Leonardo Torres Quevedo, ingénieur, mathématicien, physicien et inventeur.

Leonardo Torres Quevedo, parfois écrit Leonardo Torres y Quevedo, (né le dans le village de Santa Cruz de Iguña, en Cantabrie et mort le 18 décembre 1936 à Madrid), est un ingénieur des travaux publics, mathématicien, physicien et inventeur espagnol de la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Membre de l’Académie royale des sciences d’Espagne dès 1901, il en devient président en 1928, il était aussi un membre correspondant de l’Institut de France.

Torres fut le premier à utiliser des relais électromécaniques pour implémenter les fonctions arithmétiques d’une machine à calculer. Il montra que tous les éléments mécaniques de la machine analytique de Charles Babbage pouvait être remplacés par des éléments électriques construit avec des relais. Il en fit la démonstration en construisant deux machines analytiques extrêmement limitées mais fonctionnelles, une en 1914 et une en 1920.

Il inventa le premier automate joueur d’échecs et créa ainsi le premier jeu électronique.

Il inventa un dirigeable qui fut utilisé durant la Première Guerre mondiale, un téléphérique pour les chutes du Niagara qui est encore en service de nos jours et, avec Nikola Tesla, il fut un pionnier dans l’invention des télécommandes.


Leonardo Torres Quevedo est le fils de Luis Torres y Vildosola Urquijo, un ingénieur des chemins de fer espagnol et du génie civil de Bilbao, et de Valentina de Quevedo y Maza.

Il a fait ses études secondaires à Bilbao, et se rendit ensuite à Paris, où il étudia pendant deux ans au collège des frères de la Doctrine Chrétienne (1868 et 1869).

En 1870, il revient en Espagne, et rejoint sa famille qui s’est installée à Madrid. Il commença des études à l’École officielle de génie civil. En 1873, il interrompit temporairement ses études, pour se porter volontaire à la défense de Bilbao, assiégée par les troupes carlistes au cours de la Troisième Guerre carliste. Une fois la levée du siège de Bilbao, le 2 mai 1874, il reprit ses études et les termina en 1876.

Il a commencé sa carrière dans l’entreprise de chemin de fer dans laquelle exerçait son père et avec lequel il collabora. Mais bientôt, il se lance dans un long voyage en Europe pour constater de visu, les progrès scientifiques et techniques, en particulier dans le domaine émergent de l’électricité. De retour en Espagne, il s’installe à Santander où il commença une activité de recherche et d’étude.

Le 16 avril 1885, il épousa Luz Polanco y Navarro, et ils eurent huit enfants (Leonard et Julia, morts jeunes, Luz, Valentina, Luisa, Gonzalo, Leonardo et Fernando).

En 1887, il travailla sur la réalisation de son premier ferries, qu’il présenta en 1890 en Suisse, mais son projet ne fut pas retenu.

En 1889, il s’installa à Madrid, en prenant part à la vie sociale, littéraire et scientifique. Il présenta un Rapport sur les machines algébriques à l’Académie royale des sciences exactes, physiques et naturelles de Madrid.

En 1893, il publia son premier article scientifique sur les résultats de l’ensemble de ses recherches.

En 1895, il présenta un rapport Sur les machines algébriques lors d’une conférence à Bordeaux.

En 1900, il présenta un autre rapport sur les “Machines à calculer” à l’Académie des sciences à Paris.

En 1901, il créa le Laboratoire de mécanique appliquée à l’université de Madrid, dont il devint le responsable. Ce laboratoire élabora des instruments scientifiques. Cette même année, il entra à l’Académie royale des sciences exactes, physiques et naturelles espagnole. Il en devint le président en 1910.

En 1902, il a présenté un rapport préliminaire sur la technologie des dirigeables à l’Académie des sciences de Madrid, et déposa à Paris, en 1903 le brevet de Telekino.

En 1910, il se rendit en Argentine pour participer au Congrès américain international et proposer la mise en place d’une biographie scientifique et technologique.

En 1920, il entre à l’Académie royale espagnole et la même année devient membre de l’Académie des sciences à Paris. Il est également président de la Société espagnole de mathématiques.

En 1922, il est fait docteur honoris causa de l’université de La Sorbonne.

Il était un ardent défenseur de la langue internationale espéranto, qu’il a soutenue, entre autres, au sein du Comité sur la coopération culturelle de la Société des Nations.

Il mourut à Madrid en pleine guerre civile espagnole, le 18 décembre 1936, à dix jours de ses 84 ans.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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