L’école supérieure d’électricité (Supélec).

L’École supérieure d’électricité, connue sous le nom Supélec, était une école d’ingénieur française fondée en 1894 par Eleuthère Mascart, physicien et secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences. Elle était l’une des écoles d’ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d’ingénieur.

Entrant en vigueur le 1er janvier 2015, le décret no 2014-1679 a créé le grand établissement CentraleSupélec, regroupant les activités des deux écoles : École centrale Paris et Supélec, qui ont été respectivement dissoutes.

École généraliste, l’École supérieure d’électricité était l’une des écoles les plus prestigieuses de France, particulièrement reconnue dans les domaines de l’Énergie, des Sciences de l’Information et des Systèmes. Les anciens élèves étaient appelés “Les Supélec”.

Depuis la fondation de Supélec en 1894, de nombreux scientifiques, industriels et politiciens de renom y avaient étudié. L’école formait environ 500 ingénieurs et plusieurs dizaines de docteurs par an. Les élèves de Supélec étaient recrutés essentiellement par un concours d’admission en sortie de classes préparatoires mais également en admission parallèle pour les universitaires. À l’origine située à Paris, Supélec s’était réorganisée au fil du temps et possédait trois campus, à Gif-sur-Yvette, Metz et Rennes. Supélec possédait de nombreux partenariats avec de prestigieux instituts de recherche et d’enseignement supérieurs en France et dans le monde ; en particulier avec l’École Centrale Paris, ESCP-Europe et l’université américaine GeorgiaTech.


Ecole supérieure d’électricité, carte maximum, Gif-sur-Yvette, 11/03/1995.

L’École supérieure d’électricité a été fondée en 1894 par Éleuthère Mascart et la Société internationale des électriciens, actuellement Société des électriciens et des électroniciens (SEE). Il s’agissait alors de former les ingénieurs pour l’industrie électrique en plein développement. À l’occasion de l’ouverture de la nouvelle section de la Radiotélégraphie à l’École supérieure d’électricité, en février 1912, le physicien Paul Janet prononce un discours sur le rapport de Charles d’Almeïda relatif à sa mission pour le Gouvernement de la Défense Nationale dont l’objet était d’établir des communications entre la Province et Paris au cours de la Guerre de 1870-1871.

Elle ne devient l’Association Supélec qu’en 1987. Les quatre membres fondateurs de cette association sont la Société des électriciens et des électroniciens (SEE), la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC), le groupe Électricité de France (EDF) ainsi que la Société des ingénieurs Supélec (renommée Amicale des ingénieurs Supélec en 1995).

À sa création, l’école était installée 12 rue de Staël, dans le 15e arrondissement de Paris, derrière le lycée Buffon, dans un bâtiment aujourd’hui disparu.

Elle déménage en 1927 à Malakoff, près de la porte de Vanves (locaux aujourd’hui occupés par l’Unité de formation et de recherche de droit de l’université Paris Descartes), puis, en 1975, à Gif-sur-Yvette, sur le plateau de Moulon, à la limite Sud du plateau de Saclay, près d’Orsay. Ce campus a été inauguré par le président de la République d’alors, Valéry Giscard d’Estaing.

Depuis, l’école a ouvert deux campus supplémentaires, à Rennes en 1972, puis à Metz en 1985. Tous les bâtiments principaux des campus de Supélec partagent la même architecture typique : des bâtiments de grande envergure à rayures horizontales blanches et noires.

Supélec est donc installée sur trois sites : Gif-sur-Yvette, Metz et Rennes. Chaque campus accueille à la fois les bâtiments d’enseignement et les résidences des élèves.

Régulièrement, l’école accueille des personnalités qui viennent faire des conférences sur la recherche et plus généralement les grands thèmes de société. Ainsi le candidat Nicolas Sarkozy est-il venu annoncer à Supélec son programme pour l’enseignement supérieur et la recherche le 18 janvier 2007. Il y est revenu en tant que président de la République pour présenter ses vœux au monde de l’éducation et de la recherche le 11 janvier 2010. En octobre 2013, dans le cadre d’une visite sur le plateau de Saclay, Jean-Marc Ayrault y a prononcé une allocution sur le projet Paris-Saclay.

Début 2015, l’école est dissoute, absorbée par un nouvel EPSCP : CentraleSupélec.

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Sources: Wikipédia, YouTube.

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