dans l’histoire du constructeur qui lance deux modèles qui marqueront irrémédiablement son histoire : l’Alfa Romeo 1900 et l’Alfa Romeo Giulietta. Ce sont les premiers modèles fabriqués en série sur une chaîne de montage. Le premier de ces modèles fait d’Alfa Romeo un fournisseur de l’État italien avec l’adoption de l’Alfa 1900 par la Polizia pour qui Alfa Romeo construit la fameuse série des modèles Panthère. Ce sont aussi les premiers modèles caractérisés par la calandre dont la partie centrale en triangle arrondi sera désormais typique de toutes les Alfa-Romeo, à l’exception de certaines monoplaces de course.

En 1952, la fabrication d’un véhicule tout-terrain est lancée, mis en concurrence avec la Fiat Campagnola et baptisé Alfa Romeo AR51 Matta.

En 1952 également, cinq prototypes de barquettes deux places de course sont construits afin d’être étudiés en soufflerie, les Disco Volante, dont quatre subsistent encore aujourd’hui.

Alfa Romeo n’abandonne pas la compétition automobile pour autant et remporte les deux premiers championnats du monde de Formule 1 de 1950 et 1951 avec les pilotes Giuseppe Farina et Juan Manuel Fangio au volant des Alfa Romeo 158 et Alfa Romeo 159 (F1). En 1950, Alfa Romeo remporte six Grands Prix sur sept en imposant une domination sans égale et remporte le Titre pilotes avec trois de ses pilotes Giuseppe Farina, Juan Manuel Fangio et Luigi Fagioli aux trois premières places. Seul Alberto Ascari, sur une Ferrari, aura su parfois enrayer leur suprématie, en se classant néanmoins cinquième.

En février 1961, la 100 000e Giulietta est produite, une première pour la marque. L’année suivante, en 1962, sa remplaçante, l’Alfa Romeo Giulia est présentée au public. Elle a marqué également profondément l’histoire de la marque et est restée en production plus de 10 ans. En 1964, Alfa Romeo renoue avec une écurie de course et crée Autodelta, grâce à la ténacité de l’ingénieur Carlo Chiti.

La nouvelle usine implantée à Arese destinée à produire le modèle Giulia est inaugurée en 1963 et une étroite collaboration s’instaure avec les principaux carrossiers designers italiens : Zagato qui créera ses fameux Coupés, Pininfarina à qui l’on doit les spyder Duetto, et Bertone l’auteur de l’Alfa Romeo Montréal en 1970. En 1968, Alfa Romeo présente celle qui devait remplacer la Giulia, l’Alfa Romeo 1750.

Dans le domaine de la compétition, au cours des années 1970, Alfa Romeo se consacre dans la catégorie Sport Prototype avec le modèle 33, qui remporte les plus importantes courses d’endurance ainsi que des championnats Grand Tourisme. Les pilotes les plus connus qui ont remporté ces courses sont Andrea de Adamich, Nino Vaccarella et Ronnie Peterson.

L’année 1972 voit l’inauguration de la nouvelle usine de Pomigliano d’Arco qui fabrique la première petite Alfa, l’Alfasud, première traction avant de la marque avec un moteur de seulement 1 200 cm3. Elle est produite à plus d’un million d’exemplaires.

Les gros succès obtenus en compétition ne se reflètent pas sur les voitures de série en raison du premier choc pétrolier qui oriente la clientèle vers des voitures simples à bas prix et consommant peu. Tous les constructeurs mondiaux sont touchés. Malgré cette période peu propice aux nouveaux modèles sportifs, Alfa Romeo présente un de ses modèles phare en 1972, l’Alfa Romeo Alfetta.

Élégante et puissante, l’Alfetta propose une mécanique sophistiquée, mais très fiable avec une tenue de route sans faille. Le moteur, au début un 4-cylindres double arbre à cames en tête de 1 779 cm3, avec des soupapes au sodium, est alimenté par deux carburateurs double corps. Le châssis repose sur une suspension avant à quadrilatères et un pont De Dion à l’arrière. La transmission reprend le schéma Transaxle avec la boîte de vitesses et  l’embrayage accolés au pont arrière pour une répartition parfaite des masses. Les freins sont tous à disques et les freins arrière sont montés en sortie de différentiel pour réduire les masses en suspension. Le schéma mécanique de l’Alfetta est tellement raffiné techniquement qu’il est proposé sans changement pendant plus de 20 ans jusqu’à la fin de  fabrication de l’Alfa Romeo 75, en 1992.

La Giulietta reprend la base mécanique de l’Alfetta, mais en se positionnant un cran au-dessous. Après une gestation qui dure très longtemps, en 1979, l’Alfa 6 est lancée. Animée par un moteur de 2 492 cm3, elle reçoit un niveau d’équipement impressionnant. Dotée d’un confort de voiture de luxe et de grand standing, c’est un échec commercial, en raison d’une ligne vieillotte et du climat social de l’époque qui refuse les voitures de luxe imposantes et voyantes. Il faut néanmoins préciser que la voiture était prête à être lancée dix ans plus tôt, mais le contexte économique ne s’y prêtait pas, l’Italie connaissait l’« automne chaud » de 1969 (l’équivalent du Mai-68 français).

Malgré les succès des modèles comme l’Alfasud et l’Alfetta, la société ne jouit pas de ressources financières importantes. La direction de la société est remplacée et voit un nouveau gestionnaire prendre la tête de la marque en 1978, l’ingénieur Ettore Masaccesi.

Avec le modèle 177, Alfa Romeo participe au championnat du monde de Formula 1 saison 1979 avec son écurie Autodelta. La voiture sera alignée aux deux premiers Grands Prix de Belgique et de France puis est remplacée par la 179. Au cours des saisons suivantes, Alfa Romeo participe sous sa marque aux courses avec les 179, 182, 183T, 184T et 185T.

Le 9 octobre 1980, Alfa Romeo signe un accord de co-entreprise avec le japonais Nissan, ce qui donnera naissance à la société Alfa Romeo Nissan Automobili SpA. L’objectif pour le constructeur milanais est de créer rapidement et à bas coût une automobile du segment C capable de rivaliser avec la Volkswagen Golf, dominant le marché, ainsi qu’avec les Fiat Ritmo et Lancia Delta. De son côté, la firme nipponne ambitionne de pénétrer le marché européen en y écoulant l’un de ses modèles tout en contournant les quotas d’importation.

Ainsi, la stratégie des deux constructeurs sera de produire une version de la Nissan Cherry (ou Pulsar sur les marchés nord-américain et japonais) dotée des moteurs Boxer, de la boîte de vitesses et des suspensions de l’Alfasud. Elle sera alors vendue en Europe sous le nom d’Alfa Romeo Arna et au Japon sous celui de Nissan Cherry Milano.

Or, les difficultés techniques rencontrées lors de la greffe des éléments italiens sur la plateforme japonaise entraînent un sérieux retard de mise au point, décalant d’autant le lancement de la production. Pour éviter un arrêt total de l’usine de Pomigliano d’Arco construite spécifiquement pour l’Arna, Alfa Romeo décide alors de lancer et d’y produire un nouveau modèle basé sur les éléments techniques de l’Alfasud : ce sera l’Alfa Romeo 33.

Finalement, c’est en 1983, avec trois ans de retard sur le calendrier d’origine, que l’Arna sera présentée, soit la même année que l’Alfa Romeo 33, qui se pose comme la remplaçante de l’Alfasud.

Le modèle italo-japonais sera un échec commercial : les alfistes rejettent en masse ce véhicule aux lignes asiatiques datées, ne le considérant pas comme une vraie Alfa Romeo, et ce, malgré la présence des moteurs Boxer. Les caractéristiques de ces derniers ont d’ailleurs dû être revues à la baisse en raison d’un comportement routier très aléatoire du châssis.

De son côté, l’Alfa Romeo 33 lui oppose une concurrence directe avec des arguments plus à même de convaincre sa clientèle, notamment sur les volets du caractère et de la sportivité. Elle rencontrera un bien meilleur succès, aidée par ses versions 4×4 et break Giardinetta.

En 1984, la remplaçante des Alfetta et Alfa 6 apparaît, c’est l’Alfa Romeo 90, dessinée par Bertone.

Alfa Romeo revient en Formule 1 en 1980, mais le décès accidentel de son pilote Patrick Depailler durant des essais en Allemagne contrarie ses ambitions. Les pilotes Bruno Giacomelli et Andrea de Cesaris courent pour la marque, mais sans obtenir les résultats escomptés, Alfa Romeo abandonne alors la compétition comme écurie de course.

En 1985, la société fête ses 75 ans d’existence et à cette occasion, présente un nouveau modèle, l’Alfa Romeo 75. C’est un concentré d’Alfetta, de Giulietta et d’Alfa 90. L’Alfa 75 est le dernier modèle de la marque à propulsion. Adorée des vrais alfistes du monde entier, elle est souvent définie comme « la dernière véritable Alfa ».

En 1986, le constructeur Alfa Romeo est racheté à Finmeccanica par le groupe Fiat SpA qui l’attache à Lancia, pour créer la société Alfa-Lancia Industriale SpA.

Alfa roméo, carte maximum, Italie.

En 1987, Alfa Romeo présente un modèle qui sera fondamental pour la marque, l’Alfa Romeo 164, qui utilise le même châssis que les Fiat Croma, Lancia Thema et la Saab 90004. L’Alfa 164 se distingue de ses jumelles par une carrosserie spécifique signée Pininfarina. Ses moteurs sont des vrais moteurs essence Alfa 2,0 Twin Spark et 3,0 V6. On trouve aussi un nouveau moteur turbo-diesel 2,5 L révolutionnaire sur la 164 TD, qui sera la voiture diesel la plus rapide du monde, fabriqué par le constructeur italien de moteurs VM Motori.

En 1989, Alfa Romeo fabrique un coupé en série limitée qui surprend le monde de l’automobile, l’Alfa Romeo SZ ou ES-30 et plus tard l’Alfa Romeo RZ, la version spider. La ligne est très agressive et brutale, certains journalistes et pilotes la rebaptiseront le monstre, motorisé par le 3,0 L V6 12V de l’Alfa 75, poussé à 210 ch, ce qui lui permet d’atteindre 245 km/h.

Au début de la dernière décennie du XXe siècle, la marque lance deux modèles : l’Alfa Romeo 155, qui marque le passage définitif à la traction avant, et qui remplace l’Alfa 75, mais qui ne réussira jamais à la faire oublier et la gamme Alfa 145/146, qui remplace l’Alfa 33.

L’Alfa 145 est plus lourde et moins performante que sa devancière en raison des nouvelles normes qui font leur apparition. Elle est toutefois très appréciée, surtout dans sa 2e série, avec l’adoption des moteurs Twin Spark et des finitions plus cossues. La version berline à deux volumes et demi, l’Alfa 146 est également très appréciée. La première série de la gamme 145/146 est la dernière à utiliser les fameux moteurs boxer Alfa, développé pour l’Alfasud.

L’année 1997 est celle de la résurrection d’Alfa Romeo avec le lancement de l’Alfa 156. Les qualités de cette dernière se voient récompensées du titre de Voiture de l’année 1998 et le modèle va relancer la marque. Celui-ci hérite d’innovations majeures comme la boîte de vitesses selespeed, une boîte semi-automatique avec deux petites palettes derrière le volant pour passer les vitesses, comme sur une Formule 1 Ferrari, et d’un moteur diesel révolutionnaire avec l’utilisation d’une injection directe à rampe commune, breveté par Fiat et Magneti Marelli. Sa qualité de fabrication est sans reproche et peut concurrencer directement les voitures allemandes BMW et Mercedes. L’Alfa 156 fait désormais référence en matière de tenue de route et de technologie avancée pour ses motorisations et son comportement routier.

En 1998, la production de l’Alfa 164 s’arrête pour laisser la place au nouveau sommet de gamme, l’Alfa 166 qui reste en production jusqu’en décembre 2007. Les modèles sportifs Coupé et Spider ne sont pas oubliés avec les Alfa GTV et Spider.

Le département course d’Alfa Romeo, à la suite de l’absorption dans le groupe Fiat, se réserve le domaine des compétitions Grand Tourisme, avec les pilotes italiens Alessandro Nannini, Nicola Larini, Gabriele Tarquini et Fabrizio Giovanardi. L’Alfa 156 remporte cinq victoires consécutives au championnat ETCC qui mutera en WTCC, le titre constructeur et pilotes avec l’Alfa Romeo 156 Super 2000.

Le nouveau millénaire débute sous les meilleurs auspices pour Alfa Romeo. Le nouveau modèle de l’Alfa 147 remporte le titre de « Voiture de l’Année 2001 ». Cette même année, la version sportive de l’Alfa 156, la 156 GTA, est commercialisée, dont une série réservée aux compétitions.

En 2003, la seconde série de la grande routière l’Alfa 166 est présentée et concurrence les berlines allemandes, notamment Audi et BMW. Elle reste en fabrication jusqu’en décembre 2007. La même année, un coupé dérivé de l’Alfa 156 voit le jour : l’Alfa Romeo GT. Les Coupé GTV et Spider adoptent le nouveau moteur V6 3,2 L qui, en plus de leur excellente aérodynamique, en fait les routières Alfa Romeo les plus rapides, atteignant 255 km/h sans limiteur de vitesse ni correcteur de stabilité.

Au début de l’année 2005, Alfa présente la remplaçante de la 156. Elle sera lancée au Salon de Genève sous le nom de 159.

Comme pour la 156, la 159 sera produite en berline et en break. Son design dynamique et ses lignes fluides ne laissent personne indifférent et le succès commercial est notable. Aujourd’hui encore, la cote de la 159 se maintient sur le marché de l’occasion.

En fin d’année 2005, un nouveau coupé sportif est commercialisé : l’Alfa Romeo Brera, fruit d’une étude de style de Giorgetto Giugiaro, déjà auteur de la 159 dont elle dérive et de bien d’autres voitures. Présentée au Salon de Genève, elle remplace le Coupé GTV. En mars 2006, l’Alfa Romeo Spider (version spider de la Brera), dessinée par Pininfarina, est présentée au Salon de Genève.

En octobre 2007, la série limitée à 500 exemplaires de la super sportive Alfa Romeo 8C Competizione est commercialisée. Mue par un moteur V8 4,7 L d’origine Maserati développant 450 ch, propulsion, elle peut atteindre 292 km/h et effectue le 0 à 100 km/h en 4,2 s.

En juin 2008, Alfa Romeo présente sa petite dernière, le projet ZAR 955. Longtemps surnommée « Junior », elle se nomme en fait MiTo. MiTo signifie Mi pour Milano (Milan), sigle abrégé de la province, qui figure également sur les plaques d’immatriculation, là où elle a été conçue, et To pour Torino (Turin), là où elle est fabriquée, ou encore simplement parce qu’Alfa Romeo est un mythe et qu’il fallait le rappeler (Mito en italien signifiant « Mythe »). La MiTo est animée par une vaste gamme de moteurs allant d’un 1,4 MPI de 78 ch au 1,4 TB (MultiAir) TCT de 170 ch en passant par un diesel 1,6 JTD de 120 ch.

Source : Wikipédia.

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