Le volcan Chimborazo (Equateur).

Le Chimborazo est un volcan d’Équateur culminant à 6 263 m d’altitude et situé près de Riobamba, à environ 180 km au sud de Quito. C’est le sommet le plus haut des Andes équatoriennes, qui domine une région de 50 000 km2, sa base faisant 20 km de diamètre.

Il est surnommé Taita Chimborazo, c’est-à-dire Papa Chimborazo, la mère associée étant Mama Tungurahua.


Le Chimborazo peut être défini comme le plus haut sommet du monde, en le considérant comme le sommet le plus éloigné du centre de la Terre. En effet, la Terre a une forme d’ellipsoïde, dont le rayon est environ 21 km plus important à l’équateur qu’aux pôles, et le Chimborazo est proche de cet équateur, plus que les sommets de l’Himalaya. Le sommet du Chimborazo est donc aussi le point de la surface de la Terre dont la distance minimale au Soleil au cours d’une année est la plus petite. Selon les mesures effectuées par une mission franco-équatorienne de l’Institut de recherche pour le développement, le sommet du Chimborazo se trouve à 6 384,416 kilomètres du centre de la Terre (l’Everest en est distant de 6 382,605 kilomètres).

Le glacier du Chimborazo est la source d’approvisionnement en eau des habitants des cantons de Bolivar et de Chimborazo, tous deux en Équateur. La capitale du canton de Bolivar, Guaranda (25 000 habitants) est approvisionnée par vertientes dans le haut páramo (plateau aride andin au-dessus de 4 000 m) situé à 25 km de la ville. À l’été 2005,  l’approvisionnement en eau de la ville a subi plusieurs crises, probablement dues à la rapide disparition de la couverture glaciaire du Chimborazo. Selon des chercheurs français, les hauts glaciers andins fondent à une vitesse accélérée et beaucoup devraient disparaître dans les prochaines décennies. C’est pourquoi les villes de Quito, Lima, La Paz et d’autres, dont  l’alimentation en eau dépend de ressources glaciaires, devront affronter d’importantes pénuries d’eau dans un avenir proche sous l’effet de l’accélération du dérèglement climatique.

Charles Marie de La Condamine conduit la première reconnaissance en 1736, durant une campagne pour mesurer la longueur d’un arc de méridien d’un degré à proximité de l’équateur. Il atteint l’altitude de 4 755 mètres. Le 23 juin 1802, le géographe scientifique allemand Alexander von Humboldt et le botaniste français Aimé Bonpland accompagnés d’un porteur et de Carlos Montufar, tentèrent de gravir ce volcan, qui était alors considéré comme le plus haut sommet du monde. Mais ils durent rebrousser chemin à 5 920 m en raison d’une blessure au pied d’Humboldt et des conditions extrêmes qui épuisèrent le groupe. Les deux scientifiques eurent le temps de mesurer l’altitude et la composition de l’air. Simón Bolívar tente l’ascension en 1822 suivi de Jean-Baptiste Boussingault en 1831. C’est donc à Edward Whymper et aux frères Louis et Jean-Antoine Carrel que revint en 1880 l’honneur d’être les premiers occidentaux à atteindre le sommet. Beaucoup de personnes doutaient de cet exploit et Whymper gravit une nouvelle fois le Chimborazo la même année, en compagnie des Équatoriens David Beltrán et Francisco Campaña.

Sa dernière éruption date d’environ 550 (avec une marge d’erreur de plus ou moins 150 ans). De nos jours, il est considéré comme représentant un risque minime d’éruption.

Source : Wikipédia.

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