Les appareils photographiques.

Un appareil photographique (couramment : appareil photo) est un objet permettant la capture de vues d’objets réels, en deux dimensions (photographie) ou en relief (stéréoscopie ou stéréophotographie).


Un appareil photographique se compose au moins d’une chambre noire, dispositif dont les principes sont connus au moins depuis l’Antiquité. Avec d’un côté une ouverture pour faire entrer la lumière émise par la scène à photographier et de l’autre une surface sensible pour enregistrer cette lumière.

Dans le cas le plus fréquent, un objectif est positionné au niveau de l’ouverture. Le plus souvent, il contient un diaphragme permettant de doser la quantité de lumière qui entre, ainsi que la profondeur de champ (ces deux aspects étant liés). Certains objectifs (des modèles simples pour amateurs ou les objectifs catadioptriques) utilisent des ouvertures fixes.

Il existe quelques appareils qui n’utilisent pas d’objectif : les sténopés. Seule une ouverture minuscule permet la formation d’une image relativement nette, ce qui empêche de faire entrer une forte quantité de lumière et aboutit donc à des temps de pose longs. D’où l’intérêt de l’objectif : faire entrer beaucoup plus de lumière (et obtenir une image plus nette).

La plupart du temps, un obturateur qui permet de contrôler le temps d’exposition de la surface sensible est installé. Certaines vieilles chambres s’en passent : l’opérateur (le photographe) enlève juste un bouchon devant l’objectif le temps de la pose – mais cela est valable surtout pour les longues poses, couramment employées aux débuts de la photographie, en accord avec la lenteur des émulsions d’alors.

Les surfaces sensibles utilisées procèdent de deux grandes familles : l’argentique et le numérique. Dans le premier cas, on utilise une émulsion de gélatine et de sels d’argent couchée sur une plaque de verre ou une pellicule, dans le deuxième un capteur (les images sont alors enregistrées sur un support électronique distinct du capteur, le plus souvent une carte mémoire).

Le système le plus simple et le plus ancien, généralement de moyen ou grand format. La visée se fait directement à travers l’objectif, sur un verre dépoli (où l’image est vue totalement inversée). Lors de la prise de vue, on remplace le dépoli par un plan-film ou un dos roll-film. Ce système offre, par différents mouvements des corps avant et arrière, de nombreuses possibilités de travail sur la profondeur de champ, la géométrie et la perspective. L’utilisation de dos numériques (dont la définition peut atteindre, en 2006, 88 millions de pixels) rend ce matériel tout à fait actuel, bien qu’onéreux.

Ce système est apparenté au reflex mono-objectif en ce que la visée se fait via l’objectif de prise de vues sur un verre dépoli. La différence réside en ce que dans un reflex le dépoli se trouve sur le dessus de la chambre et la lumière l’atteint après une réflexion (d’où le terme de reflex) sur un miroir. Ce miroir, basculant vers le haut pendant l’exposition (obturant par conséquent la visée pendant une fraction de seconde) permet à l’image d’être projetée sur la surface sensible pendant la prise de vue.

S’inspirant des chambres d’atelier, le soufflet du folding (pliant) relie le plan film à l’ensemble obturateur/objectif. Premier avantage, cette liaison souple autorise une mise au point plus aisée en jouant sur la distance entre le plan film et l’objectif. Autre avantage, le soufflet peut être totalement replié et venir se loger, avec l’obturateur et l’objectif, dans le corps du boîtier. La chambre noire de l’appareil étant ainsi escamotée, le gain de place est significatif et l’appareil replié peut tenir dans une poche. Ce type d’appareil subira des améliorations constantes jusqu’à la fin des années 1940. D’astucieux mécanismes de jambage permettront à l’ensemble des éléments de l’appareil (obturateur, objectif, soufflet, viseur à prisme) de se replier ou de se mettre en position automatiquement. Si les premiers foldings utilisaient des formats très divers (4,5 x 6 cm ; 6,5 x 11 cm ;…) l’apparition du format 620 puis 120 généralisèrent le format 6 x 9 cm pour ce type d’appareils. Ce format de négatif autorisait un tirage sur papier photographique sans agrandissement, par contact direct.

Il existe aussi, en dehors des appareils grand public, des chambres photographiques basées sur le même principe. Les plus connues ont été fabriquées par Linhof mais de nombreux constructeurs ont fabriqué ce type d’appareil.

Appareils reflex bi-objectifs :

Ce sont des appareils de petit ou – plus souvent – moyen format. La visée se fait à travers un deuxième objectif couvrant le même champ que l’objectif de prise de vue. Ce deuxième objectif projette l’image vers un verre dépoli après réflexion sur un miroir, d’où à nouveau le terme de reflex. La mise au point se fait par déplacement de la platine avant qui supporte les deux objectifs. Ainsi, la netteté peut être contrôlée sur le dépoli. Les objectifs peuvent être fixes ou interchangeables, mais dans ce dernier cas c’est toute la platine avant qui est l’élément interchangeable.

Appareil photo numérique compact :

Appareil numérique à visée électronique directe (sans oculaire) sur afficheur LCD et objectif fixe. Les compacts numériques sont souvent des appareils économiques, de petite taille, très automatisés et munis d’un petit capteur. Il en existe cependant des haut de gamme équipés d’un grand capteur. Certains possèdent, comme leurs homologues argentiques, un viseur optique indépendant du système de prise de vues.

Appareil bridge :

Appareil numérique à visée électronique indirecte et objectif fixe. Le bridge se distingue du compact numérique par l’utilisation d’un viseur électronique. Il possède donc un oculaire qui procure une visée plus confortable et une image grossie. Ces appareils (en argentique comme en numérique) font, littéralement, le pont (bridge en anglais) entre les compacts et les reflex. Ils sont techniquement plus avancés que les compacts (modes priorité vitesse/ouverture, utilisation manuelle possible, objectifs de meilleure qualité, etc.) mais possèdent un objectif qui ne peut pas être changé. Ils ont eu un petit succès en argentique au milieu des années 1990. Ils ont fait leur retour avec le numérique. Dans ce cas, la critique vient souvent du fait que l’image n’est jamais observée via un viseur optique, mais via un écran LCD, même dans le viseur.

Appareil hybride :

Appareil numérique à visée électronique et objectif interchangeable. Les hybrides sont aussi parfois appelés COI, compact à objectif interchangeable. Ils sont équipés de capteurs de grande taille, sauf pour les Pentax Q. La visée peut se faire directement sur l’écran LCD ou via un viseur électronique. L’absence de miroir leur permet d’être bien plus petits que les reflex à taille de capteur égale. Panasonic a inauguré cette nouvelle catégorie avec DMC-G1, de format Micro 4/3.

Appareil reflex numérique :

Appareil numérique à grand capteur, visée optique (reflex) et objectif interchangeable. Les appareils reflex numériques allient les propriétés des appareils reflex classiques (interchangeabilité des objectifs) et de la technologie numérique qui capte la lumière sur un support de type électronique. La visée s’effectue par l’objectif grâce à un prisme et un miroir.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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